Accueil Côte d'Ivoire Caution de la présidentielle : Billon répond à Ouattara

Caution de la présidentielle : Billon répond à Ouattara

Election présidentielle 2020 – Au cours d’une récente visite d’Etat dans la région du Hambol, Ouattara Alassane avait émis le vœu de voir la caution du scrutin présidentiel ivoirien passer de 20 à au moins 100 millions de francs Cfa. Cette proposition du chef de l’Etat fait depuis quelques jours l’objet de nombreuses polémiques en Côte d’Ivoire, notamment au sein de l’opposition. De Doumbia Major à Gnamien Konan, des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer cette proposition de revalorisation de la caution fixée à chaque candidat qui se présentera en 2020.

L’élection présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire suscite de plus en plus d’engouement. Si l’on s’attend à une participation beaucoup plus importante, au niveau du taux, on ne peut en dire autant du nombre de candidatures attendues. Outre les partis traditionnels qui seront sans surprise dans la course au fauteuil présidentiel, des candidats indépendants devraient eux aussi se lancer à la conquête du pouvoir d’Etat. Mais il faudrait probablement être en mesure de réunir la somme d’au moins 100 millions, du moins selon le vœux émis par le président de la République. Lors de sa visite d’Etat dans la région du Hambol, Ouattara Alassane avait plaidé en faveur d’un rehaussement de la caution présidentielle versée par chaque candidat qui se présentera. Ce montant initialement fixé à 20 millions pourrait donc doubler, si ce projet était soumis à l’Assemblée Nationale pour un vote, le RHDP étant majoritaire au parlement comme dans la chambre du sénat. Dénoncée par certains opposants, cette proposition n’inquiète guère le Pdici, à en juger par les déclarations de Jean-Louis Billon.

Initialement fixée à 20 millions de FCFA, la caution de la présidentielle en Côte d’Ivoire risque d’augmenter considérablement et atteindre cinq mois son montant actuel. C’est en tout cas le souhait exprimé il y’a quelques jours par Ouattara Alassane lors de sa visite d’état dans la région du Hambol. Cette mesure est diversement interprétée au sein de la classe politique ivoirienne. Dans les rangs du RHDP, on se garde pour l’instant de commenter cette proposition faite par le président du parti unifié pendant sa visite dans le Hambol. Certains opposants ivoiriens ont déjà réagi à cette proposition faite par le chef de l’Etat, en l’occurrence Doumbia Major, le président du CPR. Le Pdci qui a officiellement basculé dans l’opposition depuis son divorce avec le parti unifié, a aussi réagi à la proposition de faire passer la caution de la présidentielle en Côte d’Ivoire à au moins 100 millions de FCFA : «Nous ne sommes même pas inquiets même si c’est 100 à 500 millions FCFA de caution. Ce sont des propositions qui, nous espérons seront sur la table pour que l’ensemble des partis puissent en discuter.  L’essentiel, est de toujours trouver un consensus car s’il y a consensus, il n’y a pas de problème…Nous pouvons avoir des différences d’opinions politiques, mais nous restons des frères, c’est l’essentiel, il faut que tout le monde comprenne la démocratie comme cela de sorte que nous puissions avoir des résultats acceptés de tous», a fait savoir Jean-Louis Billon, l’un des cadres du parti démocratique de Côte d’Ivoire. Outre le rehaussement de la caution de la présidentielle, le président ivoirien s’est aussi montré favorable à l’instauration d’un système de parrainage des candidats, comme c’est le cas actuellement au Sénégal.

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Combien coute une campagne présidentielle en Côte d’Ivoire ?

Sans prendre directement dans le débat sur le rehaussement de la caution de la présidentielle, le maire Tiémoko Assalé s’est atteler à évaluer ce que pourrait injecter un candidat dans un scrutin présidentiel : «…et pour une campagne à peu près normale, location de véhicule, communication, mobilisation de partisans et où militants sur au moins 75% du territoire, confection d’affiches et autres gadgets électoraux, réponses aux sollicitations diverses, location de matériels de sonorisation, organisation de meetings, nourriture, surveillance des urnes, sécurité, etc, il faut trouver encore environ 6,5 milliards de Fcfa», révèle le maire de la commune de Tiassalé.

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