Jean Bonin réagit à la supposée nomination d’Adjoumani et Kandia Camara

Nouvelles nominations au gouvernement – l’information révélée par un média en ligne ivoirien reste encore à confirmer. A en croire le média, Kandia Camara et le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, deux figures de proue du RHDP, seraient sur le point d’être nommées à de nouveaux postes. Selon les révélations du journal en ligne, Kandia Camara devrait être proposée par le parti présidentiel comme présidente de l’Assemblée Nationale. Quant au ministre de l’agriculture, il devrait se voir confier le conseil économique et social.

La réaction de Jean Bonin, à la supposée nomination de Kandia Camara et Adjoumani, ne s’est pas fait attendre. Proche de Pascal Affi N’Guessan, le juriste ivoirien a consacré une analyse aux supposées nominations des deux figures de proues de l’actuel parti présidentiel. Depuis la formation du premier gouvernement de Ouattara Alassane en 2011, Kandia Camara s’est vu confier le poste de ministre de l’éducation nationale. Selon les infos révélées par un média en ligne, des infos qui restent encore à vérifier, la ministre de l’éducation nationale devrait être proposée comme nouvelle patronne de l’hémicycle ivoirien, une nomination qui alimente déjà la polémique. Quant à l’actuel ministre de l’agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, il serait pressenti pour diriger le conseil économique et social, poste qui était auparavant occupé par Charles Diby Koffi, décédé l’an dernier.

«Selon Koaci « Kandia Camara quitte l’Éducation Nationale pour remplacer Amadou Soumahoro à la tête de l’Assemblée Nationale. Adjoumani sera au Conseil Économique et Social ». Ces informations sont-elles avérées ? On le saura bientôt. Il importe cependant de prévenir plutôt que de guérir en dénonçant, de façon préventive, ce qui nous apparaît, si l’information était juste, comme l’exemple même de la promotion de la médiocrité.  Le Chef de l’Etat a toujours cultivé le culte de l’excellence sans pour autant donner un contenu visible à ce concept, un peu comme le mythe de l’émergence à l’horizon 2020, devenu un vain slogan et qui ne verra jamais un début de commencement.  Donner un contenu à l’excellence c’est, d’abord et avant tout, promouvoir les plus compétents aux fonctions en rapport notamment avec leur compétence technique. Qui se plaindrait un Achi Patrick Secrétaire Général de la présidence ! Il est incontestable que le Sieur Adjoumani s’est avéré être un excellent « insulteur » public et une incroyable caisse de résonance de l’orthodoxie de la pensée RDRienne. Pour autant, n’oublions pas que M. Adjoumani est surtout un ministre de la république, en charge de l’agriculture, le pilier de l’économie ivoirienne. C’est donc essentiellement dans ce domaine que sa compétence doit être reconnue.», a déclaré Jean Bonin, proche de Pascal Affi N’Guessan, le président du front populaire ivoirien.

Les chiffres contres Adjoumani

Poursuivant, le juriste ivoirien laisse entendre que les performances économiques actuelles du ministre Adjoumani ne lui permettent pas d’occuper la présidence du conseil économique et social : «Le moins qu’on puisse dire c’est que sa plus-value personnelle au rayonnement tant des ressources animales, halieutiques qu’agricoles ivoirienne est impalpable, tant nous avons reculé, comparativement aux performances antérieures de notre industrie agricole qui faisait la fierté des Ivoiriens.  Quelles sont donc les  performances qui lui valent d’être (peut-être) promu président du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), une institution de la république ? Laissons donc parler les chiffres clés de notre secteur de l’agriculture…D’apres les statistiques du Port Autonome d’Abidjan (PAA), sur les 4 premier mois de l’année 2020, les exportations de caoutchouc naturel ont enregistré une hausse par rapport aux 4 premiers mois de l’année 2019, à 422 721 tonnes. C’est son seul fait d’arme.  Malheureusement, sur la même période, en dehors du caoutchouc, toutes les autres grandes matières premières agricoles ont baissé. Ainsi, les exportations de fèves de cacao ont reculé de 3% par rapport à la même période en 2019, à 1 251 199 tonnes (t). La baisse a été encore plus forte, de l’ordre de 14% à 222 782 t, pour les produits semi-transformés du cacao, notamment la poudre et le beurre.», explique le juriste ivoirien.

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