Financement des CNI : un journaliste appelle à poursuivre Guikahué

Financement des cartes d’identité – l’opération d’enrôlement pour les nouvelles CNI ivoiriennes bat son plein avec son lot de révélations. La dernière en date est liée à un supposé financement des cartes nationales d’identité en Côte d’Ivoire par la Banque Mondiale. Le secrétaire exécutif du PDCI RDA a indiqué il y’a de cela quelques jours que la Banque mondiale avait financé l’opération à hauteur de 50 millions de dollars.

Le financement des CNI en Côte d’Ivoire par la Banque mondiale alimente depuis quelques jours les tensions entre le pouvoir en place et l’opposition. Le secrétaire exécutif du parti d’Henri Konan Bédié a récemment fait savoir aux ivoiriens que la Banque mondiale avait déjà décaissé les fonds pour l’identification des ivoiriens, ce qui selon lui devrait rendre gratuite l’enrôlement pour les nouvelles cartes nationales d’identité, alors que les ivoiriens devront débourser la somme de 5000 frs selon une loi votée au parlement l’année dernière. Mais l’institution de Breton Woods n’a pas mis du temps à démentir l’information selon laquelle elle aurait financé les opérations de délivrance des nouvelles CNI ivoiriennes. Pour corroborer ses propos, le secrétaire exécutif du PDCI est même allé jusqu’à demander un débat public sur les antennes nationales avec un cadre du parti au pouvoir. Après le démenti de la Banque Mondiale sur le financement des Cni, un journaliste africain qui suit de près l’actualité ivoirienne, a invité le gouvernement à lancer des poursuites contre le numéro 2 du parti de Bédié, puisque ce dernier aurait délibérément répandu des fausses nouvelles à l’encontre du gouvernement. A l’occasion d’un déplacement dans la ville d’Oumé, le numéro du parti de Bédié est revenu sur ses récentes déclarations, indiquant cette fois qu’il n’accuse pas le gouvernement d’avoir détourné les fonds de la Banque mondiale destinés à l’identification des ivoiriens.

«Le N°2 du parti de konan bédié affirme publiquement sans sourciller que la Banque Mondiale a financé la confection des cartes d’identité, pour l’établissement de laquelle on exige des citoyens le paiement de 5.000 FCFA de frais. La Banque Mondiale -qu’on ne peut soupçonner de laisser impunément détourner ses deniers- déclare qu’elle n’a pas financé les cartes d’identité ivoirienne, mais il s’est trouvé des opposants Ivoiriens pour soutenir que la Banque Mondiale ment pour les uns, où pour douter de l’authenticité de la déclaration de l’institution de Bretton Woods envoyée à tous les médias locaux, avant d’être par la suite publié sur son site Internet.», a d’entrée de jeu fait savoir le journaliste Said Penda. Malgré le démenti formel de la Banque mondiale, nombres d’ivoiriens doutaient encore de l’authenticité du communiqué qui avait été produit dans la journée du dimanche. Pour le journaliste Saïd Penda, il parait évident que Maurice Kacou Guikahué s’est rendu coupable de diffamation à l’endroit du peuple ivoirien, avec ses révélations sur l’affaire des 30 milliards que la Banque Mondiale aurait donné pour financer les CNI en Côte d’Ivoire. Pour Said Penda, le Pdci devrait prendre des sanctions à l’endroit de son cadre : «Sur le plan moral, si ce parti veut rester crédible devant ses militants, le minimum de respect qu’il leur doit ce sont des excuses publiques. Le PDCI devrait aussi prendre des sanctions contre son dirigeant, dont la légèreté a entaché sa réputation et porté un coup à son image».

Des poursuites judiciaires contre Guikahué ?

«Sur le plan moral, si ce parti veut rester crédible devant ses militants, le minimum de respect qu’il leur doit ce sont des excuses publiques. Le PDCI devrait aussi prendre des sanctions contre son dirigeant, dont la légèreté a entaché sa réputation et porté un coup à son image. Dans un pays où un député, alain lobognon pour ne pas le citer, a été incarcéré et poursuivi pour un tweet mensonger…les activistes que nous sommes ne sauraient comprendre que la perpétration des faits aussi graves que ceux du responsable du PDCI ne donnent suite à aucune action en justice.», a indiqué le journaliste africain.

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