Côte d’Ivoire : Affoussiata Bamba dénonce le silence de la communauté internationale

Manifestations en Côte d’Ivoire – L’annonce du président ivoirien concernant sa candidature en Côte d’Ivoire a suscité un vent de contestations dans plusieurs localités du pays. Les manifestations contre la candidature de Ouattara Alassane à la présidentielle d’octobre prochain ont fait cinq morts selon un bilan officiel. Depuis Paris, l’ancienne ministre de la communication et proche de Guillaume Soro, Affoussiata Bamba Lamine, a dénoncé le silence de la communauté internationale, notamment la Cedeao.

L’ancienne ministre Affoussiata Bamba Lamine n’y est pas allée de main morte avec la communauté internationale, suite aux manifestations en Côte d’Ivoire contre la nouvelle candidature de Ouattara Alassane. L’ex-députée de la circonscription d’Abobo s’est interrogé sur le silence de la communauté internationale, en l’occurrence la CEDEAO sur les récents évènements en Côte d’Ivoire. L’avocate ivoirienne a également salué la détermination du peuple malien descendu dans les rues pour manifester contre le président IBK. Après plusieurs semaines de manifestations, le président malien a été destitué par un coup d’Etat militaire que la Cedeao et la communauté internationale ont fermement condamné.

«Les organisations Africaines qui sont censées être les émanations de nos peuples et par prolongation les organisations internationales devraient garantir le bon fonctionnement des institutions et se ranger du côté des peuples pour défendre ses libertés lorsque celles-ci sont bafouées !  Lorsque des manifestants ivoiriens aux mains nues sont tombés sous les machettes assassines de la milice appelée « Microbes » de M. Alassane Dramane Ouattara, qu’ont dit la CEDEAO et l’UA ? Quand le régime de Monsieur Alassane Dramane Ouattara a décidé unilatéralement qu’elle ne reconnaissait plus la compétence de la CADHP dans l’affaire de Monsieur Guillaume Kigbafori Soro et ses Proches, qu’ont dit la CEDEAO ou l’ONU ? Quand les manifestants maliens aux mains nues sont tombés sous les balles assassines de M. IBK, qu’ont dit la CEDEAO, l’UA et l’ONU ? Quand Monsieur Alassane Ouattara viole la Constitution pour vouloir briguer un 3ième mandat illégal et inconstitutionnel, en se faisant investir à grands frais de l’État ivoirien, que disent l’UA et l’ONU ? Qui parmi ces organisations lui reproche ce coup d’État constitutionnel, lui qui prétend connaître la Constitution mieux que quiconque ?…Pourquoi un tel silence de la CEDEAO, de l’UA, de l’ONU ?  Les peuples souverains ont le droit et leur mot à dire dans la gouvernance de leur pays et peuvent se lever si tel est leur souhait, pour dire NON à la dictature!  Bravo au peuple malien dans toutes ses composantes qui dans une insurrection populaire, vient de se libérer du joug du Président IBK et de son clan ! Toutes les organisations, de la CEDEAO, en passant par l’UA et les autres qui imposent son diktat au Mali nous montrent clairement qu’ils n’en ont rien à faire des aspirations et du bonheur légitime des peuples Africains qu’ils veulent plutôt voir enchaîner comme des esclaves», a déclaré Affoussita Bamba Lamine, l’ancienne ministre ivoirienne de la communication. Proche de Guillaume Soro, l’avocate a d’ailleurs salué la détermination du peuple malien qui depuis des mois, contestait dans les rues, la gouvernance du président IBK.

Soutien à la révolution populaire au Mali

«C’est une forme de lutte des classes, parce qu’en vérité, ces organisations ne servent qu’à protéger les Chefs d’État et sont totalement déconnectées des peuples qu’elles prétendent pourtant servir. Ces organisations, comme la CEDEAO, ne se sentent concernées que lorsque les privilèges des Chefs d’État sont menacés. Lorsque le peuple est massacré, ces organisations se taisent dans un silence assourdissant, laissant seules aux organisations de défense des droits de l’homme, la responsabilité de le défendre.  On pourrait rire de ce cynisme, si des vies n’étaient pas en jeu ! Il est temps pour nous Peuple Africain de prendre notre destin en main et de briser toutes ses chaînes ! Je soutiens la révolution du Peuple Souverain du Mali», a déclaré l’avocate ivoirienne.

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