Doumbia Major dénonce le soutien du FPI à Serge Koffi

Interpellation de Serge Koffi – Après l’interpellation du drone, la police poursuit ses investigations pour mettre la main sur toutes les personnes impliquées dans ces diffusions en masse de fausses nouvelles. Selon un communiqué du Procureur Adou Richard, le cyberactiviste pro-Gbagbo risque une lourde peine de prison en raison des nombreuses plaintes dont il faisait l’objet, mais surtout pour les nombreuses fake news diffusées sur sa page depuis belle lurette. Réagissant une nouvelle fois à l’interpellation de Serge Koffi, Doumbia Major n’a pas mâché ses mots à l’endroit du front populaire ivoirien.

Le FPI tendance Gbagbo n’aura pas tardé à manifester son soutien au cyberactiviste Serge Koffi Le drone interpellé il y’a plus d’une dizaine de jours. Au lendemain de l’interpellation du mis en cause pour diffusion de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux, une délégation du front populaire ivoirien s’est rendue au domicile du drone dans la commune de Yopougon pour témoigner leur soutien à l’épouse du cyberactiviste arrêté. Ce dernier risque, selon les propos du procureur de la République une peine pouvant aller à 20 ans de prison ferme. L’aile dissidente du front populaire ivoirien multiplie également les appels à l’endroit du régime actuel en vue de la libération de Serge Koffi et de l’un de ses présumés complices fraichement interpellé par les forces de l’ordre. Au mois d’avril, alors que le gouvernement s’apprêtait à installer un centre de dépistage du coronavirus dans le cadre de la mise en œuvre du plan de riposte sanitaire, le cyberactiviste pro-Gbagbo a appelé la jeunesse de Yopougon a empêché la mise en œuvre de ce projet, arguant qu’il s’agissait plutôt d’un centre d’accueil des malades de la Covid-19.

Sans langue de bois, Doumbia Major charge de nouveau le FPI tendance Gbagbo pour son soutien à Serge Koffi Le drone. Très actif sur les réseaux sociaux, le cyberactiviste pro-Gbagbo a été mis aux arrêts il y’a environ deux semaines, suite à une vingtaine de plaintes déposées contre lui. Pour avoir reçu une demande de correspondance d’un pro-Gbagbo, le président du CPR a déploré le soutien de l’ancienne mouvance présidentielle au cyberactiviste : «Vraiment FPI n’a pas honte : un parti politique dirigé par des irresponsables qui de manière décomplexée, apporte son soutien à un cyber-terroristes qui a poussé des ignorants à aller casser des édifices publics et des installations de santé publique.  Même si l’amour du pays est secondaire pour vous et que vous êtes prêts à le brûler pour avoir le pouvoir, il faut avoir au moins un peu de dignité et se cacher quand on est à l’initiative d’actes aussi bas que ceux qui consistent à inciter à aller casser des édifices publics.  Quand on est pris, après un acte aussi ignoble et dégueulasse, on se cache et on a le profil bas. Mais visiblement vous êtes nés après la dignité et la honte, c’est pourquoi vous pouvez vous afficher comme soutenant de manière décomplexée et sans culpabilité, un cyber-terroristes qui incite à aller casser des installations publiques…Si vous voulez combattre le PDT Ouattara, vous savez où il habite, pourquoi s’en prendre aux édifices publics et faire casser des biens privés, en véhiculant des propos haineux et de l’intox ?», a fait savoir le président du congrès panafricain pour le renouveau.

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La peine maximale pour Serge Koffi ?

«…Des agents de la Direction de l’Informatique et des Traces Technologiques (DITT) ont procédé, le jeudi 07 mai 2020, à l’interpellation du nommé YAPO Ebiba François, 36 ans, Ivoirien, domicilié à Yopougon, cyber activiste, agissant sur les réseaux sociaux sous les profils de Serges Koffi Le Drone et Sékongo Koné…Lesdits faits sont prévus et punis par les articles 151, 153, 161 et 179 du Code Pénal et les articles 11, 32, 60, 65 et 70 de la loi n0 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la Cybercriminalité. Ils sont passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à vingt (20) ans.», révèle Adou Richard dans un communiqué.

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