Mort de Manu Dibango : le roi du Makossa est décédé

Le Cameroun en deuil – Le saxophoniste camerounais Manu Dibango est décédé dans la journée du mardi 24 mars selon une information rapportée par ses proches. Son décès est consécutif à l’aggravation de son état de santé. Le 10 mars dernier, le chanteur camerounais avait été contrôlé positif au Covid-19 en France. En attendant des obsèques officielles, l’Afrique et le monde de la culture se succèdent pour rendre hommage au saxophoniste.

La mort de Manu Dibango est une grande perte pour la musique camerounaise et la musique africaine en général. Considéré comme le roi du Makossa, genre musical propre au Cameroun, le saxophoniste comptait une quarantaine d’albums dans sa carrière de musicien. Agé de 86 ans, le célèbre chanteur camerounais est décédé du Coronavirus selon ses proches. C’est le 10 mars que le chanteur, qui se trouvait à Paris, avait été contrôlé positif au Covid-19. Interné dans un centre de santé, le saxophoniste rendra l’âme ce mardi 24 mars au grand désarroi de ses fans et des adeptes de la musique camerounaise Makossa. Connu à l’état civil sous le nom d’Emmanuel N’Djoké Dibango, le compositeur camerounais avait été élevé en 2010 au rang de Chevalier de la Légion d’Honneur, une des distinctions les plus importantes de sa riche carrière musicale. En raison de l’épidémie de Coronavirus qui sévit en France comme dans son pays le Cameroun, la famille du chanteur n’a pas encore donné de plus amples informations sur le programme des obsèques et la cérémonie d’hommage qui lui sera rendue. Mais déjà, des artistes et personnalités se succèdent dans le monde pour rendre un vibrant hommage au musicien camerounais qui totalise plus d’une cinquantaine d’années dans la musique.

«Un homme fort, honnête, courageux et disponible s’en est allé. Tu es parti te reposer Papa, ton parcours force admiration et respect. Je ne pourrais pas m’aventurer à décrire ta biographie mais je retiens que tu as été un patriote, un citoyen du monde, un modèle mais surtout un symbole pour tout un peuple. Merci papa.  Ton écoute, tes éclats de rires et ta disponibilité sans faille vont nous manquer… Merci pour tes conseils et pour l’immense œuvre accomplie en tant que pionnier même si la vie n’a pas toujours été un long fleuve tranquille… Tu es parti, mais tu resteras en nous tes proches, enfants et petits-enfants.», réagissait le footballeur camerounais Samuel Eto’o, peu de temps après l’annonce du décès de Manu Dibango, artiste camerounais de renommée internationale. Elevé au rang de Chevalier de la Légion d’Honneur française, le saxophoniste camerounais était l’une des guess star de l’édition 2020 du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumaba, Femua 2020. Sa disparition est une lourde perte pour l’industrie musicale camerounaise, d’autant plus qu’il était considéré comme l’un des précurseurs du Makossa, genre musical propre au Cameroun. Au fil des années, le compositeur avait réinvité ce genre musical en y apportant une touche particulière. Outre la star camerounaise du football, le président Paul Biya a rendu un hommage au chanteur décédé dans la journée du 24 mars 2020 du Coronavirus en France : «Il fut un excellent ambassadeur artistique du Cameroun, tout en demeurant une passerelle culturelle entre l’Afrique et le monde». Agé de 86 ans, le compositeur avait été diagnostiqué le 10 mars dernier dans un centre hospitalier.

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L’hommage de Yannick Noah

«Il a joué avec tous les grands jazzmen du monde. C’était un ambassadeur de la musique africaine. Une de ses grandes motivations, c’était de rassembler les gens avec sa musique. C’était un guide pour nous tous…C’était l’un des meilleurs amis de mon oncle. On habitait tous dans le même village. Avec papa et mon oncle, c’était un trio. Tout petit, j’ai toujours le souvenir de lui venant à la maison, échangeant et rigolant avec papa et mon oncle. Je l’ai connu quand j’avais 4-5 ans. Il avait un grand charisme. Au delà de son talent, c’était quelqu’un de très simple, très abordable, il traitait tous les gens de la même manière», rapporte Yannick Noah.

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