Côte d’Ivoire : Tiémoko Assalé remet en cause l’enquête sur le trafic de drogue

Trafic de drogue – Aujourd’hui, nul ne pourrait prétendre que la Côte d’Ivoire n’est pas confrontée au phénomène de trafic des stupéfiants. Mais les récentes révélations du quotidien d’information Vice alimentent depuis quelques jours une vive polémique. Deux journalistes d’investigation ont révélé dans leurs écrits que la Côte d’Ivoire était la plaque tournante du trafic de drogue dans la sous-région ouest africaine. Les journalistes d’investigation iront même jusqu’à citer le nom du très influent ministre Hamed Bakayoko dans ce scandale.

Tiémoko Assalé est une nouvelle fois monté au créneau pour désavouer l’enquête menée par Ibekwe Nicholas et Daan Bauwens, deux journalistes d’investigation qui auraient effectué une immersion dans le milieu du trafic de drogue en Côte d’Ivoire. Dans l’enquête dont les résultats ont été retranscrits en langue française, les deux hommes de médias font d’étonnantes révélations sur le trafic de drogue dans la sous-région ouest africaine. Mais les conclusions rendues par les deux journalistes sont loin d’avoir convaincus Tiémoko Assalé, journaliste d’investigation ivoirien bien connu. Ce mardi, le patron de l’Eléphant déchainé n’a pas hésité à remettre en cause les révélations des deux journalistes étrangers qui sont même allés jusqu’à citer le ministre Hamed Bakayoko dans leur enquête. Sans surprise, le ministre d’Etat qui assure l’intérim du premier ministre a indiqué qu’il porterait plainte contre les deux journalistes d’investigation et leurs relais.

Pour le journaliste Tiémoko Assalé, de nombreuses incohérences remettent en cause la crédibilité des informations fournies par les journalistes d’investigation Ibekwe Nicholas et Daan Bauwens, au sujet d’un vaste réseau de trafic de drogue en Côte d’Ivoire : «Dans leur grande enquête sur la drogue en Côte d’Ivoire, nos deux enquêteurs ne pouvaient pas ne pas séjourner dans le village d’Assouindé-Mafia », village de la Mafia, dans leur esprit… une partie des découvertes réalisées par nos deux confrères étrangers pendant leur enquête dans le « village d’Assouindé Mafia » qui n’existe pas en Côte d’Ivoire. Quand ils écrivent que le village s’appelle ironiquement « Assouindé-Mafia », il faut en déduire que c’est par ce village que la Mafia Colombienne passe pour inonder le pays avec la drogue.  Ils ne savent pas que à Tiassalé, dans la commune, il y a aussi un village qui s’appelle « Mafia » (je me suis caché » en Akan. heureusement pour nous, sinon ils auraient écrit que tous les champions de la Mafia sicilienne vivent dans ce village et que la ville de Tiassalé et son maire sont tenus par la Mafia. Mais Assouindé Mafia n’existe pas en Côte d’Ivoire c’est plutôt Assinie-Mafia et ce nom n’a rien à voir avec la Mafia colombienne.», révèle le journaliste ivoirien ce mardi. Poursuivant dans ses explications, Tiémoko Assalé remet aussi en cause le témoignage d’un dénommé Babakar qui aurait fourni des informations exclusives aux journalistes d’investigation au cours de leur enquête : «Pour le reste, sur la base du témoigne d’un certain « Babacar », les confrères affirment que « La grande différence, c’est que la France n’est pas frappée par la même pauvreté, le même chômage vertigineux, les mêmes violences, le même gouvernement corrompu, sans parler de la police. La mafia colombienne a réussi à faire de la Côte d’Ivoire, un État défaillant, un maillon indispensable du commerce international de la cocaïne. » Mais avant de tirer cette conclusion, ils prennent le soin d’écrire que le témoignage de Babacar pourrait concerner une affaire qui se serait déroulée en 1997», explique le maire de Tiassalé.

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Le permis de conduire fabriqué en Côte d’Ivoire

«Les permis de conduire ivoirien ne sont pas produits en Colombie. La Côte d’Ivoire n’est pas un état failli. Arafat n’a pas été percuté par un véhicule alors qu’il roulait tranquillement sa moto. Les carcasses d’animaux, de chèvres, de vaches et le sang ne jonchaient pas les rues d’Abidjan le 11 août 2019 jour de la tabaski. Tout ça c’est faux et je ne dis que ça, qu’on me prouve le contraire.», explique le journaliste ivoirien.

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