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Découverte d’armes chez un vice-président du PDCI

Découverte d’armes chez un vice-président du PDCI

Arrestation de Mangoua Jacques – élu l’année dernière président du conseil régional du Gbeke, Mangoua Jacques a été mis aux arrêts il y’a quelques jours, après la découverte d’armes et de munitions à son domicile de N’guessankro, son village natal. Le procureur de Bouaké, en charge de l’affaire, a confirmé la découverte d’armes au domicile de l’élu PDCI. A en croire les explications fournies par son parti, l’élu serait victime d’une machination, puisque le président du Conseil régional se serait lui-même rendu à la gendarmerie pour porter plainte avec cette découverte macabre à son domicile. Dans une déclaration officielle, le Pdci Rda a condamné l’interpellation du président du conseil régional du Gbeke, appelant à approfondir les enquêtes afin que les véritables responsables soient interpellés.

Le placement en garde à vue de Jacques Mangoua, Vice-président du PDCI RDA, a été confirmé par le Procureur de Bouaké. Elu président du conseil régional du Gbeke l’année dernière, le cadre proche d’Henri Konan Bédié a été interpellé samedi suite à la découverte d’armes à son domicile. Son interpellation a suscité de nombreuses interrogations au sein de sa formation politique, d’autant plus que ce serait l’élu lui-même qui aurait saisi en premier lieu la gendarmerie pour une plainte après avoir été alerté par son concierge de la présence d’armes à sa résidence située à N’guessankro, son village natal. L’enquête suit toujours son cours pour en savoir davantage sur cette affaire.

Vice-président du Pdci et considéré comme un important soutien d’Henri Konan Bédié, Jacques Mangoua est depuis le samedi 28 septembre, en garde à vue. Des armes et munitions ont été découvertes au domicile du conseil régional du Gbeke. Selon la version des faits rapportés par son parti et ses proches, c’est le concierge du domicile qui a découvert les armes au domicile de l’élu, avant d’alerter le village et aussi la gendarmerie : «Il a averti le chef du village, qui a averti le président, et ils ont appelé la gendarmerie. Les gendarmes ont fait le constat et ont même trouvé des traces d’effraction sur une clôture », explique Moïse Amani, l’un des proches collaborateurs de Mangoua Jacques, avant de poursuivre : «Il y avait 40 machettes et des munitions de calibre 12 et de kalachnikov. Le président a porté plainte vendredi. Il a été convoqué samedi à 15 heures à Bouaké. Il s’est rendu au Palais de justice. On lui a demandé de se rendre à la gendarmerie où il a été mis en garde à vue». S’il s’est rendu de son plein gré à la gendarmerie pour une plainte, l’élu a été placé en garde à vue, une situation que déplore son parti politique. Dans un communiqué, le Pdci Rda a appelé à la remise en liberté de Mangoua Jacques. Son parti invite également à approfondir les enquêtes pour que les vrais responsables de cette affaire soient interpellés, puisque l’élu aurait reçu des menaces, quelques jours avant la découverte de ces armes à son domicile : «Auparavant Monsieur Mangoua Jacques a été l’objet de plusieurs menaces dont la dernière par SMS, en date du 07 septembre 2019, est libellée comme suit : ‘‘Monsieur Mangoua , malgré tout ce que nous avons dit, vous refusez de nous payer alors que notre argent est dans le budget actuel. Et même, au cours de la réunion du vendredi dernier au Ranhôtel, malgré nos explications, vous dites que vous ne pouvez pas payer tous les entrepreneurs. Attendez de voir ce qui va vous arriver dans ces jours-ci».

Une poursuite de l’enquête

Dans son communiqué, le Pdci exige «La poursuite des enquêtes pour démasquer les vrais auteurs qui cherchent à ternir l’image du Pdci Rda et celle de Monsieur Mangoua Jacques, Vice-Président du Pdci Rda par ailleurs Président du Conseil Régional de Gbêkè.  Les Délégués, Elus et Cadres Pdci Rda de la Région de Gbêkè demandent et encouragent le gouvernement à poursuivre et à intensifier la lutte contre la prolifération des armes légères sans laquelle de telles mises en scène pourraient prospérer».

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