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APF : Guillaume Soro fait appel à ses avocats

PRESIDENCE DE L’APF – Au mois de juillet se tiendra à Abidjan la 45e session de l’Assemblée Parlementaire de la francophonie, une conférence au cours de laquelle Guillaume Soro pourrait perdre son statut de Vice-président de l’institution parlementaire internationale.

S’il a démissionné sans trop grande difficulté de la présidence de l’Assemblée Nationale, Guillaume Soro n’entend pas renoncer si facilement à son poste de vice-président de l’APF. Elu en 2017, l’ancien chef du parlement ivoirien est menacé de destitution, puisque le nouvel homme fort de l’hémicycle ivoirien manœuvre aussi de son côté pour s’accaparer la présidence de l’institution. La capitale économique ivoirienne accueille d’ailleurs la 45e session de l’institution parlementaire le mois prochain, dans trois semaines plus exactement. L’ex-chef du parlement ivoirien n’est pas passé par quatre chemins pour annoncer sa candidature à la présidence de l’Assemblée Parlementaire de la francophonie. Craignant une éviction, le député du groupe Rassemblement a fait appel à ses avocats dans cette bataille qui l’oppose à son successeur.

Guillaume Soro est toujours engagé dans un bras de fer avec Amadou Soumahoro pour le contrôle de l’APF. A la faveur de la prochaine session de l’Assemblée Parlementaire prévue pour le mois prochain, l’ancien chef du parlement ivoirien a annoncé sa candidature pour le poste de président de l’Apf, un poste que convoite également son successeur à l’Assemblée Nationale ivoirienne. Selon Guillaume Soro, un incident diplomatique a été évité de justesse à Rabbat où se tenait la semaine dernière la 27e Assemblée Régionale Afrique de l’APF. Deux délégations étaient présentes au Maroc pour représenter la Côte d’Ivoire à la 27e session. L’une conduite par l’actuel président de l’Assemblée Nationale et celle de l’ex-patron de l’hémicycle ivoirien. Ce mercredi, les avocats de Guillaume Soro ont depuis Paris réagi à la tentative de destitution de leur client de son poste de vice-président de l’Apf : «Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, Premier Vice-Président de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), a désigné le cabinet d’avocats GKA & associés afin de l’assister et de le représenter suites aux multiples incidents constatés ces dernières semaines visant à le délégitimer dans ses fonctions et à le délester de ses droits au sein de cette organisation.  Dans ce cadre, nous adressons aux membres du Bureau de l’APF un courrier les invitant à rappeler la stricte application des règles et usages au sein de cette organisation et ainsi mettre définitivement un terme aux vaines tentatives de déstabilisation dont notre client est l’objet et permettre à la prochaine Assemblée générale de l’APF de se tenir avec la sérénité requise». En disgrâce avec l’actuel régime depuis sa démission, Guillaume Soro tente désormais de conserver son poste au sein de l’Apf. Et selon l’avis de certains juristes, les décisions prises par son successeur, relativement à la modification de la section ivoirienne de l’Apf, sont illégitimes.

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Des juristes tranchent en faveur de Soro

«L’arrêté signé du Président Soumahoro parle de modification. D’abord il ne s’agit pas d’une modification, puisque quasiment tous les anciens membres ont été évincés, il s’agit, d’une recomposition, voire d’une nouvelle composition. Ensuite, les textes de l’Apf, sauf erreur de ma part, ne donnent mandat aux Présidents des assemblées membres de l’Apf, que pour modifier l’organisation de la section, en l’occurrence la répartition dans les différents organes ainsi que dans les commissions de l’APF, à l’exclusion de ceux qui échappent à sa juridiction, en l’occurrence, ceux qui siègent dans les instances supranationale de l’Apf. Enfin, ledit arrêté ne fait aucune mention de la durée du mandat des personnes qui composent la nouvelle “délégation” de la section ivoirienne», a fait savoir le juriste ivoirien DOGO Georges Elie. Et selon Vassini Dosso, un spécialiste du droit, «le changement à la tête du Parlement ivoirien n’emporte pas de modification automatique et substantielle des organes mis en place au début de la Législature».

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