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Depuis une destination inconnue, Guillaume Soro parle enfin

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Mandat d’arrêt international – Attendu dans la capitale ivoirienne pour le lundi, l’ancien chef du parlement ivoirienne foulera pas le sol ivoirien comme annoncé. Son avion, censé atterrir au Ghana dans la journée du 23 décembre, prendra une autre destination, quelques heures avant que le Procureur de la République ne confirme le mandat d’arrêt émis contre Guillaume Soro.

Où se trouve actuellement Guillaume Soro ? C’est en tout cas la question se posent de nombreux ivoiriens, notamment ses partisans qui s’étaient mobilisés pour lui réserver un accueil des plus chaleureux le lundi 23 décembre. Mais l’avion dans lequel se trouvait l’ancien chef du parlement ivoirien prendra une autre destination, contre toute attente. Dans la soirée, le Procureur de la République reviendra sur quelques motifs qui pourraient expliquer ce volte-face de dernière minute du candidat déclaré à la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire. Selon les informations transmises par Adou Richard, un mandat d’arrêt international a été émis contre l’ancien chef du parlement ivoirien pour atteinte à l’autorité de l’Etat et à l’intégrité du territoire national. L’ancien président de l’Assemblée Nationale est aussi soupçonné de détournement et de blanchiment d’argent portant sur la somme de plus d’un milliard de francs Cfa. Sur les réseaux sociaux, Guillaume Soro s’est exprimé pour la toute première fois sur son retour avorté à Abidjan et le mandat d’arrêt international dont il fait l’objet depuis quelques jours.

Guillaume Soro a dénoncé ce mardi la violence avec laquelle ses partisans ont été repoussés devant sa résidence lundi 23 décembre : «La brutalité de la répression qui s’est abattue sur les adhérents de GPS et de tous les Partis politiques et mouvements politiques proches ainsi que des citoyens innocents est inacceptable». Depuis une destination inconnue l’ancien chef du parlement ivoirien a évoqué les véritables raisons du mandat d’arrêt émis contre lui : «Déjà en Septembre 2019 suite aux révélations d’un sondage qui établissait mon avance en cas de la tenue l’élection présidentielle la décision avait été prise de m’écarter de la course. En réalité, tout ce dilatoire est la résultante de la décision de M. Ouattara de faire un 3e mandat. Et se prévaudrait du soutien de la France. Pour autant nous ne l’accepterons pas.  Pour revenir à la sinistre journée du 23 décembre 2019, Il est à noter que nous avons tenu à ce que notre retour au pays natal se fasse dans le strict respect des lois. L’autorisation d’atterrissage a été dûment obtenue. Rien ne s’opposait donc à ce voyage du citoyen-candidat déclaré à la présidentielle…Le forfait après le crime, aux dernières heures j’apprends que je suis l’objet d’un mandat d’arrêt international. Qui aurait cru cela possible de l’homme providentiel venu du FMI, Moi le dernier».

Guillaume Soro interdit d’atterrir à Accra

Après le détournement de son avion, l’ancien président de l’Assemblée Nationale était annoncé à Accra. Mais son avion atterrira finalement dans une autre destination :  «M. Soro nous venons de recevoir une alerte grave de sécurité sur l’aéroport d’Abidjan notre avion pourrait faire l’objet d’un assaut. » Je n’en crois pas mes oreilles. Que se passe t’il ? Pour m’arrêter on a point besoin d’un assaut. Me Affoussy Bamba Lamine est là pour les formalités. Le commandant de bord toujours à cran me dit: « M. Soro nous ne pouvons plus rallier Paris. Il nous faut absolument atterrir soit à Niamey soit à Accra. Il n’y a pas d’autres options.» Je lui demande un temps de réflexion. Le commandant de bord revient plus affolé que jamais. Il semble que l’assaut se confirmerait. Et il décide d’enclencher un atterrissage d’urgence sur l’aéroport d’Accra.  Nous voici donc sur la terre Africaine du Ghana. La décision est toute prise; nous débarquerons sur Accra pour continuer notre périple s’il le faut. Le commandant de bord serait j’imagine très heureux de larguer là, ces passagers devenus forts encombrants. Je lui demande de contacter les autorités Ghanéennes pour notre débarquement. Niet! La terre africaine du Ghana de Nkrumah nous est interdite à la demande du Président Ouattara.», révèle l’ancien chef du parlement ivoirien.

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