Jean Bonin démonte la carrière politique de Bédié

Carrière politique – Agé de 86 ans, Henri Konan Bédié a plus d’une cinquantaine d’années de vie politique à son actif. Après avoir occupé plusieurs postes de hautes responsabilités, le président du PDCI accède à la présidence suite au décès de Félix Houphouët Boigny. Après six années passées à la présidence, il est renversé par un coup d’Etat en 1999, un putsch qui conduira le général Robert Gueï à la présidence de la République. Jean Bonin est revenu sur les temps forts de la carrière politique du patron du Pdci.

Ministre de l’économie, président de l’Assemblée Nationale, puis président de la République, Henri Konan Bédié jouit d’une expérience politique indéniable pour avoir assumé de si grandes fonctions dans en Côte d’Ivoire. Pour le pro-Affi Jean Bonin, le parcours politique du patron du Pdci est loin d’être aussi reluisant que l’on pourrait le croire. Dans une analyse consacrée à la carrière politique du sphinx de Daoukro, le juriste ivoirien a évoqué plusieurs erreurs commises par l’ancien président de la République. Pour le cadre du front populaire ivoirien, la sixième erreur que pourrait commettre Henri Konan Bédié serait de se présenter à la prochaine élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Que ce soit sur le plan politique comme sur le terrain économique, le juriste ivoirien a relevé plusieurs erreurs commises par l’ancien président ivoirien, aujourd’hui dans l’opposition ivoirienne.

«Houphouët-Boigny a fait entrer Henri Konan Bédié au ministère de l’economie et des finances par la grande porte, de 1968 à 1977. Il en ressortira par la petite porte après une série de surfacturations et de détournements de deniers publics au préjudice de plusieurs sociétés d’Etat. Houphouët-Boigny a légué, sur un plateau d’or, en 1993, le pouvoir d’Etat à Bédié. Cet « héritage » il n’a pas été capable de le conserver au delà de 6 ans. Fin décembre 1999. Il est renversé par une simple mutinerie militaire qu’il a été incapable de contenir. En 48 h son sort a été scellé et il n’a eu son salut qu’après avoir pris ses jambes à son cou. Il se présente à l’élection présidentielle de 2010 sous la bannière du PDCI au grand complet. Il est, sans bavure, battu au 1er tour alors le président de la CEI est lui-même membre des hautes instances dirigeantes de son parti. Contre l’avis de la base de son parti et de nombreux cadres, dont KKB, Banny et Essi Amara, il décide que le PDCI ne présentera pas de candidat à la présidentielle de 2015. Il croît naïvement qu’en retour, le candidat du PDCI aura le soutien du RHDP/RDR en octobre 2020. Il sera proprement et promptement doublé, selon lui. Son parti ayant été vidé de sa substance par le RHDP, il s’accroche désespérément au FPI Daoukro pour espérer survivre à la bourrasque. À cet effet, il manœuvre comme un beau diable pour essayer de saboter l’unité du parti. En vain car Affi, serein, est un politicien chevronné qui sait où il va. L’unité est en marche et le parti organisera incessamment son congrès unitaire. Aussitôt que les manifestations politiques publiques seront autorisées la date du congrès sera connue.», a déclaré Jean Bonin, le juriste ivoirien, par ailleurs proche de Pascal Affi N’Guessan. Contrairement à certains, le juriste refute l’idée selon laquelle le patron du PDCI aurait une carrière politique jalonnée de succès, même s’il a occupé les plus grandes fonctions dans son pays.

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Un accord illégal signé avec le FPI ?

«Les grandes victoires de Bédié :  1 – Avoir battu un F. Wodié esseulé à la présidentielle de 1995, 2 – avoir signé un accord illégal avec la dissidence du FPI. Au final, Ce n’est donc pas cet homme, abonné uniquement aux grands échecs et aux petites victoires politiques qui sera porté au pouvoir dans cinq (5) mois. Tout comme ce ne sont pas les basses besognes de son homme de main (Guikahué) qui empêcheront la dynamique unitaire impulsée par le FPI.», rapporte le juriste ivoirien.

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