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Vincent Aboubakar

La carrière de Vincent Aboubakar permet dans cette biographie de le comparer aux anciennes stars du football camerounais comme Roger Milla, Patrick Mboma ou Samuel Eto’o Fils, Vincent Aboubacar porte sur ses épaules tous les espoirs d’un peuple. L’histoire glorieuse de l’équipe nationale du Cameroun, plus encore que l’impératif de résultats, le pousse sans cesse à se surpasser pour honorer les couleurs qu’il porte.

Bien que les Lions Indomptables ne fassent plus autant trembler l’adversaire, Vincent Aboubakar et les siens ont quand même réussi à étoffer le palmarès de leur pays avec un 5e trophée continental. Vincent Aboubakar endosse plus que jamais le statut de cadre des Lions Indomptables après son but victorieux contre l’Egypte cette année en finale de la CAN. A seulement vingt-cinq ans, il continue encore de gravir les échelons qui le mèneront certainement au sommet du football africain.
Vincent Aboubakar est parti de sa ville natale au nord du Cameroun pour atteindre aujourd’hui le club phare du Portugal, le FC Porto, où son talent de buteur semble enfin exploser. Son parcours, jusqu’ici en dents de scie, ne l’a pas du tout découragé. Cette saison, il fait grand étalage de l’instinct de buteur qu’on soupçonnait en lui. En s’offrant le scalp de certaines équipes comme l’AS Monaco, le Camerounais marque les esprits. En championnat, Porto trône avec 40 points et le joueur camerounais compte pour l’instant 13 buts en 19 journées. En Champions League il figure parmi le top 10 des meilleurs footballeurs artificiers de la compétition. Seul ombre au tableau, l’élimination précoce dans la course à la qualification pour la coupe du monde 2018. Vincent Aboubakar et les Lions Indomptables sont éliminés par le Nigeria qui fait son grand retour sur la scène africaine. Voyons maintenant tout le parcours de Vincent Aboubacar, petit joueur du Coton Sport de Garoua devenu grand buteur au FC Porto.

Sommaire :
Enfance et premiers pas au Cameroun
Des débuts en demi-teintes avec Valenciennes
Une carrière appréciable avec Lorient FC
Les expériences turque et portugaise
Vincent Aboubakar et l’équipe du Cameroun

Enfance et premiers pas au Cameroun

Vincent Aboubakar est né le 22 janvier 1992 à Garoua, la capitale de la région nord du Cameroun et le chef-lieu du département de la Bénoué. Sixième d’une famille de sept enfants, Vincent Aboubakar manifeste très tôt un vif intérêt pour le football. Les exploits de l’équipe nationale attise des ambitions chez la plus part des jeunes Camerounais dont Vincent Aboubacar. Les Joseph Antoine Bell, Roger Milla ou, tout près de nous, Samuel Eto’o sont autant de référence pour l’adolescent qu’il est. Très jeune, il est repéré par le club phare de la région, le Coton Sport de Garoua. Ainsi, à l’âge de 14 ans, il se laisse séduire par l’aventure footballistique malgré quelques réticences de ses parents. Pourtant, sa famille le pousse à poursuivre ses études aux dépens du football. Très consciencieux, le jeune Vincent Aboubakar préfère se donner toutes les chances. En effet, tout en suivant sérieusement ses études, il rejoint les équipes juniors du Coton Sport de Garoua pour débuter sa formation en football. Très vite il s’impose comme une valeur sure de son club nordiste et fait bientôt ses premiers pas en élite One, la première division du Cameroun. Lors de la saison 2008/2009, il évolue avec l’équipe senior du club, alors habitué à jouer le haut du tableau. Il s’adapte rapidement aux exigences du football professionnel et devient meilleur buteur du championnat national, l’Elite One. Cette même saison 2009/2010, il porte son équipe au titre suprême, celui de champion du Cameroun. Naturellement, la presse locale et les dirigeants du football national le comparent à de glorieux prédécesseurs tels que Samuel Eto’o. On commence à voir en lui un digne successeur de Samuel Eto’o Fils, à une époque où les buteurs étaient espèces rares au pays. Le championnat camerounais n’est plus taillé à la mesure de son talent. Ses prestations, toujours conclues de buts, poussent les recruteurs internationaux à mettre le grappin sur lui le plus tôt possible. C’est ainsi que les clubs français furent les premiers à le solliciter pour une aventure internationale. Ses parents sont maintenant convaincus de la voie qu’il s’est choisi. Leur fils Vincent commence à gravir les marches qui mènent à la reconnaissance nationale.

Des débuts en demi-teintes avec Valenciennes

Valenciennes FC est le premier club européen à détecter son talent depuis le Cameroun. C’est donc raisonnablement qu’il débarque en France lors de la saison 2010/2011. Il joue son premier match avec Valenciennes, le 7 août 2010, en rentrant en jeu face à l’OGC Nice lors du match d’ouverture de la saison. Après ce match, il fait d’autres apparitions mais ne sera jamais titularisé. Il connait sa première titularisation avec Valenciennes le 26 octobre 2010, à l’occasion des huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Lors de ce match qui opposait son club à Boulogne-sur-Mer, il inscrit ses premiers buts, plus exactement un triplé. Ce triplé permet à son club de se qualifier sans grandes difficultés pour les quarts de finale de cette compétition avec un score conséquent de 4 buts à 0. En revanche, en Ligue 1, il lui a fallu attendre le 11 décembre 2010 pour marquer son premier but. De surcroit contre qui ? Contre le Paris Saint Germain, un club historique de France. Néanmoins Valenciennes s’incline 2 buts à 1 face à ce PSG pré-qatari. Malheureusement, ce sera son unique but de la saison car le jeune Aboubakar Vincent est utilisé comme un remplaçant tout au long de l’année. Cette même saison, Valenciennes lui consacre un documentaire intitulée « Quand l’agneau veut devenir un lion », de quoi à motiver Vincent Aboubakar pour sortir davantage les crocs. Lors de la saison 2011-2012, il aura l’occasion de jouer un peu plus avec l’arrivée d’un nouvel entraineur, Daniel Sanchez, et la blessure de l’attaquant Grégory Pujol. Ainsi Vincent Aboubakar bénéficie de plus de temps de jeu. Le 16 octobre 2011, il marque son premier doublé en Ligue 1 lors de la victoire 3 buts à 0 contre le FC Sochaux. Au cours de cette saison, il inscrit seulement 6 buts quoiqu’il ait eu la possibilité de jouer à son poste préférentiel, celui d’attaquant de pointe. Lors de la saison suivante 2012-2013, il inscrit un doublé contre le FC Lorient et contribue au large succès de son club qui s’impose finalement par le score de 6 buts à 1. Ces deux buts seront les seuls qu’il marquera durant tout le championnat cette année. De fait, ses performances ne convainquirent pas les dirigeants valenciennois qui rompirent son contrat. En fin d’engagement en 2013, il rejoint le FC Lorient, sa victime de l’année précédente, pour trois saisons. Vincent Aboubakar plie donc bagages pour le FC Lorient. Là-bas, il connaitra un sort bien plus reluisant. Il fait un début de carrière très remarquable comme s’il avait enfin trouvé ses repères.

Une carrière appréciable avec Lorient FC

Contrairement au Valenciennes FC, le FC Lorient offre à Vincent Aboubakar un environnement idéal pour exprimer son talent. Contre toute attente, en effet, le Camerounais est transfiguré. Alors qu’on croyait qu’il ne s’en sortirait plus en France, le club lorientais le relance complètement. Très rapidement il s’impose comme un titulaire indiscutable à la tête du club, fort de son talent qui met tout le monde d’accord. Le 31 août 2013, face à son ancien club Valenciennes, il a l’occasion de prendre sa revanche. Comme c’est le cas très souvent le joueur fait très mal à l’équipe qui l’a mis à la porte. Il marque l’unique but du match, la cerise sur le gâteau. Dans le nouveau registre de 4-4-2 mis en place par Lorient, Vincent Aboubacar s’épanouit. Preuve de ses prouesses, il met un doublé après seulement treize minutes de jeu face à Evian Thonon Gaillard. Lorient FC s’imposera par le score de 4 buts à 0. Il inscrit régulièrement des buts et s’impose comme le 2e meilleur buteur de Ligue 1 derrière un certain Zlatan Ibrahimovic avec 16 buts en 32 matchs de championnat. C’est un exploit personnel pour lui après des années d’errance à Valenciennes FC. De fait, ses échecs précédents n’étaient pas dus à son manque de talent, mais à son environnement et à son positionnement sur le terrain. Cette saison à Lorient FC est décisive pour lui car elle lui offre plus de visibilité au niveau européen. Bientôt il attire la convoitise de certains clubs européens de renom dont le FC Porto. Ce club a fourni au continent européen des joueurs de talents mais aussi des entraineurs qui ont fait et font encore les beaux jours des plus grands clubs européens. A Porto, il débarque pour enfin montrer toute l’étendue de son talent à l’Europe. Le 24 août 2014 donc, Vincent Aboubakar quitte donc Lorient pour signer un contrat de quatre ans avec le FC Porto pour un montant de trois millions d’euros.

Les expériences turque et portugaise

Le FC Porto porte un vif intérêt pour l’attaquant camerounais Vincent Aboubakar au point de se plier aux règles de la clause libératoire soumise par Lorient FC. De fait, le FC Porto jugeant Vincent Aboubacar très prometteur, porte à 50 millions d’euros la clause libératoire. Face à un tel intérêt et une somme aussi alléchante, le FC Lorient ne peut que se résoudre à laisser partir son serial buteur. Le Camerounais arrive donc dans le club portugais par la grande porte. Mais le FC Porto n’est pas le FC Lorient. Ce club portugais est un habitué des grandes compétitions européennes. De ce fait, il compte en son sein des joueurs de standing international comme Jackson Martinez, le colombien. Ce dernier est un concurrent de taille au point que la première saison de Vincent Aboubacar est très compliquée dans la capitale portugaise. En championnat, il ne marquera que quatre buts et jouera. En même temps, il livrera trois bons matchs en ligue des champions. Justement, lors de sa première apparition dans cette compétition, le 17 septembre 2014, il réussit à marquer un but quelques minutes seulement après son entrée en jeu face au club biélorusse du Bate Borisov. Malheureusement, tout comme à Valenciennes, Vincent Aboubakar n’arrive pas à mettre tout le monde d’accord sur son talent. C’est donc logiquement qu’il sera prêté au club turc du Besiktas avec une option d’achat de 10millions d’euros. A Istanbul, il retrouve quelques sensations comme à Lorient. Le 19 octobre 2016, en Ligue des Champions, il inscrit un doublé à San Paolo en Italie et permet à son équipe de remporter la rencontre aux dépens de Naples sur le score de 3 buts à 2. Le 23 novembre de la même année, il marque un but en fin de match, permettant au Besiktas d’arracher le match nul (3 – 3) contre le Benfica, grand rival de son ancien club le FC Porto, dans le championnat portugais. Le Besiktas termine donc 3e de sa poule de Champions League et est naturellement reversé en Europa League. Grâce à son expérience avec le club d’Istanbul en Turquie, l’attaquant camerounais retourne au FC Porto, pour cette fois ci jouer en titulaire. La saison 2017/2018 au FC Porto est un succès car l’attaquant a réalisé des matchs remarquables. A l’issue de la phase aller de la Liga NOS, première division portugaise, Vincent Aboubacar est le 2e meilleur buteur avec 13 buts, le premier étant Jonas du Benfica (19 buts). En Ligue des Champions, avec 5 buts en 6 journées, il est le 7e meilleur buteur. Ses performances, notamment face aux Français du Monaco FC, permettent au FC Porto de finir 2e de la poule G avec 10 points, derrière son ancienne formation, le Besiktas qui totalise 14 points. Fort ce cela, le FC Porto affrontera, le 14 février prochain, les Reds de Liverpool lors des 8e de finale de la Ligue des Champions. Vraisemblablement, c’est la saison de la confirmation pour l’ancien sociétaire du Coton Sport de Garoua. Vincent Aboubakar est au sommet de sa gloire à 25 ans et il a encore l’avenir devant lui. Ses prestations au FC Porto font de lui, aujourd’hui, l’un des internationaux camerounais les plus prometteurs. En club comme en sélection nationale, Vincent Aboubakar fait l’unanimité. Chez les Lions Indomptables, tous les espoirs reposent sur ses épaules car le Cameroun jouit d’une longue réputation de pays de grands buteurs. Il s’inscrit donc dans la lignée de glorieux joueurs tels que Patrick Mboma ou Samuel Eto’o, l’ex joueur du Barcelone FC et de l’Inter de Milan.

Vincent Aboubakar et l’équipe du Cameroun

L’aventure de Vincent Aboubacar avec les Lions du Cameroun commence dès ses dix-huit ans. De fait, ses ravages dans le championnat du Cameroun au sein du Coton Sport de Garoua le font bien voir auprès des dirigeants de l’équipe nationale de son pays. En 2010, en prévision de la coupe du monde, il est présélectionné par le DTN. Le 29 mai 2010, les Lions affrontent la Slovaquie en match amical. C’est le baptême de feu pour Vincent Aboubakar avant le départ pour l’Afrique du sud. Là-bas il devient, à dix-huit ans, l’un des plus jeunes joueurs de tous les temps de la compétition. Dès lors, il s’impose petit à petit au sein de l’équipe nationale pour endosser, après la retraite internationale des anciens, l’attaquant titulaire des Lions Indomptables. De 2012 à 2015, l’équipe nationale du Cameroun expérimente la traversée du désert. Ses résultats ne sont pas à la hauteur de sa réputation et l’équipe n’inspire plus respect. Le pays réussit quand même à se qualifier pour la coupe du Monde au Brésil en 2014 qui ne compte plus ses joueurs aux ballons d’or. Lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2017, le Cameroun revient en force, à la surprise générale. De fait, au moment où on s’y attendait le moins, les Lions Indomptables remportent leur cinquième trophée en venant à bout de leur bête noire, l’Egypte. Ce dernier faisait également son grand retour sur la scène africaine après des années de morosité. Vincent Aboubakar, alors joueur du Besiktas en Turquie, fait son entrée dans la compétition lors du 2e match contre la Guinée-Bissau. Les Lions Indomptables s’imposent 2 buts à 1 sans que Vincent Aboubacar ne marque. Il ne marquera pas non plus lors des prochains matchs jusqu’en finale contre l’Egypte. Compte tenu de ses résultats en demi-teinte, l’ancien joueur du Coton Sport de Garoua n’est pas titularisé. Il ne rentre qu’en seconde. A l’aide d’un magnifique enchainement fait de coup de sombrero, il permet à son pays d’inscrire un deuxième but. Finalement le Cameroun s’impose en toute fin de partie grâce à ce but salvateur de Vincent Aboubakar. Avec son but messianique, il permet au pays de décrocher son 5e trophée et confirme que les grands joueurs, même dans le mou, se montrent toujours redoutables lors de grandes rencontres. Il est accueilli au Cameroun, avec ses coéquipiers, en héros national. C’est à ce titre qu’il retourne au Besiktas afin de poursuivre sa carrière en club. Bien que loin encore de stats d’un Samuel Eto’o, Vincent Aboubakar peut se targuer au moins d’une carrière déjà mémorable à seulement 25 ans.

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