Couvre-feu : «je soutiens la fermeté des forces de l’ordre», Doumbia Major

Couvre-feu en Côte d’Ivoire – Dans le cadre de la lutte contre la maladie Covid-19, le président de la République a décrété l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire national. A cette occasion, un couvre-feu a été instauré sur toute l’étendue du territoire national, entre 21h et 5h du matin, pour une durée indéterminée. Mais certains abidjanais, ont encore du mal à se faire aux nouveaux horaires fixés.

La fermeté des forces de l’ordre durant le couvre-feu en Côte d’Ivoire fait polémique. Rien pour la première journée d’instauration de cette mesure, ce sont environ une quarantaine de personnes qui ont été interpellées pour non-respect de cette mesure prise par le président Ouattara, pour freiner l’avancée du Coronavirus en Côte d’Ivoire. Pour faire passer le message, les forces de l’ordre ont souvent eu recours à la violence, comme nous avons pu le voir sur certaines vidéos amateurs diffusées sur les réseaux sociaux, au soir de la première journée du couvre-feu. Les réactions ont été nombreuses et diverses. Si certains ont approuvé la fermeté des forces de l’ordre face aux individus qui refusent de se plier à cette mesure d’état d’urgence, il y’a ceux qui ont condamné l’usage de la violence sur les individus qui n’ont pas respecté la mesure. C’est le cas de Zadi Gnagna, le président de la plateforme syndicale qui a élevé une vive protestation contre la violence infligée à certains individus qui n’ont pas respecté le couvre-feu. Pour Doumbia Major, il faudrait de la fermeté pour que certains comprennent l’urgence qui prévaut actuellement au pays, depuis la confirmation du premier cas de Coronavirus dans la capitale économique ivoirienne.

«Face à l’indiscipline qui met en danger la vie d’autrui, je soutiens la fermeté des forces de l’ordre.  Les Noirs que nous sommes apprennons souvent plus vite avec la chicotte et la contrainte, qu’avec les amendes et les paroles de bon sens et de raison. C’est un fait d’expérience.  Pourquoi restez dehors, à narguer une décision de couvre-feu et de confinement, alors que celle-ci est prise dans l’intérêt de la collectivité.  L’armée et la police, qui font leurs patrouilles aux heures de couvre-feu doivent mettre hors d’état de nuire toute personne qui n’a pas d’autorisation de circulation et qui ne respecte pas les mesures prises pour sauver les vies de la grande majorité.  Le ministère de l’intérieur doit délivrer des autorisations de circulation (qui doivent être disponible en format PDF sur son site) aux personnes dont la circulation est indispensable, même pendant le couvre-feu. ( Médecins et agents de soins, ambulanciers, transporteurs de denrées alimentaires, carburant, produits pharmaceutiques etc…)», a indiqué le président du CPR  Doumbia major. Environ une quarantaine d’individus ont été interpellés selon le préfet d’Abidjan pour la première journée du couvre-feu sur l’étendue du territoire national. Pour le président de la plateforme syndicale, l’usage de la violence sur certains individus qui n’ont pas respecté le couvre-feu doit être fermement condamné : «Halte à la violence policière ! Dans son message à la nation, le Président de la République a décrété l’État d’urgence puis un couvre-feu de 21h à 5h du matin…Malheureusement, certaines personnes ont été prises au piège de ce couvre-feu et ont été violentées par la police. Les images de ces violences policières inouïes ont fait le tour de la toile. Des personnes bastonnées, d’autres humiliées et traînées dans la boue.», explique Zadi Gnagna.

Assouplissement du couvre-feu

«Le couvre-feu doit connaître des exceptions, pour une certaine catégorie de professionnels : les médecins et agents de soins, les pharmaciens et employés de pharmacie, les personnes ayant une ordonnance médicale datée du jour qui sont à la recherche d’une pharmacie de garde, les transporteurs de denrées alimentaires d’approvisionnement, etc..  Le couvre feu doit s’étendre à 22 heures, voire 23 heures, pour les chauffeurs de taxis et de bus avec carte professionnelle, le temps que ces derniers puissent rentrer chez eux après les dernières courses. L’application du couvre feu doit être adaptée aux cas spécifiques.», souligne le président du congrès panafricain pour le renouveau.

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