Accueil Côte d'Ivoire Doumbia Major : «l’étau se resserre sur Soro»

Doumbia Major : «l’étau se resserre sur Soro»

Interpellation de Soro – selon ses conseils espagnols, Guillaume Soro a échappé à une tentative d’arrestation qui aurait été ordonnée par Interpol, une tentative que les autorités ivoiriennes auraient cautionné selon l’ancien chef du parlement ivoirien. Pour Doumbia Major, l’ancien président de l’ Assemblée Nationale draine avec lui certains dossiers qui pourraient lui valoir une arrestation sur le plan international. Ce serait la raison pour laquelle il a pris le soin de demander à son parti d’écrire aux autorités italiennes et ivoiriennes en qualité de candidat à la prochaine présidentielle en Côte d’Ivoire, mais aussi en qualité d’ancien premier ministre et d’ancien chef du parlement ivoirien. Pour le président du Congrès Panafricain pour le renouveau, cette note transmise par Soro via son compte Twitter est bel et bien la preuve que l’étau se resserre autour de lui de jour en jour.

Candidat déclaré à la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire, Guillaume Soro sera en Italie pour une rencontre avec ses partisans. Après l’épisode de son arrestation manquée en Espagne, l’ancien chef du parlement a décidé de prendre ses précautions visiblement pour ce déplacement sur le sol italien. Après avoir confirmé son déplacement en Italie dans un tweet, l’ancien premier ministre ivoirien révèle avoir demandé à son mouvement politique d’informer les autorités ivoiriennes et italiennes de son déplacement, sans oublier de revendiquer ses triples qualités de candidat à la présidentielle de 2020, d’ancien premier ministre ivoirien et d’ex-président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire. Pour Doumbia Major, toutes ces dispositions prises par le chef du parlement ivoirien montrent bel et bien que l’étau se resserre autour du chef du Comité Politique.

Après l’Espagne, Guillaume Soro a décidé de mettre le cap sur l’Italie pour sa prochaine crush party. Suite à son arrestation manquée en Espagne, l’ancien président de l’Assemblée Nationale a visiblement décidé de prendre des précautions cette fois avant son arrivée sur le sol italien. Dans un tweet, Guillaume Soro confie : «je confirme je vais en Italie. J’ai demandé à GPS d’écrire officiellement aux autorités italiennes et ivoiriennes en mes triples qualités de candidat à la présidentielle 2020, ancien président de l’Assemblée Nationale, ancien premier ministre». Cité dans le procès du putsch militaire de septembre 2015 au Burkina Faso, l’ancien chef du parlement ivoirien a nié toute implication dans cette tentative de renversement du pouvoir de la transition. Guillaume Soro s’est également dédouané de toute implication dans la mort du sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IB. A en croire certains analystes politiques, ces deux sombres affaires pourraient constituer un obstacle aux ambitions présidentielles de Guillaume Soro. Réagissant au tweet de Soro, Doumbia Major estime pour sa part que l’étau se resserre progressivement autour de l’ancien chef du parlement ivoirien : «Il se sent traqué comme criminel de guerre qui a commis des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, en ordonnant l’exécution extrajudiciaire de prisonniers inoffensifs et pour son implication dans le coup d’État au Burkina Faso.  Il sent l’étau qui se resserre autour de lui, il se voit donc obligé de revendiquer des postures d’énonciation d’anciens premier ministre et d’ancien Président de l’Assemblée nationale et surtout de créer une posture d’énonciation protectrice de candidat qu’il espère utiliser pour se faire passer pour une victime de persécutions politique, au cas où la justice internationale venait à l’arrêter.», fait savoir le président du congrès panafricain pour le renouveau.

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Soro à la recherche d’un parapluie diplomatique?

Le président de l’Assemblée Nationale révèle qu’il sera en Italie «pas en tant qu’ancien chef de la rébellion qui a ordonné des tueries et commis des crimes de guerre, mais en tant que candidat à l’élection présidentielle , en tant qu’ancien président de l’Assemblée et en tant qu’ancien premier ministre…il faut préciser en premier la qualité de chef de la rébellion qui t’a permis d’obtenir, sous la menace des armes, les qualités suivante que tu veux revendiquer comme parapluie immunitaire de protection contre de probables arrestations et poursuites judiciaires», conclut Major Doumbia.

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