Katinan Koné annonce le retour de Gbagbo en Côte d’Ivoire

Retour de Gbagbo – il y’a environ deux semaines, la Cour Pénale internationale annonçait un réaménagement des conditions de détention de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, acquittés par les juges de la première instance en janvier 2019. Cette annonce de la CPI a suscité une énorme réjouissance chez les partisans de l’ancien dirigeant ivoirien dont le retour est déjà annoncé par son porte-parole. Selon Katinan Koné, la présence de l’ancien dirigeant ivoirien est un préalable à la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire.

Le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire est de plus en plus plébiscité par ses partisans, surtout après la dernière annonce de la Cour Pénale Internationale. Les juges de la chambre d’appel ont annoncé un réaménagement des conditions de détention de l’ancien dirigeant et Charles Blé Goudé. L’interdiction de voyager qui figurait parmi les restrictions imposées à Laurent Gbagbo ont été levées fin mai dernier. Libre de tout mouvement, l’ancien dirigeant pourrait donc regagner son pays alors que son procès à la Cour Pénale Internationale est encore loin d’être achevé. C’est en tout cas l’analyse faite par nombre de ses partisans communément appelé Gor. Porte-parole de l’ex-dirigeant, Katinan Koné a déclaré que le président de l’ancienne mouvance présidentielle souhaitait revenir en Côte d’Ivoire pour participer à la dynamique de réconciliation nationale, un retour qui reste toutefois hypothétique, malgré l’allègement de ses conditions de détention.

«…le Président Laurent Gbagbo entend retourner en cote d’ivoire. La question ne se pose même pas. Vous savez que la requête pour la levée des conditions, introduite par le Président Laurent Gbagbo, avait pour objectif de lui permettre de rentrer dans son pays. Le Président Laurent Gbagbo avait d’ailleurs tenu à ce que cela soit expressément indiqué dans sa requête. Son but a toujours été de rentrer en Côte d’Ivoire. N’oubliez pas que le Président LAURENT GBAGBO est un homme de devoir et de responsabilité. Il est fondamental, pour lui, de rentrer dans son pays pour participer à la réconciliation nationale. On ne réconcilie pas de loin. Pour le Président Laurent Gbagbo, la réconciliation ne doit pas être un élément de langage ou un slogan politique, mais une réalité à laquelle il entend concrètement participer pour le bien de la Côte d’Ivoire et de tous ceux qui y vivent et qui l’aiment. C’est pourquoi, le retour en Côte d’Ivoire constitue la première priorité du Président Laurent Gbagbo. Je suis convaincu que lorsque le Président Laurent Gbagbo rentrera en Côte d’Ivoire, l’esprit de réconciliation rentrera dans le cœur de chaque Ivoirien.», confiait Katinan Koné, le porte-parole de Laurent Gbagbo. Le retour de Gbagbo et Charles Blé Goudé est de plus en plus évoqué après les derniers revirements à la CPI. La chambre d’appel a décidé de l’allègement des conditions de détention de l’ancien dirigeant et son protégé. Selon le communiqué de la CPI, Gbagbo sera désormais libre de voyager dans les pays ayant reconnu la compétence de la Cour Pénale Internationale, dont la Côte d’Ivoire. Pour le journaliste Said Penda, un retour de l’ex-dirigeant ivoirien dans son pays, avant la fin de son procès, reste utopique.

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Retour impossible de Gbagbo ?

«Pour ce qui est de la possibilité de voyager désormais accordée, les prévenus ne peuvent voyager sans accord prérequis de la CPI qui a restreint leur espace géographique aux États qui reconnaissent la compétente de la juridiction internationale… Pour terminer, il est exclu que la CPI autorise le retour en Côte de laurent gbagbo. En 2016, le président Alassane Ouattara, estimant que les juridictions de son pays sont désormais suffisamment opérationnelles pour juger de toutes les affaires, avait déclaré qu’il ne transférera plus aucun de ses ressortissants à la CPI. Le président Ivoirien s’était ensuite opposer au transfèrement de simone gbagbo à la Cour Pénale Internationale qui la réclamait. Du coup, pour la CPI, il est donc exclu qu’elle autorise un voyage des prévenus vers un pays où il existe un risque qu’on ne les renvoie pas à la Haye.», précise le journaliste Said Penda.

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