Covid-19 Côte d’Ivoire : Augustin Komoé démonte le plan de riposte économique

Nouveau Coronavirus – Les entreprises étant particulièrement affectées par le Covid-19 en Côte d’Ivoire, le premier ministre ivoirien, candidat du RHDP aux prochaines élections présidentielles, a annoncé la mise en place d’un vaste de riposte économique de 1700 milliards de francs Cfa. Objectif, soulager les entreprises et les ménages pendant cette période de crise sanitaire.

Face au Covid-19, le gouvernement entend assister les entreprises présentes en Côte d’Ivoire. Le plan de riposte tant attendu par les ivoiriens a été dévoilé il y’a un peu plus d’une semaine par le premier Amadou Gon Coulibaly. Comme il fallait s’attendre, les mesure sociales et économiques annoncées par le gouvernement ont suscité de nombreuses réactions au sein de l’opposition ivoirienne. Après avoir en revue les points forts du discours du premier ministre, l’ancien ministre de la culture de Laurent Gbagbo, Augustin Kouadio Komoé, a livré ses impressions sur le vaste plan de riposte dévoilé par l’Etat de Côte d’Ivoire, pour soulager les entreprises mais aussi les ménages de certaines charges, dans cette période de crise sanitaire. Le premier ivoirien a annoncé dans son plan un report du paiement des factures d’eau et d’électricité pour les mois de mars et avril. Aux entreprises, Gon Coulibaly a annoncé la suspension des contrôles fiscaux pour une durée de trois mois. Un fonds de soutien au secteur privé en côte d’Ivoire d’un montant de 250 milliards de francs Cfa a été annoncé par le premier ministre ivoirien, des mesures économiques qui suscitent encore quelques zones d’ombres, d’après l’ancien ministre ivoirien de la culture de Laurent Gbagbo.

La crise du Coronavirus en Côte d’Ivoire est sans doute le premier test grandeur nature pour Amadou Gon Coulibaly, actuel premier ministre de Côte d’Ivoire, désigné comme successeur du président Ouattara Alassane au RHDP. Il y’a environ une semaine, l’ancien secrétaire général de la présidence annonçait un vaste plan de riposte économique face à la crise sanitaire que traverse le pays. Sans entrer dans les détails, le premier ministre ivoirien a dévoilé un plan de 1700 milliards de francs Cfa pour à la fois soutenir les ménages modestes dans cette crise, mais aussi assister le secteur privé dans la relance économique. Ancien ministre de la culture, Augustin Komoé est revenu sur le plan de riposte annoncé par le premier ministre ivoirien : «il ressort de l’analyse des principales mesures économiques et sociales que le report des échéances fiscales et sociales en vue de soulager la trésorerie des entreprises en difficulté n’entraine ni un décaissement, ni un abandon de ressources de la part de l’Etat. Il n’occasionne donc pas un financement quelconque par l’Etat. Dès lors, il n’y a logiquement pas lieu de les comptabiliser dans le plan de riposte de 1 700 milliards de FCFA.  Je note également que les conditions d’accès aux mesures d’appui à l’économie, estimées à 650 milliards de FCFA, ne sont pas précisées. Il en est de même en ce qui concerne les 150 milliards de FCFA destinés au secteur privé dont on ne sait s’ils seront distribués aux entreprises sous forme de prêts ou de remplacement du chiffre d’affaires perdu ou alors s’ils seront mis dans les caisses des organisations patronales ?», lance l’ex-ministre de la culture.

Confusion sur la prise en charge des factures CIE et SODECI

«La prise en charge par l’Etat des factures d’électricité et d’eau pour les ménages abonnés au tarif social d’électricité et facturés uniquement dans la tranche sociale pour l’eau n’a pas été calculée. Cependant, selon nos estimations, cela ne devrait pas coûter plus de 43 milliards de FCFA sur 3 mois pour environ 1 200 000 ménages.  En effet, en partant de ce que le nombre des abonnées au social en 2018 était de1 060 860 personnes avec une facture moyenne de 6000 FCFA et en tenant compte de l’hypothèse qu’ils soient même 1 200 000 ménages avec une facture d’électricité et d’eau combinée de 12 000f par mois. Cela fait 14.4 milliards par mois soit effectivement 43 milliards sur 3 mois.», explique Augustin Komoé.

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