Accueil Côte d'Ivoire Intoxication au ‘‘Koutoukou’’ à Abatta : la thèse de l’empoisonnement écartée

Intoxication au ‘‘Koutoukou’’ à Abatta : la thèse de l’empoisonnement écartée

Intoxication au ‘‘Koutoukou’’ à Abatta : la thèse de l’empoisonnement écartée

BREUVAGE TOXIQUE A COCODY – On en sait désormais un peu plus sur les circonstances de la mort de près d’une dizaine de consommateur d’un breuvage local ivoirien appelé Koutoukou. Avec les morts en cascade, la thèse de l’empoisonnement avait été privilégiée au départ de l’enquête. Mais les conclusions révèlent que ces décès en cascade sont consécutifs à un probable mélange toxique de breuvage local qui s’est avéré mortel.

Le CIAPOL, Centre Ivoirien Anti Pollution, vient de rendre ses conclusions dans l’enquête sur la mort de plusieurs consommateurs d’un breuvage local appelé Koutoukou. Très prisé par certains adeptes de l’alcool et vendu à bas prix, cette boisson locale avait causé la mort de six consommateurs début juillet dans la commune de Cocody. Une enquête avait été ouverte pour en savoir d’avantage sur les circonstances de ces décès en cascade. Selon le rapport du CIAPOL, la piste de l’empoisonnement qui était privilégiée par certains, peut être écartée de la liste des causes susceptibles d’expliquer ces décès. Et selon le préfet d’Abidjan, la liste des victimes s’est malheureusement allongée, passant de six à huit officiellement.

Pendant que nombres d’ivoiriens suivaient passionnément la Coupe d’Afrique, la mort de six personnes à Cocody Abatta, suite à une consommation de Koutoukou, a suscité de l’émoi en Côte d’Ivoire. Le breuvage local souvent conçu au mépris de certaines règles d’hygiène avait causé la mort de six clients qui en consommaient dans une buvette à Abatta village. Par mesure de sécurité, le gouvernement avait interdit la consommation de ce breuvage local à Abidjan, le temps que l’enquête fournisse les éléments de réponses sur les causes du décès. Ce mardi, le préfet d’Abidjan a fait le point sur cette affaire d’intoxication au koutoukou survenue fin juin dans la commune de Cocody : «Selon les analyses profondes et crédibles du CIAPOL (Centre Ivoirien Anti-Pollution), les échantillons de boissons récupérées sur la scène des décès et sur les boissons saisies ont révélé un pourcentage anormalement élevé de : -Méthanol (8,8%)  -Propanol-2 (4,0%).  Ces produits peuvent causer une mort immédiate de ceux qui s’y exposent.  Par ailleurs, des alcools dont du pastis et des alcools avec des racines ont présenté des pourcentages à doses mortelles de 77,1% et 61%, pourcentages largement déconseillés par le Ministère du Commerce. La combinaison de la consommation de ces alcools est soupçonnée d’avoir causé les décès.», indique le préfet Vincent Toh Bi Irié, qui fut aussi maire intérimaire de la commune de Plateau. L’autorité préfectorale a par ailleurs informé les habitants d’Abatta de la réouverture des maquis qui avaient été fermés dans le cadre de l’enquête sur cette affaire d’intoxication au Koutoukou : «Ce jour, nous autoriserons la réouverture des bars et maquis d’Abatta et saisirons les responsables compétents pour la destruction dans le respect des procédures et des règles des stocks de boissons saisis.  Cependant, nous rappelons aux populations que la consommation de certaines boissons représente un danger pour leur vie et que la répression en la matière ne s’arrêtera pas. Un comportement citoyen et responsable nous aidera à mieux protéger la population du Département d’Abidjan».

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Deux nouveaux décès

«Après que nous ayons sillonné les rues d’Abatta et que nous ayons demandé à la notabilité de poursuivre la sensibilisation, des individus qui avaient gardé par devers eux des bouteilles des boissons contaminées ont été intoxiquées et deux personnes supplémentaires décédées, ce qui porte à 08 le total des personnes décédées dans cette affaire. Les services de Gendarmerie ont été informés de ce que deux autres personnes auraient également perdu la vie , en plus des 08 personnes . Ces services procèdent actuellement à la vérification des registres de décès dans tous les établissements sanitaires d’Abidjan», déplore le préfet.

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