Mandat d’arrêt : Tiémoko Sidi invite Soro à se présenter devant la justice

Poursuites contre Soro – Ancien chef du parlement ivoirien, le président du GPS est actuellement en France où il attend toujours de regagner son pays la Côte d’Ivoire, en vue d’une participation à la prochaine présidentielle ivoirienne. Mais la candidature de l’ancien premier ministre ivoirien aux élections de 2020 est plus que jamais compromise, en raison d’un mandat d’arrêt international émis contre lui par les autorités judiciaires ivoiriennes.

Le mandat d’arrêt international émis contre Guillaume Soro était l’un des sujets abordés par Sidi Tiémoko Touré, porte-parole du gouvernement, à l’occasion de son traditionnel compte-rendu du conseil des ministres. Pour le ministre de la communication, l’ancien chef du parlement ivoirien devrait rentrer dans son pays pour faire face à la justice ivoirienne, en vue de prouver son innocence dans le projet de déstabilisation qui visait la Côte d’Ivoire mais surtout la vie du président Ouattara Alassane. Le mandat d’arrêt international émis contre l’ex-Pan a été notifié à Interpol selon les informations transmises par les autorités ivoiriennes. Pour l’heure, très peu d’options se présentent au candidat déclaré à la présidentielle de 2020 dans cette bataille juridique qui l’oppose à la justice ivoirienne. Guillaume Soro prendra-t-il le risque de regagner la Côte d’Ivoire tout en sachant qu’il pourrait être interpellé dès son arrivée sur le sol ivoirien par les forces de l’ordre ? Seule certitude, le président du GPS a promis d’être la résistance au pouvoir en place depuis l’extérieur où il se trouve actuellement. Pour l’heure l’instant, l’ancien chef du parlement ivoirien est toujours couvert par son immunité parlementaire.

Face au mandat d’arrêt émis contre lui, Guillaume Soro a promis la résistance au pouvoir en place. Pour le ministre Sidi Tiémoko Touré, par ailleurs porte-parole du gouvernement, l’ancien premier ministre ivoirien gagnerait à se présenter devant la justice pour tenter de prouver son innocence, d’autant plus qu’il nie en bloc les accusations formulées par le Procureur à son encontre. Nos confrères d’Abidjan.Net ont recueilli quelques extraits de la déclaration du porte-parole du gouvernement sur le mandat d’arrêt émis contre Guillaume Soro. Pour le ministre Sidi Tiémoko, les révélations de l’ex-Pan dans l’enregistrement audio l’incriminant sont assez graves pour être prises comme des menaces à la légère : «En France, si c’est ce pays qu’il faut citer, il y a un candidat à l’élection présidentielle qui était sous le coup d’une poursuite, M. François Fillon, cela n’a ému personne, malgré sa qualité d’ancien Premier ministre. Dans un pays comme les Etats-Unis, s’ils avaient su qu’un coup allait attenter à la vie du président Kennedy, pensez-vous qu’ils auraient laissé faire. Ici on parle de quelqu’un qui dit qu’il a la télécommande et cette personne dit qu’elle a infiltré la garde du Président de la République, cette personne dit qu’elle a 8500 personnes. Cette même personne dont le protocole a été plus ou moins impliqué dans une histoire de détention d’armes en 2017. Il faut, un moment, faire attention et dire que tout le monde est justiciable quel que soit notre qualité, et on doit être en capacité à partir de ce moment d’assumer ce que nous posons comme acte, dans le passé, le présent comme dans le futur», souligne le porte-parole du gouvernement, dans son compte rendu du tout premier conseil des ministres de l’année 2020.

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Soro invité à faire face à la justice ivoirienne

«Ce n’est pas à travers Internet, Facebook qu’on se dit fort, mais plutôt devant la justice. Soro Guillaume Kigbafori est en capacité de tous ses droits du point de vue de la loi ivoirienne. Nous l’attendons qu’il vienne se défendre proprement. Il doit se présenter devant la justice, c’est une responsabilité s’il veut assumer une charge dans ce pays. C’est par là qu’il faut qu’il passe, qu’il assume ce qu’il a posé comme acte aussi bien dans le passé que dans le présent. Il faut que nous reconnaissions définitivement que nul ne peut être au-dessus de la loi quel que soit notre position d’ancien Président de l’Assemblée nationale», lance le porte-parole du gouvernement.

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