Présidentielle 2020 : Gnamien Konan souhaite un report du parrainage des candidats

Parrainage des candidats – Selon le nouveau code électoral mis en place chaque candidat à la présidentielle ivoirienne doit impérativement disposer d’un parrainage pour la validation de sa candidature. En conseil des ministre extraordinaire ce début de semaine, le gouvernement a livré de plus amples informations sur cette disposition essentielle avant la validation de toute candidature par la commission électorale indépendante. Président de la Nouvelle Côte d’Ivoire, Gnamien Konan, transfuge du RHDP, a invité la CEI à surseoir au parrainage des candidats pour la présidentielle d’octobre 2020.

Gnamien Konan souhaite un report du parrainage des candidats à la présidentielle d’octobre 2020 en Côte d’Ivoire. C’est par un communiqué officiel que le président de la Nouvelle Côte d’Ivoire a invité la CEI à surseoir à cette disposition qui figure dans le nouveau code électoral ivoirien. Plusieurs raisons ont été avancées par l’ancien membre du RHDP pour justifier la nécessité de surseoir au parrainage des candidats. Selon le nouveau code électoral, chaque candidat est tenu de recueillir un parrainage pour la validation de son dossier de candidature à la présidentielle d’octobre 2020, une disposition qui favorise peu certains candidats indépendants à cette élection.

«Le Conseil a adopté un décret fixant les modalités d’organisation de la collecte des signatures pour le parrainage en vue de l’élection du Président de la République. Le présent décret est pris sur proposition de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et en application de l’article 54 alinéa 13 du Code électoral, tel que modifié par l’ordonnance n° 2020-356 du 08 avril 2020 portant révision du Code électoral, qui a consacré le parrainage comme condition d’éligibilité à l’élection présidentielle. A cet effet, pour chaque candidat à l’élection présidentielle de 2020, les électeurs qui parrainent doivent être issus de dix-sept (17) Régions ou Districts et représenter au moins 1% de l’électorat pour la Région ou le District concerné.», expliquait le porte-parole du gouvernement dans le communiqué du conseil des ministres extraordinaire qui s’est récemment tenu. Pour le président de la Nouvelle Côte d’Ivoire, la CEI devrait interpeller le gouvernement sur la nécessité de surseoir au parrainage des candidats : «Pour atteindre cet objectif, La Nouvelle Côte d’Ivoire fait les propositions suivantes à l’attention de la CEI. 1 – Faire un rapport au Gouvernement pour lui demander de surseoir à l’étape du parrainage pour l’élection présidentielle d’octobre 2020, pour les raisons évoquées ci-dessus. Surtout qu’en tout état de cause, dans une élection à deux tours, le premier tour tient lieu de parrainage pour tous les candidats. 2- À défaut de surseoir au parrainage, que cette opération soit organisée par la CEI qui invitera à se rendre dans les bureaux de vote, dans le cadre d’un véritable TOUR PRÉLIMINAIRE en une seule journée tous les électeurs à parrainer les candidats en lice.  3- Dans un contexte de confiance qui est loin d’être le cas, nous aurions proposé le vote électronique.», révèle Gnamien Konan dans un communiqué officiel.

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Pourquoi annuler le parrainage en 2020 ?

«L’élection présidentielle du 31 octobre 2020 n’est pas une élection ordinaire. Elle s’organise dans un contexte qui ressemble étrangement à celui d’avant octobre 2010…L’élection à venir, pilotée par une CEI non consensuelle, annonce le schéma du DEUX contre UN, autrement composé. Rien ne nous garantit que la répétition de ce scénario mortifère refermera la parenthèse de 20 ans de crise militaro politique. La crise sanitaire du coronavirus, que personne ne maîtrise, vient compliquer davantage la situation et rend cette élection très spéciale. C’est dans ce contexte très peu rassurant qu’il est imposé aux candidats le parrainage des électeurs, comme condition supplémentaire à satisfaire. Cette nouvelle exigence vient complexifier le processus et réduit les chances d’avoir une élection ouverte à tous. L’échec de d’enrolement, qui n’a enregistré que un million de nouveaux majeurs pour plus de cinq millions attendus, confirme les inquiétudes.», a révélé l’ancien ministre Gnamien Konan dans un communiqué officiel.

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