Législatives à Agboville : Fleur Aké déboutée par le Conseil Constitutionnel

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Résultats du scrutin – convaincue de sa victoire, la candidate indépendante Fleur Aké M’Bo avait adressé un recours au Conseil Constitutionnel après les résultats provisoires communiqués par la commission électorale indépendante, des résultats qui donnent gagnant l’ancien ministre Adama Bictogo. Le recours auprès la plus Haute Instance Juridique du pays n’aura rien changé au sort de l’indépendante.

Fin du débat sur les résultats des législatives dans la circonscription d’Agboville. La commission électorale indépendante, instance dirigée par Coulibaly Kuibiert, avait proclamé la victoire d’Adama Bictogo, l’un des caciques du régime actuel. Mais la candidate indépendante Fleur Aké M’Bo, soutenue par le PDCI et le mouvement politique EDS, avait refusé de reconnaitre les résultats provisoires, estimant que des fraudes avaient été commises. Son recours adressé au Conseil Constitutionnel ne changera rien à l’issue des résultats communiqués par la commission électorale indépendante. A l’issue du verdict rendu par le Conseil Constitutionnel, la candidate indépendante reste toujours ferme sur sa position. Sans adresser ses félicitations à son adversaire, Fleur Aké M’Bo a tout de même souhaité bon vent au directeur exécutif du RHDP, le ministre Adama Bictogo. Rappelons que le candidat RHDP Siandou Fofana avait aussi introduit un recours dans la circonscription de Port-Bouët. Mais le Conseil Constitutionnel a confirmé la victoire du candidat PDCI Emmou Silvestre.

Le verdict du Conseil Constitutionnel concernant les recours des législatives en Côte d’Ivoire vient de tomber. Le candidat RHDP Siandou Fofana, ministre du tourisme, qui rappelons-le, s’était déclaré vainqueur des législatives dans la circonscription de Port-Bouet, n’a pas eu gain de cause. Même son de cloche pour la candidate indépendante Fleur Aké M’Bo dans la circonscription d’Agboville. Sa réaction après le verdict du conseil Constitutionnel n’aura pas tardé : «Nous nous attendions à ce que le Président et les juges siègent pour délibérer et vider le contentieux mais nous sommes surpris comme vous d’apprendre par les médias la décision du Conseil Constitutionnel. De report en report, le RHDP réussi à tordre le cou de la Loi. Nous doutions certes de la partialité du Conseil Constitutionnel mais nous nous sommes légitimement dit que l’ampleur des irrégularités permettrait, à défaut de déclarer un vainqueur, d’ordonner au moins par un sursaut de lucidité et un élan d’indépendance, la reprise de l’élection comme notre requête le recommandait. Pour une question d’éthique en politique, nous espérions que le DROIT soit dit. Hélas !  Parlant du fond de ma requête, doit on valider des PV sans stickers ? A quoi sert il  donc d’en acquérir si on peut aisément s’en passer alors que le Président de la CEI prétend le contraire et argue que l’utilisation de ces hologrammes ( stickers ) constitue un moyen supplémentaire de transparence ?  Qu’est ce qu’on fait quand plus de 50 % des PV sont sans stickers, donc non valides ?  Doit on quand même valider la « victoire » d’un candidat en dépit des graves irrégularités entachant irrémédiablement la sincérité du scrutin ?», s’interroge la candidate malheureuse aux législatives.

Refus de féliciter Bictogo

Persuadée de sa victoire, en dépit du verdict du Conseil Constitutionnel, la candidate Fleur Aké M’Bo a refusé d’adresser ses félicitations au vainqueur, à savoir le ministre Adama Bictogo : «Certains des miens, m’ont suggéré de féliciter au nom des codes politiques le « vainqueur », est-il moralement indiqué de féliciter quelqu’un qui a perdu et qui s’est vu déclaré vainqueur par des institutions aux ordres ? Ne faisons pas nous prime à la forfaiture en empruntant le chemin de l’hypocrisie ? Mon éducation ne me permet pas de féliciter celui qui n’a pas de mérite.  Par contre, je lui souhaite bon vent et j’espère qu’il aura pour cette législature un peu de temps pour défendre le pouvoir d’achat des populations, dénoncer les problèmes de l’enseignement, s’insurger contre la politique de santé qui est mauvaise et interpeller le gouvernement sur les problèmes de drogue et de sécurité publique.», lance la candidate malheureuse.

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