Convention du PDCI : un membre du bureau politique tacle Adjoumani

Congrès du Pdci – Pour la désignation du candidat du parti à la prochaine élection présidentielle, le Pdci Rda tient un bureau politique qui s’étalera sur deux jours. A l’issue de ce bureau politique, la date de la convention du parti censé désigné le candidat à la prochaine présidentielle devrait être annoncé. Mais depuis quelques jours, circule sur la toile la liste des conditions exigées pour bénéficier de l’investiture du Pdci.

La prochaine convention du PDCI RDA sera décisive, puisqu’elle dévoilera le nom du candidat qui défendra les couleurs du parti à la prochaine élection présidentielle. Mais au regard des conditions exigées, certains présidentiables du parti ne pourront faire acte de candidature lors du congrès. En nous fondant sur la condition selon laquelle chaque candidat doit siéger au moins pendant 10 ans au sein du bureau politique, Billon et Tidjane Thiam, présentés comme des concurrents directs de Bédié à l’investiture du candidat PDCI, ne seront en course. Pour le ministre Adjoumani, il s’agit là d’une volonté d’écarter certains candidats en lice pour la présidentielle. Un membre du bureau politique n’a pas mis du temps à répondre au porte-parole du parti unifié après sa sortie très remarquée.

«…dans la perspective de la future convention qui doit désigner le candidat du PDCI à la présidentielle d’octobre 2020, le Président Bédié, candidat déclaré a fait élaborer des critères d’éligibilité plus contraignants que ceux édictés par la Constitution elle-même. Des critères qui s’apparentent à des critères-barrières, pour confiner et faire barrage à des adversaires potentiels.  Ainsi, comme par l’effet d’une baguette magique, les conditions d’éligibilité édictées par le maître d’œuvre M. Guikahué écartent systématiquement de la course à l’investiture des candidats comme Jean Louis Billon, Thierry Tano, Tidjane Thiam, KKB, KKP et d’autres soupirants à l’investiture du parti.  L’exigence des « dix années de présence continue au Bureau politique » par exemple est une clause qui élimine de facto la plupart des candidats déclarés. Ainsi, avant même d’ouvrir les portes de la Convention, le PDCI a déjà choisi son candidat à la présidentielle.», révélait le porte-parole du Parti unifié RHDP. Le ministre de l’agriculture va encore plus loin en dénonçant une forme de dictature au sein du parti vert : «Car, voilà un parti politique qui crie à la dictature, qui boycotte le dialogue politique sous prétexte que les réformes engagées par le Gouvernement ne sont pas de nature à garantir des élections inclusives, transparentes et démocratiques et qui, dans le cadre de ses réformes internes adopte un « code électoral » qui exclue, bannit, rejette des candidatures pour ouvrir le boulevard au « candidat naturel ». Comme il fallait s’y attendre, laes réactions ont été nombreuses au PDCI, après les propos tenus par l’actuel ministre de l’agriculture.

Esso recadre Adjoumani

«Monsieur le ministre,  Vous êtes visiblement le seul individu à ignorer le fait que la notion de barrière a pour objectif de servir à renforcer la santé de ceux qui les mettent en œuvre pour éviter par exemple que des virus de la famille des « adjoumanisviridae » viennent les infester.  Mais nous ne sommes guère surpris…Vous etes plus connu pour les qualités pugilistiques de vos molosses que pour l’agilité intellectuelle de vos déclarations publiques.  Monsieur le ministre,  Vous qualifiez ensuite le PDCI de « cimetière de la démocratie » en assurant que la lettre D s’est exilée du nom du parti.  Le PDCI a vu passer des cadres félons à travers sa longue existence. Faut-il s’émouvoir que l’un de ses cadres les plus insignifiants lui destine un destin funéraire? Assurément non… Vous êtes en fait surpris que chez nous, au PDCI, les membres d’un organe statutaire et décisionnel aient la demarche démocratique d’aller à une réunion afin de lire des propositions, non officielles à cause justement de leur état de simples propositions, faites par un Comité mandaté par ces mêmes membres, pour les proposer… avant de decider de quoi que ce soit d’officiel.», révèle le membre du bureau politique.

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