Interpellation d’Affi N’Guessan : sa famille privée de sortie ?

Arrestation d’Affi N’Guessan – Président du front populaire ivoirien, Pascal Affi N’Guessan a été interpellé la semaine dernière. La justice ivoirienne a également lancé des mandats d’arrêts contre plusieurs opposants parmi lesquels le président de l’UDPCI. Selon l’un des proches de Pascal Affi N’Guessan, la résidence de l’ex-premier ministre serait encerclée par les forces de l’ordre. Toujours selon le juriste Jean Bonin, les membres de la famille du président du FPI seraient actuellement privés de sortie.

L’interpellation de Pascal Affi N’Guessan, président du front populaire ivoirien, fait encore la une de certains journaux ivoiriens. Après avoir appelé à la désobéissance civile, le président du FPI avait également proposé la mise en place d’une transition politique en Côte d’Ivoire, après la date du 31 octobre. Après un boycott des élections les principaux opposants dont Affi se sont réunis à la résidence du président du PDCI RDA. A l’issue d’une réunion, l’opposition ivoirienne a annoncé la mise en place d’un conseil national de transition. L’appareil judiciaire ivoirien n’aura pas tardé à réagir face à la création de ce conseil national chargé d’organiser la transition en Côte d’Ivoire. Les instigateurs de ce conseil parmi lesquels se trouve Pascal Affi N’Guessan ont pour certains été mis aux arrêts. Selon le juriste Jean Bonin, par ailleurs proche de Pascal Affi N’Guessan, la famille du président du FPI serait actuellement assignée en résidence, privée de la possibilité de sortir.

«Depuis le mardi 3 novembre dernier, l’épouse du président Affi ainsi que ses enfants sont arbitrairement séquestrés dans leur résidence familiale.  Ils ne peuvent ni en sortir ni même recevoir de simples visites. Évidemment, dans une telle situation, après sept jours de séquestration, ils se retrouvent aujourd’hui sans réserves en vivres.  Pire, l’épouse du président Affi, qui souffre d’hypertension artérielle, est également en rupture de médicaments hypotenseurs. Privée de soins et de visite médicale, voudraient-ils atrocement les tuer, à petit feu, que les auteurs de cette abomination ne s’y prendraient pas autrement. De fait, leur est laissé le choix de mourir de faim ou de périr par la maladie. Un cas flagrant de non assistance à personnes en danger.  Dans quelle démocratie une épouse doit-elle payer pour les actes reprochés à son conjoint ? Le châtiment ici qui n’est certes pas corporel n’en reste pas moins une torture psychologique ; acte que réprouvent la morale et le droit.  Dans quel État de droit des enfants doivent ils être privés de leur liberté constitutionnelle d’aller et venir uniquement parce qu’ils sont la progéniture d’un adversaire politique ? Soumettre des enfants à un tel supplice est inhumain et donc indigne d’êtres humains.», a rapporté le juriste Jean Bonin. Outre le président du front populaire ivoirien, certains membres de l’opposition ayant reconnu et participé à la mise en place du conseil national de transition, sont également aux arrêts. Dans un communiqué officiel, le Pdci Rda a exigé la libération des opposants ivoiriens incarcérés ces derniers jours.

Bonin dénonce une violation des droits de l’homme

«Cette façon de violer les droits humains on la retrouve principalement dans les voyoucraties, les criminocraties et les régimes tyranniques. Mon pays, la Côte d’Ivoire, en est-il un ? Cet acharnement sur un homme et sa famille révèle la haine qui anime ce régime, l’aveugle et le rend sourd à tout appel à la raison. Peut-être punirez-vous femme et enfants jusqu’à la 3ème génération afin que soit étanchée votre vampirique soif de sang innocent, de vengeance et de revanche.  Libérez Angeline Kili et les enfants du président Affi ! Libérez les ou alors inculpez les officiellement du neo crime politique d’appartenance à la filiation d’un adversaire politique. Ce qui manifestement est un crime très grave sous le régime de « la Côte d’Ivoire solidaire ». Faites-le, au moins vous aurez ainsi donné une apparente base légale à cette forfaiture déshumanisante qui déshonore encore plus le régime dont le slogan est « vivre ensemble »., rapporte le juriste ivoirien.

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