Gratuité CNI : Tiémoko Assalé recadre l’opposition ivoirienne

Enrôlement nouvelles cartes d’identité – Les opérations tant attendues par les ivoiriens dans le processus d’acquisition des nouvelles CNI ont été officiellement lancées il y’a quelques jours par l’Oneci, l’Office National de l’Etat Civil en Côte d’Ivoire. Alors que les opérations se déroulent sur toute l’étendue du territoire national, certains opposants continuent toujours de marquer leur ferme opposition à ce projet, en raison des frais de timbres à payer qui s’élèvent à 5000 frs. Selon l’ancien ministre de la santé Maurice Kacou Guikahué, le gouvernement dispose bel et bien de moyens pour rendre gratuite aux ivoiriens l’acquisition des nouvelles cartes nationales d’identité. Pour Tiémoko Assalé, l’opposition devrait plutôt réfléchir aux moyens de permettre à leurs militants d’acquérir gratuitement les CNI, plutôt que de s’attarder sur une loi déjà promulguée et mise en vigueur.

L’opposition ivoirienne lance un nouveau cri de cœur pour la gratuité des CNI qui seront délivrées aux ivoiriens d’ici quelques mois. Les opérations d’enrôlement ont officiellement démarré depuis quelques jours dans les différents sites d’enrôlement désignés sur l’ensemble du territoire nationale. Le journaliste ivoirien Tiémoko Assalé n’a pas manqué de réagir une nouvelle fois à la polémique suscitée par la gratuité des cartes d’identité ivoiriennes exigée par certains opposants, en l’occurrence par le PDCI RDA. Il y’a quelques jours, le secrétaire exécutif en chef du parti de Bédié, dénonçait une certaine discrimination à l’égard des ivoiriens dans ce processus d’enrolement et d’acquisition des cartes d’identité. Selon Maurice Kacou Guikahué, un cacique du régime RHPD aurait appelé ses partisans à se faire inscrire sur des listes, afin de bénéficier gratuitement des nouvelles CNI. Pour le journaliste et maire de la commune de Tiassalé il faudrait sortir de l’émotion pour analyser de plus près la question de cette gratuité tant voulue et souhaitée par l’opposition ivoirienne, notamment le Pdci.

«Le bavardage en matière politique, est une chose. la stratégie en est une autre. Une loi a été votée et promulguée, portant le coût de l’établissement de la carte d’identité, à 5 mille francs. A partir du moment où la loi a été votée et promulguée, je n’ai plus, à défaut d’avoir un plan B, à m’installer dans l’émotion et le discours improductif. Jusqu’à ce que cette loi change ou que les acteurs politiques trouvent une solution politique pour la neutraliser, en tant que citoyen, mon rôle est de respecter cette loi et de réfléchir aux moyens de me faire établir cette carte d’identité et d’aider mes proches et ceux que je peux aider, à se faire établir cette carte d’identité. Tout autre attitude n’est que fuite de responsabilité. Sur la question des centres d’enrôlement ouverts à travers le pays, je n’ai pas à avoir une attitude péremptoire.», indique d’emblée Tiémoko Assalé, maire de la commune de Tiassalé, par ailleurs patron du quotidien satirique ‘‘L’Eléphant Déchaîné’’. Pour le journaliste ivoirien, le vrai débat ne doit guère porter sur le financement de cette opération pour les CNI par le gouvernement pour la rendre gratuite aux ivoiriens, la loi concernant le timbre étant déjà promulguée : «Quelle est la stratégie mise en place par les partis politiques, notamment ceux de l’opposition, pour que leurs militants sachent à quoi s’en tenir? Il n’y a pas grand-chose sur le terrain, il y a beaucoup de bavardage avec de belles formules, mais dans les actes, il n’y a pas grand-chose.», indique le maire de la commune de Tiassalé.

Assalé tacle le Pdci

«…qu’un parti comme le PDCI, en soit aujourd’hui réduit à pleurnicher sur le coût de la CNI sans rien proposer comme plan B pour ses militants, alors que de 2010 à ce jour, il a reçu près de 10 milliards d’argent public pour son fonctionnement, un parti qui possède des dizaines de députés, de présidents de conseils régionaux, d’élus municipaux, voilà qui est étonnant ! C’est quoi le sacrifice que le Pdci est prêt à faire, non pas pour les Ivoiriens en totalité, mais pour ses militants, en attendant. Quelle est, sur le terrain, la stratégie adoptée pour aider?», rapporte le journaliste ivoirien.

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