Accueil ACTUALITÉ Tiémoko Assalé se prononce sur l’affaire Jacques Mangoua

Tiémoko Assalé se prononce sur l’affaire Jacques Mangoua

Procès de Mangoua Jacques – Le Vice-Président du pdci Rda a été entendu jeudi dans le cadre de l’enquête sur les armes et munitions de guerre découvertes à son domicile la semaine dernière. Placé en détention provisoire pour n’avoir pas été en mesure de justifier son innocence dans cette affaire, le président du conseil régional a été présenté devant le juge le 3 octobre au tribunal de première instance de la ville de Bouaké qui était en ébullition le jour du jugement du cadre Pdci. 5 ans de prison pour le vice-président du parti d’Henri Konan Bédié pour détention illégale d’armes de guerre à son domicile, un verdict qui a suscité de nombreuses réactions dont celle du maire Tiémoko Assalé Antoine de la commune de Tiassalé.

Le verdict n’aura pas mis longtemps à tomber dans l’affaire opposant Jacques Mangoua à la justice ivoirienne. Placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Bouaké, le vice-président du Pdci Rda a été conduit jeudi devant les juges pour la première audience de son procès. Après la découverte de munitions de guerres à son domicile, le cadre du parti de Bédié était soupçonné de détention illégale d’armes et munitions de guerre à sa résidence, sans autorisation administrative. Après le réquisitoire du Procureur, le tribunal de première instance de Bouaké a décidé de condamner l’élu à cinq ans de prison ferme assorti d’une amende de 5 millions. Mangoua Jacques sera aussi privé de ses droits pour une période de cinq ans.

Le verdict des juges dans le procès de Jacques Mangoua alimente toujours la polémique. Après la découverte d’armes à son domicile, le président du Conseil régional du Gbeke s’était rendu à la gendarmerie pour une plainte. Après audition, il sera placé en garde à vue avant d’être transféré à la Maison d’arrêt de Bouaké, dans l’attente de son jugement qui a eu lieu le jeudi 3 octobre. Une seule audience aura suffi aux juges pour prendre leur décision dans l’affaire opposant le cadre Pdci à la justice ivoirienne. A la lecture du verdict qui est tombé en fin d’après-midi, Mangoua Jacques a été condamné à cinq ans de prison ferme. Le maire de Tiassalé n’aura pas mis longtemps à réagir à la sentence infligée au président du conseil régional du Gbeke : «Ainsi donc, en deux temps trois arrogance, notre service public de la justice, a, en quasiment 72 heures, arrêté, écroué, jugé et condamné à 5 ans de prison ferme, le président du Conseil régional du Gbeke, Jacques Mangoua, pour “détention” illégale d’armes de guerre” et autres infractions… Le président Mangoua Jacques a été lourdement condamné, ce qui suppose que le procureur a pu établir un lien direct et non supposé, entre la présence des armes en question à son domicile et sa personne. Et c’est ce qui, sans doute, aurait justifié le choix de la procédure de flagrant délit… Or le flagrant délit suppose que l’auteur supposé de l’infraction alléguée ait été pris sur les faits, au moment même de la commission de l’infraction ou que, ayant commis l’infraction, il ait été débusqué par la clameur publique dans un temps très voisin de l’instant de cette commission.». Le maire de Tiassalé va plus loin dans son analyse en dénonçant la précipitation avec laquelle l’enquête sur cette affaire d’armes découvertes au domicile de l’élu a été résolue.

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Un verdict tombé trop vite ?

«Et au lieu de retenir le flagrant délit pour faire du buzz et impressionner on ne sait qui, il aurait dû ouvrir une enquête sérieuse, investiguer pour comprendre l’environnement qui a présidé à l’arrivée de ces armes dans ce domicile. Et cela pouvait se faire en toute sérénité, sans condamner en 72 heures, un homme d’affaire qui emploie des centaines d’Ivoiriens, qui est le président élu d’un conseil régional et qui, par conséquent, offre toutes les garanties de représentation…et qu’on pouvait à tous moments avoir sous mains de justice.», explique le maire de Tiassalé. Le Pdci a demandé la libération immédiate de son vice-président.

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