Liste électorale : le président de la CEI s’explique sur le retrait de Gbagbo

Révision liste électorale – La nouvelle liste électorale ivoirienne comporte plus de 7 millions d’électeurs selon les informations rendues publiques par la commission électorale indépendante. Comme il fallait s’y attendre, cette mise à l’écart de l’ancien dirigeant ivoirien de la liste électorale a suscité une grosse colère chez ses partisans, obligeant le nouveau président de la Commission électorale indépendante à rompre le silence sur le retrait de l’ancien dirigeant ivoirien de la liste électorale ivoirienne dévoilée il y’a quelques jours.

La nouvelle liste électorale en Côte d’Ivoire a été officiellement remise à l’ensemble des partis politiques ivoiriens il y’a quelques jours. Candidat à la présidentielle d’octobre 2010 l’ancien dirigeant ivoirien Laurent Gbagbo ne figure pas sur la nouvelle liste électorale dévoilée par la commission électorale indépendante. Les partisans de l’ancien régime ont tout naturellement crié leur colère après le retrait de leur leader politique de la liste, un retrait qui symbolise par la même occasion sa non-participation à la prochaine présidentielle ivoirienne, comme le souhaitent ardemment ses partisans. Si son procès à la Cour Pénale Internationale n’a pas encore connu son aboutissement, il convient de rappeler que l’ancien président ivoirien est frappé par une peine de 20 ans de réclusion dans son pays, ce qui expliquerait son éviction de la nouvelle liste électorale ivoirienne. Coulibaly Kuibiert, président de la Nouvelle CEI mise en place, a donné de plus amples informations sur cette éviction de l’ancien dirigeant ivoirien de la liste électorale de 2020.

La liste électorale ivoirienne a été mise à jour à l’issue de la révision électorale qui s’est tenu durant le mois de juin. Si de nouveaux électeurs figurent sur la liste, il convient de préciser que certains votants ont été retirés de la nouvelle liste. C’est le cas de l’ancien dirigeant ivoirien Laurent Gbagbo. Après les nombreuses soulevées par son éviction de la nouvelle liste, le président de la CEI a rompu le silence pour donner les raisons qui justifieraient la mise à l’écart d’un électeur de la liste des votants : «II semble que certains citoyens, sur des plateformes de communications nouvelles, exprimeraient leurs inquiétudes quant à la mise en place d’un mécanisme par la CEI, dont l’objectif unique serait de radier frauduleusement d’illustres électeurs de la liste électorale. A notre avis, cette méprise vise uniquement à polluer la compréhension déjà approximative de la population du processus électoral, et nécessite, de ce fait, une explication dont la teneur suit :  Conformément au code électoral, en son article 6, la CEI doit mettre à jour annuellement la liste électorale, en tenant compte des mutations intervenues dans le corps électoral. Par mutations dans le corps électoral, il faut comprendre les changements éventuels intervenus dans le statut des personnes existants déjà sur la liste électorale d’une part et d’autre part, les mutations intervenues dans la situation des citoyens qui viennent pour la première fois s’inscrire sur la liste électorale.», révèle le président de la nouvelle commission électorale indépendante.

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Les raisons de la radiation d’un électeur

«Si l’électeur, à un moment donné, a rempli les conditions pour figurer sur la liste électorale, entre deux cycles électoraux, les causes ayant justifiées son inscription peuvent disparaître , par un ou plusieurs changements intervenus dans son statut, entraînant du coup, qu’il ne puisse plus figurer sur la liste électorale parce que n’en remplissant plus les conditions. D’où la révision annuelle de la liste électorale. Deux cas peuvent entraîner la radiation de l’électeur de la liste électorale consécutivement au changement intervenus dans son statut. Il s’agit du décès de l’électeur d’une part et d’autre part de la déchéance de celui-ci de ses droits civils et politiques.  La liste des personnes décédées est transmise à la commission électorale par le Ministère de l’Administration du territoire, tutelle des centres d’état civil et celle des électeurs déchus de leurs droits civils et politiques, par le Ministère de la justice, tutelle des juridictions, seules habilitées à déchoir le citoyen de ses droits civils et politiques.», révèle le président de la CEI.

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