Révision constitutionnelle en Guinée : Alpha Condé seul contre tous

Troisième mandat en Guinée – Le président guinéen a officialisé depuis quelques mois son intention de réviser la constitution de son pays, une révision qui lui permettrait de briguer un nouveau mandat constitutionnel en Guinée, le troisième pour être plus précis. L’opposition guinéenne qui rejette l’idée d’un nouveau quinquennat du dirigeant guinéen, appelle organise régulièrement des manifestations pour marquer son refus à ce projet par le dirigeant guinéen, projet qui divise même au sein de son propre camp. A ce jour, trois ministres du gouvernement guinéen ont rendu leur démission, signe de leur opposition au troisième mandat que compte briguer le président guinéen. Préoccupé par la situation qui prévaut en Guinée, la communauté Internationale a invité le gouvernement et l’opposition à privilégier la voie du dialogue pour sortir de la crise politique actuelle.

La révision constitutionnelle en Guinée suscite de vives tensions entre l’opposition guinéenne et le pouvoir actuel depuis des mois. Après avoir longtemps entretenu le mystère autour de son projet, Alpha Condé a déclaré sur les antennes publiques son intention d’organiser un référendum en vue d’une révision de la Constitution actuelle du pays. Depuis lors, la contestation ne faiblit pas en Guinée, l’opposition étant opposée à l’idée d’une révision de la constitution guinéenne, révision dont le but inavoué n’est autre que le désir du président de briguer un troisième mandat dans son pays. Face aux pressions de la rue et de la communauté internationale Alpha Condé a décidé de reporter de deux semaines l’organisation des législatives couplées au référendum sur la révision constitutionnelle. Au sein du pouvoir en place, la révision constitutionnelle divise. Rappelons que trois ministres du président guinéen ont déjà rendu leur démission, marquant ainsi leur opposition au référendum que souhaite organiser Condé pour légitimer son troisième mandat. Pour le journaliste Said Penda, la communauté internationale a déjà invité le dirigeant guinéen à renoncer à son projet de briguer un troisième mandat.

Alpha Condé ira-t-il au bout de son projet de révision constitutionnelle en Guinée ? Si le président guinéen a reculé en reportant l’organisation des législatives couplées au référendum tant controversé, pour l’heure aucune déclaration du dirigeant guinéen sur son troisième mandat. Mais l’étau se resserre fortement autour d’Alpha Condé, sur le plan national comme sur la scène internationale, comme l’a récemment indiqué le journaliste Said Penda : «Le président guinéen a finalement été contraint de reporter les législatives qu’il avait décidé de coupler avec un référendum sur la constitution dont le but est vraisemblablement de lui permettre de rester président à vie, comme l’envisageait blaise compaoré et tel que l’a réussi paul biya. C’est finalement le refus de toutes les organisations (Francophonie, Union Européenne, CEDEAO, etc.) de cautionner par leur présence un processus électoral vicié qui a contraint alpha condé à renoncer. Depuis l’arrivée au pouvoir du président guinéen, c’est souvent par l’arrogance et la condescendance qu’il répond à tous ceux qui lui portent conseil et l’appellent à la raison. Le verbe haut, le président condé distribue injures et remontrances: un jour ce sont des journalistes, un autre ce sont les organisations de défense des droits humains. Ses invectives à l’égard des opposants sont quasi-quotidiennes.», a déclaré le journaliste africain.

Les recommandations de la communauté internationale

«Selon des informations de sources crédibles, le groupe des Chefs d’États mandatés par la CEDEAO était chargé de demander à alpha condé:
1- de reporter les législatives jusqu’à l’adhésion de toutes les forces politiques au processus;
2- de faire une déclaration publique annonçant qu’il ne briguera pas un 3e mandat.
La CEDEAO se joint donc aux USA et à la France, qui ont déjà appelé le président guinéen à ne pas briguer un 3e mandat.»
, a indiqué le journaliste Said Penda. A l’issue de cette réforme constitutionnelle, le président guinéen devrait être éligible en Guinée pour un troisième mandat. Fragilisé sur la scène internationale, le président guinéen peine à faire l’unanimité dans son propre camp, puisque trois ministres guinéens ont déjà rendu leur démission du gouvernement.

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