Accueil Côte d'Ivoire Beoumi : 18 personnes ont interpellées suite aux violents affrontements

Beoumi : 18 personnes ont interpellées suite aux violents affrontements

A Beoumi le procureur M. Braman-Kone

Dans le cadre des affrontements de Béoumi, la brigade de recherches de Bouaké a déjà auditionné 57 personnes et interpellé 18 individus.

Le mercredi 15, jeudi 16 et vendredi 17 mai 2019,  violents heurts entre les communautés malinké et baoulé ont éclaté à Béoumi, une ville du Centre de la Côte d’ Ivoire située a 60kms de Bouaké. Tout est parti d’ un accident qu’aurait provoqué un conducteur de mini-car malinké et Un jeune homme de la communauté baoulé a été blessé a la tête, provoquant la colère de sa communauté. La situation a vite dégénéré. Les deux clans se sont affrontés mortellement. Interné au CHU de Bouaké le jeune Roméo a perdu l’usage de la parole.

Supposé mort, N’Guessan Konan Roméo chauffeur de moto taxi ( ci-dessus) est hospitalisé à l’hôpital de Bouaké.


Selon les autorités ivoiriennes, le bilan actuel est de 11 morts, 108 blessés et 300 personnes déplacées. « Le gouvernement condamne avec fermeté ces violences, déplore les pertes en vie humaine et exprime sa compassion aux familles des victimes« , a déclaré Sidi Touré Touré,  le mercredi 22 mai 2019, à l’issue du Conseil des ministres. Le porte-parole du gouvernement a aussi fait savoir que l’ Etat prend en charge les frais médicaux des blessés, convoiera des vivres et non vivres aux blessés et apportera assistance aux familles endeuillées et à celles qui ont subi d’ importants dégâts matériels. A cet effet une cellule de veille est mise en place pour d’éventuels recensements. suite à ces affrontements, le procureur de la République près le tribunal de première de Bouaké, Koné Braman a annoncé à la presse, ce jeudi 23 mai 2019, dix-huit (18) personnes des deux camps ont interpellées suite aux violents affrontements, 11 morts, 108 blessés et près de 300 déplacés selon le dernier bilan suite a cette altercation inter-communautaires survenus à Béoumi, du 15 au 17 mai, a annoncé , à Bouaké, le procureur de la République près le tribunal de première de Bouaké, Koné Braman au cours d’une conférence de presse. L’enquête ouverte à la brigade de gendarmerie de Béoumi se poursuit en vue de rechercher les meneurs et surtout ceux qui ont planifié et coordonné ces tueries, a fait savoir M. Koné, précisant que celle-ci n’est pas dirigée contre une communauté ou une ethnie donnée. “Tout le monde est concerné. Si l’enquête établit des indices contre une personne, quel que soit son rang social, je ne vais pas hésiter à la mettre aux arrêts parce que trop c’est trop. Les deux chauffeurs « se sont mis à l’abri, mais ils seront interpellés tôt ou tard », a affirmé Braman Koné. Le procureur a souhaité coupé court aux rumeurs faisant état de l’utilisation d’armes de guerre pendant le conflit, indiquant qu’au stade actuel de l’enquête, aucune arme de guerre n’a été utilisée. Les armes utilisées sont exclusivement des fusils de chasse traditionnelle ». Mettant en garde « tous ceux qui propagent des discours de haine », le procureur a également déclaré que le parquet de Bouaké n’hésiterait pas « un seul instant à arrêter toute personne qu’elle soit homme politique, chef religieux ou traditionnel qui incite une ethnie à attaquer une autre par des propos haineux ». A t’il lancé

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