Kobenan Adjoumani réagit aux accusations contre Hamed Bakayoko

Accusation contre Hamed Bakayoko – Suites aux révélations du Journal Vice, les ivoiriens ont été nombreux à réagir à la supposée implication du ministre Hamed Bakayoko dans un réseau de trafic de drogue en Côte d’Ivoire. Après avoir nié en bloc les accusations dont il faisait l’objet dans le journal, le premier ministre intérimaire a annoncé une plainte contre les deux journalistes à l’origine de ces graves révélations. Les relais de cette information sont aussi visés par la plainte du ministre d’Etat ivoirien.

Porte-parole du parti unifié RHDP, le ministre Kobenan Adjoumani n’a pas perdu de temps pour réagir aux accusations contre le ministre Hamed Bakayoko, récemment désigné comme premier ministre intérimaire. Deux journalistes étrangers d’investigation ont confié dans leurs ecrits rapportés par le Journal Vice qu’un vaste réseau de trafic de drogue en Afrique de l’ouest était dirigé depuis la Côte d’Ivoire. Les auteurs de cette investigation en viennent même à citer le premier ministre intérimaire comme l’un des membres influents de ces réseaux de trafic. Comme il fallait s’y attendre, la réaction du ministre ivoirien n’aura pas tardé. Dans un communiqué officiel, Hamed Bakayoko a annoncé une plainte contre les deux journalistes d’investigation et leurs relais. Le journaliste d’investigation Tiémoko Assalé a réagi en dénonçant une carence de preuves dans le travail d’investigation des deux journalistes étrangers. Le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani estime également pour sa part que les deux journalistes n’ont pas été en mesure de fournir des preuves dans leur enquête, surtout pour des accusations d’une telle gravité.

«Les faits allégués par les soi-disant enquêteurs sont d’une gravité extrême. Mais, les preuves pour soutenir l’accusation souffrent d’une faiblesse et d’une légèreté déconcertante, voire d’un naufrage intellectuel manifeste.  En fait d’arguments, il n’y en a aucun. Juste un chapelet d’allégations, d’allusions, de rumeurs, de commentaires, de soi-disant confidences d’individus ou de prétendus agents secrets français, puisqu’aucun indice, aucune précision de nature à permettre de jauger de la sincérité ou du sérieux desdits informateurs n’est fourni.  Et c’est cette grosse machination qui n’est autre qu’un grossier montage politico-médiatique que l’on s’échine à nous présenter pompeusement comme un travail d’investigation de deux journalistes ( ?) qui accablerait le ministre d’Etat, Hamed Bakayoko. Non ! Cette énième tentative de déstabilisation, de diabolisation et d’atteinte à l’image de notre pays et des institutions qui l’incarnent est vouée à l’échec. Comme toutes les précédentes.  Cette enquête imaginaire qui relève du fantasme de ses auteurs n’en est pas une en réalité. Elle ne procède d’aucune démarche scientifique, d’aucun protocole requis en la matière. Aucun fait avéré qui puisse permettre d’établir un quelconque lien entre les faits imaginaires décrits et le ministre d’Etat Hamed Bakayoko.», explique le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, par ailleurs porte-parole du parti unifié RHDP. Pour le ministre de l’agriculture, certaines personnes tenteraient tout simplement de ternir la réputation du ministre d’Etat, eu égard de son impressionnante ascension sur la scène politique ivoirienne ces dernières années.

Un coup orchestré par ses adversaires politiques ?

«En outre, cet « attentat politique » contre le ministre d’Etat Hamed Bakayoko est une nouvelle preuve que nos adversaires politiques ne se privent désormais plus de rien pour atteindre l’honorabilité et la crédibilité des hauts cadres de notre grand parti. C’est aussi la preuve qu’ils sont en panne d’arguments et de moyens pour contester notre bilan à la tête du pays.  Sinon comment comprendre qu’à quelques mois des élections, leur souci n’est pas de désigner un candidat et de présenter aux Ivoiriens leurs projets de société mais plutôt de monter des laboratoires de fake news comme l’atteste le récent scandale éventé par Facebook, ou de susciter des publications dans des médias pour salir leurs adversaires ?», explique le porte-parole du parti unifié. Hamed Bakayoko figure aujourd’hui parmi les figures de proues du régime actuel en Côte d’Ivoire. Après avoir occupé le poste de ministre de l’intérieur, il a été nommé il y’a deux ans ministre de la défense et récemment premier ministre intérimaire du gouvernement.

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