Cacao : la Côte d’Ivoire et le Ghana font reculer Mars et Hershey

Prix du Cacao – Dans le cadre de la lutte pour un meilleur prix sur le marché, la Côte d’Ivoire et le Ghana avaient décidé de mutualiser leurs efforts face aux grosses multinationales de la filière. Comme il fallait s’y attendre, deux géants de la chocolaterie dans le monde ont décidé de s’engager dans un bras de fer avec les deux plus grands producteurs de cacao de la planète. Grâce à des actions communes, les deux voisins de la sous-région ouest africaine ont réussi à faire reculer les multinationales américaines Mars et Hersey.

Le bras de fer entre les multinationales Mars Hershey et la Côte d’Ivoire, et son voisin du Ghana, tournera finalement à l’avantage des deux plus gros producteurs de Cacao dans le monde. Il y’a de cela quelques jours, les deux géants américains avaient tenté de contourner une taxe à l’importation fixée par les deux pays sur le cacao. Grâce à une action commune, les deux voisins ouest africains ont réussi à avoir gain de cause, face aux grosses multinationales américaines. Pour le journaliste Said Penda, cette victoire, et non des moindres, est le fruit des actions entreprises depuis des années, puis récemment par la Côte d’Ivoire, sous la houlette du président Ouattara Alassane.

«Le Conseil du Café-Cacao (CCC) de Côte d’Ivoire et le Cocoa Board du Ghana, les organes publics qui gèrent les filières cacao de ces deux pays, ont réussi l’exploit de faire reculer Mars et Hershey, deux géants chocolatiers américains parmi les six multinationales qui, à elles-seules, achètent plus de 40% de la production mondiale de fève. Les régulateurs de la filière cacao des deux pays africains ont lancé l’offensive quand les deux mastodontes ont pris la décision de contourner la taxe de 400$ par tonne que l’ensemble des acheteurs de cacao s’était engagé à payer aux producteurs de Côte d’Ivoire et du Ghana afin de garantir un revenu décent à ces derniers. En représailles, les deux pays ont retiré le label « certification de cacao durable », indispensable à ces multinationales qui utilisent cette certification comme argument de vente auprès de consommateurs occidentaux désormais très regardants sur la façon dont sont produites les matières premières agricoles. A peine 48H après cette mesure de rétorsion, les géants chocolatiers annonçaient qu’ils paieront les 400$ par tonne, et le 4 décembre 2020 le label de certification a été de nouveau attribué aux deux compagnies récalcitrantes.  Ce qui vient de se passer est un exploit presque inédit où des pays africains font reculer des multinationales et défendent crânement leurs producteurs.», argumente le journaliste Said Penda. Rappelons que la Côte d’Ivoire et la Ghana sont respectivement les premiers et deuxième producteur de cacao.

Des efforts de Ouattara récompensés ?

«Notons cependant que cette action concertée de la Côte d’Ivoire et du Ghana (1er et 2e producteur mondial de Cacao) qui produisent plus de 60% de la totalité de cacao consommé sur la planète, n’aurait pas pu se faire sous le règne du criminel de guerre gbagbo. En effet, aux commandes d’un régime xénophobe qui avait massacré des milliers de Ouest-africains vivant en Côte d’Ivoire, son pays ne comptait aucun ami parmi ses voisins.  La victoire du cacao africain, à travers la Côte d’Ivoire et le Ghana illustre aussi le leadership éclairé du président Ouattara et son homologue Ghanéen qui ont su mutualiser leur intelligence pour faire face à des multinationales dont l’unique doctrine c’est le profit, rien que le profit. Les deux Chefs d’État ont en effet crée une synergie tant dans la réflexion que dans les actions et faire front commun face à des multinationales qui dictaient leur loi sur le marché du cacao. Désormais, le rapport de forces est peut-être en train de changer.», a poursuivi le journaliste africain. Selon les informations officielles,  le cacao représente un tiers du produit ivoirien brut, comme pour dire que cette ressource est vitale pour l’économie.

Commentaire

0 Commentaire

Vous pouvez aussi aimer