Nomination du Vice-président : voici les raisons avancées par Ouattara

Révision constitutionnelle – Dans son projet de réforme de la Constitution ivoirienne, Ouattara Alassane a annoncé un changement du statut du vice-président de la République. S’il était élu au même titre que le président dans la nouvelle constitution, Ouattara Alassane souhaite désormais que le président élu ait la liberté de désigner son vice-président.

La réforme de la constitution ivoirienne annoncée par Ouattara Alassane touchera au statut du Vice-président. Dans la nouvelle législation adoptée il y’a quelques années, le président et le vice-président sont élus au suffrage universel. Pour le président Ouattara cet article mérite d’être revisé pour permettre une étroite collaboration et une entente parfaite entre le chef de l’Etat et celui qui le seconde à cette fonction. Lors de son allocution devant le congrès dans la capitale politique, le dirigeant ivoirien a invité les élus à se pencher sur le statut du vice-président de la République. Lors d’une réunion du comité politique, Ouattara Alassane a de nouveau réitéré les raisons pour lesquelles le vice-président devrait être nommé par le chef de l’Etat élu au suffrage universel. Le projet de réforme en question a déjà été approuvé par le Parlement, un projet que compte combattre l’opposition dans les rues d’ici quelques jours. Un giga meeting est prévu dans la capitale politique ivoirienne pur dire non au projet de révision de la constitution annoncée par Ouattara Alassane.

«je vais vous expliquer cette affaire de VICE PRÉSIDENT. Voyez-vous, les gens paniquent. Ils ne savent pas de quoi il s’agit […] Dans un pays dont je tais le nom, le vice-président et le président de la République en sont en arriver aux mains lors des conseils de ministres Parce que simplement le vice-président s’estimait aussi légitime que le président de la République puisqu’ils ont été élus tous deux. Le vice-président lui dit, sans moi tu ne serais pas Président de la République. Dans un autre, le vice président a déposé le président de la République par des actions au parlement. Le président de la République à son tour est revenu à la charge pour renvoyer le vice président […] Il faut éviter le désordre et être pragmatique… J’espère que vous me comprenez (clameur et rire dans la salle) […] Duncan est un élu, il a été élu à bassam. Donc quand les gens disent que le vice-président ne doit pas être nommé je comprends pas», révélait le président ivoirien lors d’une réunion du conseil politique du RHDP.

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Une constitution qui doit évoluer

«Le 08 novembre 2016, les Ivoiriens ont adopté, par référendum, à 93,42%, une nouvelle Constitution, la Constitution de la IIIe République. Parce que la loi fondamentale ivoirienne a été, dans un passé récent, à l’origine des nombreuses crises qu’a connues notre pays, il s’agissait, à travers cette nouvelle constitution plus moderne de tenir compte de l’évolution de notre société et de nos traditions, en renforçant les Institutions de la République, en respectant les engagements internationaux souscrits par l’Etat de Côte d’Ivoire afin de consolider la paix et la stabilité politique dans notre pays.  Ainsi, cette Constitution affirme notre attachement à la légalité constitutionnelle et aux Institutions démocratiques ainsi qu’à la promotion de la bonne gouvernance. Elle préserve et renforce l’État de droit, les droits, les libertés et les devoirs, en proclamant, notamment, le droit de toute personne à un libre et égal accès à la Justice, en rendant l’école obligatoire ou encore en interdisant le travail des enfants. Elle garantit le droit d’opposition démocratique, protège les personnes en situation de handicap, promeut les droits politiques de la femme et institue la parité entre les hommes et les femmes. La protection de la jeunesse contre toutes les formes d’exploitation et d’abandon ainsi que l’aide à l’insertion des jeunes dans la vie active sont également réaffirmées… Au plan institutionnel, la création d’un poste de Vice-Président de la République et l’instauration du Sénat contribuent respectivement au renforcement de l’efficacité du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif.», indiquait le président ivoirien.

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