Présidentielle 2020 : Gnamien Konan dévoile son programme

Election en Côte d’Ivoire – Les ivoiriens se rendront bientôt aux urnes pour se faire élire leur nouveau président. Pour l’heure, les partis traditionnels restent discrets sur l’identité de leur candidat. Candidat déclaré à la présidentielle prochaine en Côte d’Ivoire, l’ancien ministre Gnamien Konan a levé le voile sur une partie de son programme de campagne. La corruption vient en tête de liste des phénomènes que l’ex-ministre souhaite à tout prix éradiquer.

La participation de Gnamien Konan à la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire reste encore à confirmer. Candidat déclaré au scrutin à venir, son éligibilité pourrait être remise en cause avec l’adoption du nouveau code électoral. Les discussions entre l’opposition et le gouvernement ont d’ailleurs été déjà lancées, sous la houlette du premier ministre Amadou Gon Coulibaly, qui a également conduit le processus de réforme de la commission électorale indépendante. Gnamien Kona craint une mise à l’écart de certains candidats à travers la réforme du code électoral ivoirien. Dans la mesure où un système de parrainage était instauré certains candidats ne bénéficiant pas de signatures d’élus pourraient de ce fait, être éliminés de la course à la présidentielle ivoirienne. Si sa participation reste pour l’instant hypothétique, l’ancien ministre de la fonction publique ivoirienne se présente à ce jour comme l’un des rares candidats à avoir lever le voile sur son programme. L’un des premiers maux auxquels a promis de l’attaquer l’ancien ministre, si toutefois il est élu président de la République de Côte d’Ivoire, reste l’éradication de la corruption.

On en sait désormais un peu plus sur le programme de campagne de Gnamien Konan, candidat déclaré à la présidentielle d’octobre 2020 en Côte d’Ivoire. Contrairement aux formations traditionnelles, le président de la Nouvelle Côte d’Ivoire a présenté aux ivoiriens, à l’occasion de la cérémonie de vœux de nouvel an, les vastes chantiers qu’il compte attaquer, s’il était élu président dans quelques mois. Le programme du candidat de l’opposition se décline en sur trois grands axes : «Éradiquer la corruption, Investir massivement dans la formation, la recherche scientifique et l’innovation ; Transformer par nous-mêmes, je dis bien nous-mêmes et non par des extraterrestres, localement nos matières premières», a fait savoir l’ancien ministre. L’un des chantiers que compte attaquer Gnamien Konan si les ivoiriens lui confiaient la destinée du pays, c’est indiscutablement celui de la corruption, à travers notamment l’installation d’une Haute Cour de Justice : «Nous l’avons écrit: nous allons terrasser la corruption, par la sensibilisation, l’exemplarité et la prévention.  Avec nous, accepter d’être Président, ministre ou directeur, c’est renoncer à l’enrichissement pour se mettre au service de son pays. Il faut accepter dès lors de rendre public son patrimoine. C’est la conséquence de la charge publique. La Haute Cour de Justice sera immédiatement mise en place dès ma prise de fonction». Gnamien Konan envisage également dans son programme de campagne une réforme du système éducatif ivoirien : «L’Ecole. On va l’école pour se cultiver certes, mais surtout pour apprendre un métier. Et cela se fera dès la classe de seconde. Nous rétablirons les coefficients des mathématiques au premier cycle du secondaire et mettrons définitivement fin au repêchage au baccalauréat. La suite et les détails seront très bientôt à votre disposition. La réforme de l’école ne se résume pas à l’augmentation du nombre de classes et d’universités», a confié l’ancien ministre de la fonction publique ivoirienne.

Une candidature compromise par le nouveau code électoral

La mise en place d’un nouveau code électoral ne réjouit guère Gnamien Konan : «Je ne parle pas du projet d’un code électoral qui n’autorise que les riches, dont on connaît l’origine de la fortune dans ce pays, à se présenter. Comme on le dirait chez nous, c’est quoi le projet de modifier un code électoral qui nous a permis d’être deux fois élus? Ce n’est pas la paix, c’est de la provocation, c’est la loi du plus fort.  Comment vais-je expliquer à mes militants que je ne suis plus éligible alors que je l’étais dix ans auparavant.», poursuit le ministre.

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