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Le manioc : un légume dans « toutes les sauces » en Côte d’ivoire

Le manioc est l’un des produits alimentaires les plus prisés de Côte d’ivoire.

Il se retrouve dans de nombreuses préparations ivoiriennes à tel point qu’on dit qu’il est comme dans « toutes les sauces ». Ce tubercule se cultive essentiellement dans le sud et l’est du pays là où la terre lui est très fertile, mais sa consommation se répartit équitablement sur l’ensemble du territoire. On retrouve même des dérivés de ce féculent or de Côte d’ivoire c’est-à-dire dans la sous-région ou même en Europe.

Le manioc est un produit alimentaire qui est utilisé dans plusieurs mets en Côte d’ivoire. De ce fait il prend presque toutes les formes : poudre, amidon, pâte, bouille et même ses feuilles servent à préparer une sauce bien connue dans l’est du pays. Mais ici nous nous contenterons d’énumérer les possibilités alimentaires du tubercule.

Boule Boule, l’amuse-gueule

Le boule boule est un amuse-gueule typiquement ivoirien. Il est fait avec le tubercule de manioc moulu. Avec la pâte, du poisson et de l’oignon on fait de petite boulette en forme de bille qu’on fait griller. Une fois cuit on les sert le plus souvent avec du coco râpé en petits morceaux. C’est un petit délice qu’on s’achète au détour d’une rue comme à Saint André à Yopougon où toute une file de femmes en vend.

Placali ou l’amidon cuit

Le placali est un plat ivoirien qu’on consomme avec de la sauce graine, arachide, gombo ou autre, c’est selon. Il s’obtient en faisant bouillir la pâte de manioc appelée amidon. Lorsqu’elle est cuite, à base d’eau bien sûr on en fait des boules qu’on dispose dans une assiette. Cette pate peut se déguster avec différentes sauces dont certaines sont citées plus haut.
*Pain made in Ivory Coast
Le tubercule de manioc sert aussi à fait du pain. En effet tous les pains consommés en Côte d’ivoire ne sont pas seulement à base de blé. Il y aussi de la farine de manioc qui sert à produire un pain tout aussi croustillant et délicieux.

Attiéké, Atchoukou et Garba

Ces repas sont à peu près des cousins car leur préparation est similaire. D’abord l’Atchoukou est de l’attiéké sous une autre forme. Il est fait à base de farine de manioc cuit sous vapeur comme l’attiéké, sauf qu’ici il est cuit à petite portion dans des feuilles. Ces pâtes ainsi cuites sont arrosés d’une sauce aubergine mélangée au poisson. Un vrai régal qu’on ne retrouve plus trop de nos jours, mais à force de chercher on en trouve forcement chez une femme qui en fait encore. Ensuite l’attiéké est de la farine de manioc cuit à vapeur tout comme le Garba. La différence est que l’attiéké intègre plus de condiments comme assaisonnement et qu’il est, le plus souvent, servi par les femmes alors que le garba est la propriété des hommes généralement des ressortissants nigériens appelés haoussa. Très important à savoir, le garba se mange avec du thon quand l’attiéké utilise d’autres poissons.

Foutou manioc et banane

Le tubercule de manioc sert aussi à faire du foutou, une sorte de boulette pilée au mortier (instrument de cuisine africain). Le tubercule cuit est mis dans ce mortier puis transformé en pâte seul ou avec de la banane cuite aussi et enfin enjolivé en boulettes comme le placali. Il se mange avec de la sauce aussi, pratiquement les mêmes que le placali. Mais le tubercule cuit simplement peut aussi servir d’aliments même s’il est moins apprécié sous cette forme que d’autres féculents comme l’igname ou la banane.
Le tubercule de manioc est aux repas ivoiriens ce que le beurre de karité est à la médecine traditionnelle. Il se retrouve dans plusieurs plats ivoiriens ce qui fait de lui le produit alimentaire le plus consommé grâce notamment au fameux Garba.

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