Accueil Côte d'Ivoire Ouattara candidat en 2020 : le camp Soro dénonce une candidature illégitime

Ouattara candidat en 2020 : le camp Soro dénonce une candidature illégitime

Ouattara candidat en 2020 : le camp Soro dénonce une candidature illégitime

PRESIDENTIELLE EN COTE D’IVOIRE – C’est l’année prochaine que le président ivoirien se prononcera sur sa candidature au prochain scrutin présidentiel ivoirien prévu pour octobre 2020. Mais dans le camp Soro, on s’oppose déjà à l’idée d’un troisième mandat de l’actuel chef d’Etat ivoirien, arguant que la Constitution n’autorise que deux mandats.

Avant la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire, le paysage politique ivoirien sera probablement marqué par une bataille juridique sans précédents, en raison de la possible candidature du président Ouattara Alassane. Dans une interview accordé il y’a quelques mois à nos confrères de RFI, le président ivoirien révélait qu’il lui était encore possible de briguer le fauteuil présidentiel sous la Nouvelle Constitution, alors qu’il tend vers l’achèvement de son deuxième mandat constitutionnel. Pour l’ancien ministre des sports, Ouattara Alassane n’est pas éligible pour un troisième mandat en Côte d’Ivoire, un point de vue partagé également par Affoussiata Bamba, l’avocate ivoirienne qui figure dans la ceinture rapprochée de Guillaume Soro, ancien chef du parlement ivoirien.

C’est l’année prochaine que les ivoiriens sauront si oui ou non Alassane Ouattara sera candidat à la prochaine élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Ces derniers mois, le président ivoirien a entretenu la confusion autour de sa candidature au prochain scrutin présidentiel en Côte d’Ivoire, prévu pour octobre 2020. Lors d’un entretien qu’il a accordé à RFI au mois de février, il expliquait que la Nouvelle Constitution l’autorisait encore à briguer le fauteuil présidentiel : «C’est très clair. Je peux me représenter si je le souhaite. C’est une nouvelle Constitution qui a touché non seulement à l’exécutif, avec un poste de vice-président, qui a touché au législatif avec la création d’un Sénat, qui a touché au judiciaire, avec la création de nombreuses cours plutôt que des chambres. C’est une toute nouvelle Constitution. Et tous les avis juridiques que j’ai consultés me confirment que si je veux être candidat en 2020, je peux l’être. Et ce serait conforme à la Constitution». Interrogé sur l’actualité politique ivoirienne, le député Alain Lobognon n’est pas passé par quatre chemins pour déclarer illégitime cette troisième candidature du président ivoirien : «Je ne suis pas juriste. Mais quand même j’ai vu le Rdr naître. Et je sais comment demander d’apprécier les textes. L’obtention de deux mandats non-renouvelables est le résultat du combat au sein du Front républicain (Fpi-Rdr). Alors, aujourd’hui, ce n’est pas parce qu’on est au pouvoir, que cela doit changer! On a demandé deux mandats en 1995 avec le boycott actif, puis en 1998. En 2000, le militaire a eu pitié de nous, il a fait inscrire dans la Constitution qu’il faut deux mandats non-renouvelables. Pour cette Constitution de 2000, le Rdr a appelé à voter «Oui»! Même si des gens comme nous, ont voté «Non». Le Rdr n’a jamais défendu 3 mandats! Donc M. Ouattara n’est pas éligible! Alors respectons la Constitution et c’est ce que nous réclamons dans le camp Soro. Parce que, nous, face au candidat du Rhdp, nous allons gagner», explique Alain Lobognon dans une interview accordée au quotidien ivoirien Le Temps. Et visiblement, il n’est pas le seul membre de l’entourage de Soro à considérer ce troisième mandat du président comme illégitime.

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Affoussiata Bamba contre une candidature de Ouattara

«En effet, penser qu’il serait possible à l’actuel Président de la République de faire un troisième mandat c’est méconnaître ce principe en vertu duquel il n’y a pas de rupture dans la législation malgré l’avènement d’une nouvelle Constitution et d’une troisième république sauf si les dispositions de la nouvelle législation sont contraires à l’ancienne. La législation étant l’ensemble des lois et des règlements applicables dans notre pays», confiait l’année dernière l’ancienne ministre de la communication Affoussiata Bamba Lamine.

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