Accueil ACTUALITÉ Décès de Wattao : pluie d’hommage à l’ex-comzone

Décès de Wattao : pluie d’hommage à l’ex-comzone

Mort de Ouattara Issiaka – Ancien responsable des forces nouvelles ivoiriennes, le commandant Wattao, connu à l’état civil sous le nom de Ouattara Issiaka, est décédé dans la nuit du dimanche au lundi 6 janvier 2020. Pour l’heure, les informations concernant les causes du décès n’ont pas encore été officiellement annoncées. Mais certaines sources révèlent que l’ancien commandant des forces nouvelles est décédé d’un diabète de niveau 7.

Le décès du commandant Wattao ce lundi 6 janvier est une énorme perte pour l’armée ivoirienne. Ancien responsable des forces nouvelles de Côte d’Ivoire, il avait été propulsé au grade de colonel sous l’ère du président Ouattara. Connu comme un mécène dans l’univers culturel ivoirien, les apparitions du commandant Wattao se sont raréfiées ces derniers mois. Annoncé plusieurs fois pour mort, l’ancien comzone avait toujours démenti ces fausses nouvelles concernant sa disparition. Il y’a quelques semaines, son voyage aux Etats-Unis relançait encore la polémique sur son état de santé. Plusieurs sources révélaient que l’ancien commandant des forces nouvelles s’était rendu d’urgence aux USA, car fragilisé par un diabète de niveau 7. Mais à en croire certains médias de l’opposition ivoirienne, la cause réelle du décès de Ouattara Issiaka serait un empoisonnement. En attendant les informations officielles sur les causes de la disparition du gradé de l’armée, les ivoiriens continuent de rendre hommage à l’ancien comzone qui a été l’un des maillons forts de la rébellion ivoirienne.

Le décès de Ouattara Issiaka, ancien commandant des forces Nouvelles, fait le tour des réseaux sociaux depuis des heures. La disparition de Ouattara Issiaka a été confirmée ce lundi par plusieurs proches et membres de sa famille. «L’ancien commandant de la Garde républicaine avait été évacué aux États-Unis le 13 décembre 2019, accompagné de plusieurs membres de sa famille. Il souffrait d’un diabète avancé, détecté très tardivement, et était soigné dans un établissement spécialisé de New York. C’est dans cette ville qu’il est décédé dimanche 5 janvier en début de soirée, a appris Jeune Afrique de sources sécuritaires. Fin décembre, la rumeur de sa mort avait déjà enflammé la toile ivoirienne.», révèle le média Jeune Afrique dans ses colonnes. Ce lundi, une pluie d’hommages a été rendu à l’ancien commandant des forces nouvelles : «C’est avec une grande émotion que j’ai appris ce matin, le décès du Colonel-Major Issiaka OUATTARA dit WATTAO. Je présente mes sincères condoléances à sa famille et les assure de ma profonde sympathie.», rapportait ce lundi 6 janvier 2020 le ministre Alain Richard Donwahi. Le contre-amiral Ange Kessi a également salué la mémoire du colonel Outtara Issiaka : «J’ai appris avec une profonde tristesse que le Colonel-major Issiaka Ouattara dit Wattao est décédé dimanche 5 janvier 2020 à New York où il était soigné depuis plusieurs semaines. Cette terrible nouvelle endeuille nos armées et la Cote d’Ivoire toute entière. Je tiens à assurer dans ce genre de situation au Chef de l’État, Chef Suprême des Armées, au Premier ministre, au Ministre d’État, Ministre de la défense, au Chef d’état-major général des Armées ainsi qu’à sa famille nos sincères condoléances». Très actif sur l’actualité ivoirienne, le journaliste Saïd Penda n’a pas manqué de réagir à la disparition du colonel, qui a été l’un des acteurs majeurs de la rébellion ivoirienne déclenchée en 2002.

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L’hommage élogieux de Saïd Penda

«Pourtant, tous ceux qui ont côtoyé Wattao s’accordent sur une chose : derrière la carapace se cachait un homme au grand cœur, un non-violent à la joie de vivre contagieuse. Rien à voir avec un seigneur de guerre avide de sang. Au moment où certains politicards usurpent aujourd’hui la paternité de la rébellion libératrice dont vous avez été un des piliers et réclament à la patrie ciel et terre pour de prétendus « services rendus à la nation » alors qu’ils se sont plus servis qu’ils n’ont servi, vous avez -comme tous les autres commandants de l’ex-rébellion- intégré les rangs de la nouvelle armée sans rien demander en retour, convaincus de ce que vous n’aviez fait que votre devoir de soldats.», a indiqué le journaliste africain.

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