Covid-19 : Doumbia Major invite Mabri Toikeusse à démissionner

Démission de Mabri Toikeusse – Actuel ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le président de l’UDPCI alimente la polémique depuis quelques le mois dernier, suite à la désignation d’Amadou Gon Coulibaly comme candidat du parti unifié à la prochaine élection présidentielle ivoirienne. Dans la crise du nouveau coronavirus, le président du CPR a remis en question les efforts du ministre de la recherche scientifique. Pour Doumbia Major, le président de l’UDPCI devrait rendre démissionner de son poste ministériel.

Avec 574 cas de Covid-19 confirmés, la Côte d’Ivoire avance dangereusement vers le seuil de mille cas d’infection au nouveau coronavirus, une barre que très peu de pays sur le continent ont déjà franchi malheureusement. Si le ministère de la santé reste mobilisé dans la lutte contre cette épidémie, les recherches en Côte d’Ivoire pour la recherche d’un remède se poursuivent également. Mais dans la gestion de cette crise sanitaire, Doumbia Major s’est attardé ce lundi sur les efforts du ministère de la recherche scientifique. Pour le président du congrès panafricain pour le renouveau, Albert Mabri Toikeusse n’a pas été à la hauteur des attentes placées en lui durant cette période de crise sanitaire sans précédents. Le président du CPR dénonce l’incapacité du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à apporter des réponses précises aux urgences sanitaires du moment, notamment la fabrication de respirateurs par des chercheurs ivoiriens. Sur le plan politique, Albert Mabri Toikeusse a récemment remanié la direction de son parti, avec de nouvelles nominations, autant de signes qui selon certains, présageraient le départ du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

«Sincèrement je pense que le ministre de la recherche scientifique doit démissionner. Tu payes des primes de recherche à des chercheurs, nous voilà face à un ennemi bactériologique qui est à la base d’une crise sanitaire aux répercussions sociales et économiques.  À ce jour tu es incapable de réunir les chercheurs et ingénieurs, pour leur demander de produire des respirateurs, pour les hôpitaux, et on est obligé d’attendre que des chinois nous en vendent.  La formule du gel hydroalcoolique qui est fait d’alcool, eau distillée et glycérine est connue, mais à ce jour, tu es incapable de réunir des étudiants de 2 ème année de biochimie, pour leur permettre de rendre disponible et gratuit ce gel pour la population.  En deuxième année de bioscience tous les étudiants connaissent la saponification et la fabrication d’eau de Javel, mais nous voici dans une crise sanitaire et rien n’est fait par nos étudiants pour sauver leurs camarades, parce que les budgets de la recherche servent à autre chose.», indique Doumbia Major, président du Congrès Panafricain pour le renouveau. Pour l’universitaire ivoirien, Albert Mabri Toikeusse devrait lancer une grande mobilisation pour placer tous les enseignants chercheurs au cœurs de cette lutte contre le nouveau coronavirus en Côte d’Ivoire, surtout avec la psychose qui prend de l’ampleur avec les fakenews constamment relayées sur la toile : «Les sociologues et psychologues devraient être mobilisés , pour réfléchir sur les changements d’attitude au niveau de la population et la communication adaptée.  Les fakenews et rumeurs devraient être l’objet de l’étude et de solutions de la part d’équipes de recherches en sciences humaines».

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Doumbia Major dénonce la fermeture des universités

«Le pire, et ce qui me choque c’est que l’Université est fermée, alors qu’en une semaine on aurait pu réouvrir l’Université avec un coût de moins de 20 millions. À l’an 2020, le fonctionnement de l’Université d’un pays ne peut pas s’arrêter parce que les gens sont confinés. C’est vraiment, une injure à l’intelligence de toute la communauté scientifique universitaire. En tous cas en une semaine, j’aurais permis à tous les étudiants de Côte d’Ivoire de suivre leurs cours et enseignements.  C’est dommage, quand on fait plus de politique que de travail de ministre pour lequel on est payé par le contribuable, cela donne des inerties déplorables, comme celles que nous constatons actuellement.», rapporte le président du CPR.

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