Accord cadre FPI-PDCI : une escroquerie politique selon Adjoumani

Alliance politique en Côte d’Ivoire – Le processus de réconciliation tant vanté par les deux formations politiques que sont le PDCI et le FPI se concrétise progressivement. La semaine dernière, les deux partis procédaient à la signature d’un accord cadre qui pourrait bien être le début d’une nouvelle alliance politique entre les deux partis idéologiquement opposés, avant la prochaine présidentielle en Côte d’Ivoire.

La signature d’un accord-cadre entre le FPI et le PDCI d’Henri Konan Bédié a fait réagir Kobenan Kouassi Adjoumani, le porte-parole du RHDP, alliance politique actuelle au pouvoir.  Pour information, il ne s’agit pas de la réaction officielle de son parti à la signature de l’accord de réconciliation entre le front populaire ivoirien et le Pdci d’Henri Konan Bédié. Bien avant le ministre de l’agriculture, le juriste ivoirien Jean Bonin avait qualifié d’illégal l’accord paraphé entre Assoa Adou, le secrétaire général de l’aile dissidente du FPI et Maurice Kacou Guikahué, le secrétaire exécutif en chef du Pdci Rda. Le pro-Affi révèle d’ailleurs que la signature de cet accord serait même à l’origine du récent départ de quatre maires Pdci en direction du parti unifié RHDP. Membre de la plateforme mise en place par Bédié, le mouvement politique pro-Soro MVCI n’a pas manqué de rappeler au pas le Pdci.

«C’est à croire qu’ils ne savent plus à quel saint se vouer. Le PDCI-Daoukro et le FPI des GOR sont vraiment à la croisée des chemins. Signature d’un nouveau ‘‘document cadre de collaboration portant projet de réconciliation des Ivoiriens pour une paix durable’’. Voici la nouvelle trouvaille, la nouvelle comédie politique que les deux formations politiques de l’opposition radicale viennent de servir aux Ivoiriens, avec pour acteurs principaux Guikahué et Assoa Adou et pour metteurs en scène leurs chefs respectifs qui, aux dires de M. Guikahué ont donné leur caution.», indique Kobenan Kouassi Adjoumani, le ministre ivoirien chargé de l’agriculture. Il y’a quelques jours, le FPI et le PDCI paraphaient un accord cadre pour la réconciliation et la paix durable en Côte d’Ivoire, accord signé avec l’aile dissidente du front populaire ivoirien, convient-il de rappeler. Si à première vue cet accord présage une alliance à la prochaine présidentielle, le porte-parole du RHDP s’interroge sur la solidité d’une alliance deux partis qui ne partagent pas la même idéologie sur le plan politique : «Où va donc la Côte d’Ivoire avec ces politiciens pris dans le tourbillon de leurs propres contradictions politiques ? Nous assistons, à la vérité, à un mariage forcé, un mariage que veulent sceller des partenaires qui ne s’aiment pas vraiment, des partenaires qui se détestent même en secret. Une seule chose semble en tout cas les réunir : leur haine viscérale pour le RHDP et la Côte d’Ivoire qui gagne.  Par ailleurs, en plus d’être un mariage forcé, l’union entre Laurent Gbagbo et le Président du PDCI-Daoukro est un mariage illégal. Car, au strict plan légal, Laurent Gbagbo n’est plus fondé à engager l’entité FPI sans l’accord de M. Affin N’Guessan qui en est le président légitimement reconnu. Ce dernier a donc toute la latitude pour poursuivre en justice Laurent Gbagbo et ses Gor pour faux et usage de faux.», poursuit le porte-parole du parti unifié RHDP.

Le Pdci, un adepte des mariages politiques de circonstance

«Quant au PDCI-Daoukro pour qui la fin justifie désormais les moyens, il n’est pas inutile de rappeler qu’en un temps record, il a scellé et brisé des mariages à la vitesse de l’éclair, parfois, avec des « conjoints » qui sont des rivaux idéologiques.  En effet, après avoir décidé de façon unilatérale de tourner le dos au RHDP, pour des raisons d’intérêt personnel, le Président du PDCI-Daoukro a d’abord voulu faire le grand saut avec Guillaume Soro, avec qui il a scellé un bruyant mariage au son de la fanfare à Daoukro. A l’occasion il avait même esquivé des pas de danse en compagnie de celui qu’il appelait son brave fils »., rappelle le ministre de l’agriculture.

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