Doumbia Major dit ses vérités au cardinal Kutwa

Réponse au cardinal Kutwa – Le patron de l’église catholique en Côte d’Ivoire est récemment monté au créneau pour dénoncer la candidature de l’actuel président ivoirien à la prochaine élection en Côte d’Ivoire. Cette attitude du cardinal a suscité diverses réactions au niveau politique, des réactions mitigées entre soutien et condamnation. Pour Doumbia Major, président du congrès panafricain pour le renouveau, le haut responsable du clergé catholique ivoirien a manqué de sagesse.

Doumbia Major figure parmi les premières personnalités politiques de l’opposition à avoir dénoncé les propos tenus la semaine dernière par le cardinal Jean-Pierre Kutwa. Le chef du clergé catholique ivoirien a, au cours d’une récente déclaration émis quelques réserves sur la candidature du président Ouattara Alassane à la présidentielle d’octobre 2020, soulignant au passage que cette candidature n’était pas nécessaire, au nom de la cohésion sociale et la paix. Cette déclaration du cardinal, considéré comme une prise de position assez politique, a été dénoncée par plusieurs cadres catholiques membres du parti présidentiel. Le porte-parole du parti unifié RHDP, s’est d’ailleurs rendu à la cathédrale où il a produit une déclaration au nom de tous les cadres RHDP de confession catholiques. Membre de l’opposition, Doumbia Major n’a pas manqué de dénoncer les propos tenus par le cardinal la semaine dernière, indiquant que le cardinal avait manqué de sagesse en se prononçant sur la candidature du président ivoirien.

«Je ne peux pas ne pas me tourner avec respect vers le Président de la République, Chef de l’Etat dont la candidature à ses prochaines élections, n’est pas nécessaire à mon humble avis…Son devoir régalien de garant de la Constitution et de l’unité nationale appelle son implication courageuse, en vue de ramener le calme dans le pays, de rassembler les Ivoiriens, de prendre le temps d’organiser les élections dans un environnement pacifié par la réconciliation…En vérité, la réconciliation est plus importante que les élections. Voilà pourquoi, il est totalement erroné de penser qu’il suffit d’organiser des élections, d’en déclarer un vainqueur, pour que les cœurs meurtris soient guéris et que la paix s’installe. J’ose encore une fois nous supplier : laissons-nous réconcilier les uns avec les autres ! Tout le reste ira de soi», a déclaré la semaine dernière le cardinal Jean-Pierre Kutwa, au sujet de la candidature du président Ouattara Alassane à la prochaine élection présidentielle ivoirienne. En réponse à Monseigneur Madjébo, Doumbia Major a indiqué que c’est le cardinal qui avait plutôt profané l’église catholique, et non les cadres RHDP qui ont produit une déclaration de condamnation des propos tenus par Kutwa, dans l’enceinte de la cathédrale du Plateau : «l’esplanade de la cathédrale n’est pas un lieu de culte . Autant pour les salles de réunion de la cathédrale qui sont louées à des profanes pour leurs activités de tous les genres.  Et puis la cathédrale n’est pas la propriété de Kutwa, elle appartient à tous les fidèles qui cotisent, à travers les quêtes, les dîmes et les dons, pour permettre à l’église de continuer d’exister, en offrant le minimum de confort de vie aux serviteurs de Dieu.  C’est Kutwa qui a profané l’église en y faisant de la politique en son sein, et il doit être démis de ses fonctions pour cet acte gauche de prosélytisme politique. Cela est interdit par le code de déontologie de l’église.  Donc c’est normal que les fidèles qui contribuent à le nourrir , lui fassent savoir qu’il ne doit pas utiliser leur lieu commun pour faire de la politique contre leur camp.», explique le président du CPR.

Kutwa démasqué selon Doumbia Major

«Kutwa a manqué de sagesse. Il a voulu se comporter de manière malhonnête, en croyant que cela passerait sans réaction de la part des fidèles, parce qu’il est évêque…Kutwa a juste été exposé comme un sorcier qui pensait qu’il était caché, comme un manipulateur politique, stoppé et dénoncé dans sa tentative de se servir de son autorité religieuse pour faire de la politique contre un camp.», rapporte Doumbia major.

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