Doumbia Major souhaite «une mise à l’écart du PDCI du jeu électoral»

Présidentielle en Côte d’Ivoire – Considéré pour l’instant comme le principal parti d’opposition en Côte d’Ivoire, le PDCI entend aller à la conquête du fauteuil présidentiel lors de l’élection prévue dans quelques mois. Pour Doumbia Major, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire ne devrait pas prendre par au jeu électoral qui se profile à l’horizon. Plusieurs raisons ont été avancées par le président du CPR pour cette prise de position assez radicale à l’égard du parti d’Henri Konan Bédié.

La participation du PDCI RDA à la présidentielle d’octobre 2020 en Côte d’Ivoire ne fait aucun doute. A l’issue du congrès qui s’est tenu il y’a quelques jours, le parti a désigné Henri Konan Bédié comme son candidat à la prochaine élection en Côte d’Ivoire. Absent de la commission électorale indépendante formée l’année dernière, le parti d’Henri Konan Bédié s’est vu octroyé un siège au sein de la commission centrale qui passe de 15 à 16 membres désormais. Pour le président du CPR, le Pdci devrait être tenu à l’écart du jeu électoral ivoirien. Doumbia Major, président du congrès panafricain pour le renouveau, explique cette prise de position par les propos tenus l’an dernier par Henri Konan Bédié sur la question de l’orpaillage clandestin, des propos qui avaient été fermement condamnés par le gouvernement ivoirien.

«Nous sommes la gauche humaniste, programmatique, rationaliste et progressiste, nous ne pouvons être en alliance ni avec des éléphants revanchards et boiteux, ni avec des carriéristes incohérents qui trahissent leurs propres convictions et causes pour laquelle ils ont pris les armes, encore moins avec des haineux identitaires qui manipulent les peurs, incitent à la haine ethnique et xénophobe en faisant passer un pan entier de la population pour des étrangers qui dans leur conception, doivent être légitimement victimes d’ostracisme, de ségrégation et d’exclusion.  Le PDCI peut plaider auprès des ambassadeurs ou même auprès de Dieu, mais jamais nous n’accepterons de débats sur la présence de nos trois coalition au sein de la CEI, qu’ils rêvent de voir remplacer par le parti illégal de Gbagbo (masqué sous l’appellation de EDS). Si Gbagbo veut que son parti soit présent au sein de la CEI qu’il le récupère des mains d’Affi N’guessan.  Bien au contraire, nous plaidons pour une mise à l’écart du PDCI, du jeu électoral, car le discours politique de Bédié est aujourd’hui un discours anti-Republicain. C’est un discours d’incitation à la haine ethnique et xénophobe, c’est un discours d’invitation de la population à s’armer pour une guerre civile ethnique et xénophobe, sous le fallacieux prétexte que ses adversaires auraient envoyé des mercenaires étrangers dans le pays pour les tuer en temps opportun.», a déclaré Doumbia Major, le président du congrès panafricain pour le renouveau. Poursuivant, le premier responsable du PDCI souhaite une mise à l’écart d’Henri Konan Bédié, le candidat investi par le Pdci dans cette course à la présidentielle d’octobre 2020.

Bédié devenu ‘‘dangereux pour la paix’’

«Son discours est un discours de manipulation des peurs qui se sert de la théorie d’extrême droite du Grand-Remplacement, en faisant croire que ses adversaires politiques font massivement venir des étrangers pour faire d’eux des ivoiriens, en leur distribuant des CNI à Abobo, pour selon lui,  » faire des ivoiriens des étrangers dans leur propre pays ». D’ailleurs, après ses diffamations et manipulation qui jouent sur cette psychose d’invasion, il affirme que « c’est une chose que nous n’accepterons jamais » .  Un tel individu et un tel parti politique sont sortis du cadre républicain ; Bédié est devenu un individu dangereux pour la paix, pour la cohésion nationale, pour la fraternité et l’amour entre les ivoiriens. Il n’a ni programme de gouvernement cohérent, ni projet de société pouvant conduire notre pays vers le progrès.  Pour nous ce n’est pas un opposant, il a renoué avec l’incitation à haine comme stratégie de conquête du pouvoir et par conséquent, son parti doit être retiré du jeu politique démocratique et républicain.», révèle le patron du CPR.

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