Doumbia Major recadre sèchement Kémi Seba

Les révélations de Major – Connu pour son franc-parler, le président du congrès panafricain pour le renouveau a consacré ce mardi l’une de ses réflexions quotidiennes à Kémi Séba, panafricaniste engagé dans la lutte pour la fin du Franc Cfa. Il y’a trois ans, le franco-béninois envoyait un symbole fort dans la lutte contre la monnaie coloniale en brulant au cours d’une manifestation, un billet Franc Cfa. Cet acte repris par plusieurs activistes panafricanistes avait remis au grand jour l’avenir de la monnaie coloniale commune à une quinzaine de pays africains. Pour Doumbia Major, le franco-béninois est loin d’être le panafricaniste qu’il prétend.

Les propos de Doumbia Major à l’endroit de Kémi Seba vont certainement fait réagir plus d’un admirateur du franco-béninois en Côte d’Ivoire, et même en Afrique. S’il n’a pas véritablement la sympathie de certains dirigeants africains, notamment au niveau de la sous-région ouest africaine, le franco-béninois est une source d’inspiration pour des milliers de jeunes africains. Il a gagné l’admirateur de certains en envoyant un signal fort dans la lutte contre le Franc Cfa, il y’a trois ans dans la ville de Dakar. Au cours d’une manifestation dans la capitale sénégalaise, le président de l’ONG Urgences Panafricanistes a brûlé en direct un billet de 5000 francs Cfa. Arrêté après une plainte déposée par la BCEAO, l’activiste anti-Cfa, sera expulsé du Sénégal et sera classé sur la liste des persona non grata au pays de la Téranga. Pour Doumbia Major, le président de l’ONG Urgences Panafricaniste est un jeune agité. Le président du CPR va même jusqu’à déplorer le rapprochement entre Kémi Seba et l’ancienne première dame ivoirienne Simone Gbagbo.

«Kemi Seba est un garçon agité qui manque d’intelligence, sinon il comprendrait que le panafricanisme et l’unité de l’Afrique qu’il prône ne peuvent se réaliser sans le préalable de la réalisation de l’unité nationale à l’intérieur des pays africains, et sans l’amour et la fraternité entre les nationaux et les non nationaux au sein même des pays africains.  Or les pro-Gbagbo qu’ils soutient sont des haineux qui, non seulement assimilent d’autres ivoiriens à des étrangers, mais ils développent une haine xénophobe contre d’autres africains, poussant même à brûler des humains vifs, en raison de leurs ethnies ou origines supposées. Quand on veut faire de la politique ou être un leader d’opinion, il y’a un minimum de cohérence qu’il faut avoir dans ses discours et dans ses actes.», a déclaré ce mardi Doumbia Major, le président du Congrès Panafricain pour le renouveau. L’enseignant ivoirien, le virage à 360 degrés pris par le panafricaniste Kémi Seba est la conséquence d’une difficulté d’intégration de ce dernier dans la société française : «Mais il faut comprendre ces jeunes désoeuvrés des banlieues françaises qui ont du mal à s’intégrer socialement dans leur pays la France, ils trouvent dans l’agitation et l’activisme militant, un créneau économique dont ils peuvent vivre. Malheureusement ils le font, sans avoir des valeurs et une base idéologique solide qui auraient pu leur éviter des errements, des incohérences idéologiques et des incohérences dans leurs actes et prises de position, comme c’est le cas de Kemi Seba. Qui en définitive est un vrai gâchis.», poursuit l’opposant ivoirien. L’année dernière, l’activiste franco-béninois avait effectué un passage dans la capitale ivoirienne. Mais son séjour sur les terres ivoiriennes sera écourté suite à son expulsion par les autorités ivoiriennes.

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Expulsé dans la capitale béninoise

«Je viens d’être libéré des locaux de la Direction de Surveillance du Territoire, à Cotonou, après mon expulsion de Côte d’Ivoire par les autorités Ouatarristes et une réunion épique avec le Ministre de l’intérieur Béninois, Sacca Lafia… A Alassane Ouattara, merci, car avec des ennemis comme vous, notre combat n’a pas besoin d’amis. Vous êtes la plus grande preuve de ce que nous dénonçons quotidiennement au sujet du néocolonialisme. Vous ne pouviez pas plus nous aider à illustrer ce qu’est un régime dictatorial, totalitaire, soumis aux intérêts français.», indiquait l’année dernière l’activiste après son expulsion du territoire ivoirien.

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