Côte d’Ivoire : trois partisans de Guillaume Soro enlevés (Touré Moussa)

Affaire Guillaume Soro – Frappé par un mandat d’arrêt international, l’ancien premier ministre ivoirien est actuellement en France où il prépare la riposte au régime actuel qui l’accuse de tentative de déstabilisation. En marge de la journée du 23 décembre dernier, nombre de ses partisans ont été interpellés par les forces de l’ordre, une quinzaine de pro-Soro selon les premiers chiffres. Dans un communiqué dévoilé mardi soir, le responsable de communication de l’ex-Pan annonce l’enlèvement de trois partisans pour une destination inconnue.

Nouveau rebondissement dans l’affaire Guillaume Soro en Côte d’Ivoire. Après son retour manqué en Côte d’Ivoire, l’ancien chef du parlement ivoirien a élu domicile en France, où il prépare sa défense face aux accusations de déstabilisation qui pèsent sur lui dans son pays. Outre les poursuites pour blanchiment d’argent, l’ancien président de l’Assemblée Nationale est également poursuivi pour atteinte à l’autorité de l’Etat et à l’intégrité du territoire national, des accusations de déstabilisation qu’il nie en bloc. Certains partisans de l’ex-Pan qui s’étaient mobilisés le 23 décembre dernier pour lui réserver un accueil chaleureux, ont été interpellés par les forces de l’ordre et conduits à la MACA. Mais dans un récent communiqué dévoilé par le camp Soro, il y’a des chances que certains interpellés aient changé de lieu de détention. Mais ce changement de lieu ne présage visiblement rien de bon, puisque les pro-Soro enlevés auraient été conduits vers une destination inconnue. C’est en tout cas l’information révélée par Moussa Touré, le chargé de communication de Guillaume Soro, dans un communiqué rendu public dans la soirée du mardi 7 janvier 2020.

En marge de la journée d’accueil de Guillaume Soro en Côte d’Ivoire, plusieurs partisans de l’ex-Pan ont été mis aux arrêts par les forces de l’ordre. Au total, au moins une quinzaine de militants et soutien de l’ancien premier ministre ivoirien, aurait été conduits à la Maison d’arrêt et de Correction d’Abidjan le 24 décembre dernier, selon le camp Soro. Parmi les personnalités interpellées, l’ancien ministre Alain Lobognon qui avait déjà fait l’objet d’une première interpellation en début d’année dernière. A en croire les dernières informations du camp Soro, trois partisans dont Alain Lobognon, ont été extraits de leurs cellules de la MACA par une force d’intervention, pour être conduit dans une destination ignorée de tous : «Dans la nuit du mardi 07 au mercredi 08 janvier 2020, un escadron d’éléments de la FRAP (Force de Recherche et d’Assistance de la Police) s’est rendu à la Maison d’Arrêt de Correction d’Abidjan (MACA) pour extraire de leurs cellules MM. Alain Lobognon, Koné Kamaraté Souleymane dit Soul To Soul et Babou Traoré, qui y étaient détenus depuis le 24 décembre 2019.  Ces trois personnalités ont été enlevées et conduites vers une destination inconnue. Leurs avocats ainsi que leurs familles n’ont aucunement été informées de cette situation qui laisse craindre pour la vie des détenus», rapporte Moussa Touré, le chargé de communication de Guillaume Soro dans un communiqué. Pour l’heure, les autorités ivoiriennes restent discrètes sur ces nouvelles révélations du camp Soro. Visé par un mandat d’arrêt international, l’ancien premier ministre ivoirien pourrait faire face à la justice ivoirienne, en cas d’extradition dans son pays. Avant le mandat d’arrêt émis contre lui dans son pays, l’ancien chef du parlement ivoirien avait fait l’objet de poursuites au Burkina Faso il y’a quatre ans, dans le cadre de l’enquête sur le putsch militaire manqué contre le régime de la transition en septembre 2015.

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Un pro-Soro interpelle les religieux

«Chers pères guides religieux et traditionnels, je me permets aujourd’hui de vous interpeller face à la crise politique qui est en train de naître et de s’amplifier à la veille de l’élection présidentielle de 2020.  Vous constaterez tous que notre pays va mal aujourd’hui suite à l’amplification de la crise politique qui s’est installée depuis lors. Les ivoiriens vivent aujourd’hui la peur au ventre.», a déclaré Mamadou Traoré, l’un des collaborateurs de l’ancien premier ministre ivoirien Guillaume Soro.

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