Polémique sur l’acquisition de la résidence de Guillaume Soro

Résidence de Guillaume Soro – Frappé par un mandat d’arrêt international, l’ancien chef du parlement ivoirien a fait l’objet de nombreuses perquisitions. La résidence occupée par l’ancien premier ministre ivoirien a été saisie par les autorités ivoiriennes dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent. Les autorités ivoiriennes reprochent à l’ancien chef du parlement ivoirien d’avoir illégalement acquis sa résidence d’un montant de 1,5 milliards de Francs Cfa.

La résidence de Guillaume Soro, acquise en 2008, est actuellement entre les mains des autorités ivoiriennes. Suite au mandat d’arrêt international émis contre l’ancien chef du parlement ivoirien, le Procureur de la République a aussi évoqué une enquête pour blanchiment d’argent visant l’ex-premier ministre ivoirien. Sa résidence située dans la commune de Marcory, aurait été illégalement acquise selon la justice ivoirienne, raison pour laquelle elle a été saisie après le mandat d’arrêt émis contre lui. Pour sa défense, Guillaume Soro a annoncé avoir acquis légalement sa maison durant l’année 2008, pendant qu’il occupait le poste de premier ministre de Laurent Gbagbo. Il y’a quelques jours, l’ancien chef du parlement ivoirien révélait que cette résidence avait été acquise à partir des fonds de souveraineté mis à sa disposition, en sa qualité de premier ministre à l’époque, des révélations qui n’ont pas manqué de susciter une vague de réactions au sein de la classe politique ivoirienne. Pour Doumbia Major, l’ancien chef du parlement ivoirien a illégalement acquis sa maison, puisque l’acquisition a été faite à partir des fonds de souveraineté, donc de l’argent appartenant au contribuable ivoirien.

«Au cours de son adresse du 31 décembre, l’ancien président de l’assemblée nationale, Guillaume Soro, a déclarée avoir « régulièrement » acquis sa résidence privée de Marcory, en 2008, du temps où il était le Premier ministre de Côte d’Ivoire, en puisant dans les fonds de souveraineté de la Primature, c’est à dire que la maison a été acquise avec de l’argent public.», indiquait Tiémoko Assalé il y’a quelques jours. Cette résidence en question se trouve être saisie par l’Etat de Côte d’Ivoire dans le cadre d’une enquête visant l’ancien chef du parlement ivoirien pour blanchiment d’argent, atteinte à l’autorité de l’Etat et à l’intégrité du territoire nationale. En réponse à ces accusations, Affoussiata Bamba Lamine, porte-parole de l’ex-premier ministre, a nié en bloc le supposé complot contre l’autorité de l’Etat : «En ce qui concerne l’accusation fallacieuse de déstabilisation qui reposerait sur un enregistrement audio, Guillaume Kigbafori Soro tient à rassurer les Ivoiriens : il reconnaît une seule déstabilisation, celle du 19 septembre 2002 pour le compte de l’actuel président de la République, Alassane Dramane Ouattara. Ce pourquoi il continue de demander pardon au peuple souverain de Côte d’Ivoire». Et selon nos confrères de Rfi, «L’ancienne porte-parole des Forces nouvelles est également revenue sur les accusations de détournement de deniers publics. Notamment concernant la maison de Guillaume Soro, achetée à travers une SCI en 2008, lorsqu’il était Premier ministre de Laurent Gbagbo. Cette maison a été mise sous scellé ce mercredi dans l’après-midi». Sans pour autant prendre position dans cette bataille judiciaire qui oppose Guillaume Soro à l’Etat sur l’acquisition de sa résidence, le journaliste Tiémoko Assalé a tenu à rappeler qu’un décret avait été pris par l’ancien président ivoirien, relatif à des fonds spéciaux mis à la disposition des présidents d’institutions.

Une acquisition légale ?

«En 2002, un décret pris par le président Gbagbo, a permis aux présidents d’institution, d’utiliser jusqu’à hauteur de minimum 5% et maximum 10 %, les budgets de leur institution, sous l’appellation de « fonds spéciaux ». Il s’agit du décret No 2002-349 du 17 juillet 2002 « déterminant les conditions matérielles et financières d’exercice des fonctions de président de la République, de premier ministre, de président ou chef d’institution nationale et d’anciens membres du gouvernement ou personnalité ayant rang de ministre», a rappelé le journaliste ivoirien. Il est clair que Guillaume Soro fondera sa défense sur ce décret présidentiel pour justifier la légalité de l’acquisition de sa résidence dans la commune de Marcory.

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