Violences à Daoukro : Doumbia Major attaque Bédié

Candidature de Ouattara – L’opposition ivoirienne continue toujours de protester contre la décision du président ivoirien de briguer un nouveau mandat en Côte d’Ivoire. Selon les chiffres officiels, ces manifestations contre la candidature du président sortant ont fait plusieurs morts, notamment dans la localité de Daoukro, le fief de l’ancien président Henri Konan Bédié, désormais dans l’opposition, suite à son divorce avec Ouattara. Revenant sur les manifestations qui ont émaillé la ville de Daoukro, Doumbia Major s’est de vive voix attaqué à l’ancien dirigeant ivoirien, l’accusant en partie d’avoir posé les germes de ces troubles.

La ville de Daoukro n’est pas restée en marge des manifestations éclatés en Côte d’Ivoire contre le troisième mandat de Ouattara Alassane. Suite au décès de son premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le président ivoirien a été sollicité par les membres de sa formation politique en vue d’une candidature à la présidentielle d’octobre prochain. Pressé par le temps, le RHDP a décidé de porter son choix sur le président sortant pour les élections d’octobre prochain. Cette décision annoncée il y’a environ une semaine, a suscité une colère noire chez certains opposants, qui y voient une violation de la nouvelle Constitution ivoirienne adoptée il y’a quelques années. Les manifestations à Daoukro ont enregistré plusieurs morts et la destruction de nombreux biens matériels. Le siège de la formation politique au pouvoir, a d’ailleurs été saccagé au cours des manifestations. Pour le président du CPR, certaines déclarations d’Henri Konan Bédié seraient à l’origine des récentes violences constatées dans la ville de Daoukro, le fief de l’ancien dirigeant ivoirien et président du PDCI RDA.

«Bédié a posé les ingrédients et les germes de la déstabilisation ethnique de Côte d’Ivoire, c’est quelqu’un qui est contre la paix et la cohésion. Il a tout préparé et il est maintenant assis chez lui à Daoukro comme s’il était innocent, en attendant l’occasion qui mettra le feu aux poudres.  C’est lui qui depuis 1993, souffle les braises de la division dans ce pays. Le voici qui, encore en 2020, est prêt à envoyer le pays dans le brasier d’une guerre ethnique, en guise de cadeau et de diabolique héritage avant sa mort.  Quand nous parlons, nous le faisons sur la base de faits, d’un corpus discursif dont l’analyse est objective et claire. Nous n’inventons pas des discours pour les attribuer à Bedie.  C’est bien monsieur Bédié qui a affirmé récemment que ce sont les étrangers qui vont aux manifestations de ses adversaires, que ce soit à Paris, Sinfra ou Yamoussoukro. Faisant passer, par ses propos, un pan entier de la population pour des étrangers. Il dresse donc une haine xénophobe contre ces derniers. ( Ce sont des faits indiscutables).  C’est bien monsieur Bédié qui a affirmé que ses adversaires ont convoyé des mercenaires étrangers pour tuer les ivoiriens dans les villages et il a affirmé que ces derniers se cachent sous la couverture d’orpailleurs clandestins. Il a invité ses partisans à prendre des dispositions pour y faire face en temps opportun. Il n’y a pas invitation plus claire à s’armer pour faire face à des gens qui seraient là pour nous tuer», a souligné le président du CPR Doumbia Major dans l’une des récentes déclarations. Après les violences de Daoukro, le calme est progressivement revenu suite aux nombreuses médiations, mais surtout grâce à un renforcement du dispositif de sécurité.

L’appel au calme de la gendarmerie

«Le commandant supérieur a affirmé que « ce qui arrive est vraiment regrettable, les différends existent mais qu’ils doivent être résolus ».  Il a également demandé « l’arrêt immédiat de la violence ».  D’un ton martial, il a demandé aux manipulateurs de mettre fin à leurs œuvres de nuisances en prenant soin d’affirmer que certains sont déjà connus et qu’ils seront recherchés, arrêtés et traduits devant la justice.  Quant à leurs complices, il a dit que les enquêtes se poursuivent et que la lumière sera rigoureusement faite pour que chacun réponde de ses actes.», rapporte la gendarmerie dans un communiqué.

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