Législatives 2021 : le FPI et le PDCI en désaccord

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Elections législatives en Côte d’Ivoire – le front populaire ivoirien a officiellement annoncé sa participation aux prochaines élections législatives. Mais on est bien loin des espoirs d’une coalition nourrie par les opposants ivoiriens, notamment Pascal Affi N’Guessan et Henri Konan Bédié, le président du PDCI RDA. Après des rencontres infructueuses, le front populaire ivoirien tendance Affi a décidé d’aller aux législatives avec une liste différente.

A l’approche de la date limite de dépôt des candidats, toujours aucun accord entre les partis politiques d’opposition. Si certains s’attendaient à voir le PDCI et le FPI conduire des listes communes dans certaines circonscriptions, les deux formations conduiront des listes différentes lors des législatives auront lieu en mars prochain. Faute d’un accord avec le PDI RDA d’Henri Konan Bédié, le parti de Pascal Affi N’Guessan a décidé de former une nouvelle coalition pour aller aux prochaines élections législatives. Il convient de rappeler que l’opposition ivoirienne reste divisée sur la question d’une participation aux législatives. Certains opposants, notamment Guillaume Soro ou encore Charles Blé Goudé, deux personnalités politiques hors du pays depuis plusieurs mois. Charles Blé Goudé a par ailleurs annoncé la fin de sa collaboration politique avec la plateforme CDRP d’Henri Konan Bédié, estimant que les législatives n’étaient pas la priorité du moment.

«Le Front populaire ivoirien (Fpi) a exprimé sa volonté de participer aux élections législatives de mars 2021. A cet effet, le parti a répondu favorablement à l’appel du gouvernement pour le dialogue politique afin que les conditions d’une élection transparente dans un environnement apaisé soient créées. Au plan tactique, le FPI a fait le choix de participer aux législatives dans le cadre de la plateforme des partis de l’opposition pour conforter les chances de victoire de l’opposition à ces élections. Cependant, le FPI constate, malheureusement, qu’au lieu d’une liste commune de l’opposition qui mutualise les compétences diverses, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), à travers la plateforme CDRP dont il est le référent, et EDS ont fait le choix d’une collaboration entre leurs deux organisations politiques, excluant ainsi le principe d’une démarche consensuelle. Après plusieurs demandes insistantes relativement à l’application du principe de la liste commune, le Président du FPI, Pascal  Affi  N’Guessan, s’est résolu à rencontrer le président Henri Konan Bédié pour lui faire part de sa préoccupation de voir aboutir le processus d’élaboration d’une liste de l’ensemble des plateformes de l’opposition. Le principe d’une réunion ayant été acquis, un comité électoral regroupant les représentants des partis de la plateforme, à l’exception des partis ayant décidé de ne pas participer aux élections législatives, a été mis sur pied, et une séance de validation a été convoquée, le samedi 16 janvier, à 9 h00, au siège du PDCI .», rapporte le front populaire ivoirien dans un communiqué. Mais l’entente tant espérer n’aura pas lieu entre les deux formations politiques : «Fort curieusement, le PDCI arguant de l’absence de EDS à la séance de validation des candidatures, a demandé de sursoir aux travaux qui avaient commencé et proposé le report pour le lendemain, au motif que ni le PDCI ni EDS n’étaient prêts. Requête à laquelle ont accédé les autres partis, membres des autres  plateformes de l’opposition. Le lendemain dimanche 17 janvier, le même stratagème a été reconduit, cette fois ci, en présence de EDS pour faire le constat d’une autre tentative infructueuse. A 48 heures du dépôt des dossiers de candidatures, le FPI ne saurait se laisser abuser par des manœuvres dilatoires.», a fait savoir le front populaire ivoirien.

Une liste sans la plateforme de Bédié

«Le FPI informe par la même occasion l’ensemble de nos concitoyens qu’une liste issue d’échanges entre deux plateformes au mépris des autres plateformes qui n’y ont pas été associées ne saurait être opposable aux autres partis et encore moins incarner les aspirations de toute l’opposition, sauf à vouloir tronquer la réalité et consacrer une démarche hégémonique préjudiciable à l’autonomie des partis représentés dans les plateformes.», rapporte le FPI.

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