Présidentielle 2020 : Jean Bonin prédit la défaite de Gon Coulibaly

Scrutin présidentiel en Côte d’Ivoire – Présenté comme le candidat du RHDP à la prochaine élection présidentielle, Amadou Gon Coulibaly est un choix qui ne suscite pas l’adhésion totale au sein même de sa propre famille politique. Si de nombreux cadres se sont alignés derrière sa candidature, la position mitigée d’Albert Mabri Toikeusse, ou encore l’absence de Marcel Amon Tanoh au dernier conseil politique du parti, jettent le discrédit sur ce choix présenté comme consensuel.

Pour la présidentielle d’octobre 2020 en Côte d’Ivoire, le RHDP a désigné Amadou Gon Coulibaly comme le successeur du président Ouattara Alassane. Après avoir brigué deux mandats, le président ivoirien a décidé de ne pas se présenter une troisième fois, une annonce que de nombreux opposants ont d’ailleurs salué. La désignation d’Amadou Gon Coulibaly comme son successeur alimente les débats depuis quelques jours. Pour le pro-Affi Jean Bonin, le parti unifié de Ouattara Alassane fonce tout droit dans le mur en confiant au premier ministre la lourde tâche de défendre les couleurs du parti lors de la prochaine présidentielle ivoirienne. Le juriste ivoirien proche de Pascal Affi N’Guessan va même jusqu’à prédire la défaite du camp présidentiel aux prochaines élections présidentielles ivoiriennes, pour la simple raison que le chef du gouvernement a été désigné comme candidat de la coalition au pouvoir.

Candidat RHDP à la présidentielle de 2020, le choix d’Amadou Gon Coulibaly par le parti au pouvoir fait réagir de nombreuses personnalités politiques de l’opposition. Le chef du gouvernement bénéficie à ce jour de la confiance de la majorité des cadres de la coalition pour cette échéance électorale, même si la position d’Albert Mabri Toikeusse sur son choix, suscite quelques interrogations. S’il y’a bien dans l’opposition ivoirienne une personnalité qui critique la désignation d’Amadou Gon Coulibaly comme candidat RHDP, c’est bel et bien le pro-Affi Jean Bonin. Pour le juriste ivoirien, le premier ministre aurait échoué, et cela à plusieurs reprises, à démontrer aux yeux de tous au sein de sa formation politique, qu’il était le digne successeur de Ouattara Alassane au RHDP : «La 1ére compétition que Gon Coulibaly aurait dû remporter pour asseoir une irréfutable légitimité à l’égard des diverses et éclectiques familles politiques qui composent le RHDP c’est la confrontation interne. il a raté l’occasion de prouver, à l’opinion dissidente et convergente du RHDP, qu’il est l’homme qu’il faut au parti pour gagner et non seulement l’homme de Ado..  Malheureusement, il s’est soustrait à cet exercice lors du dernier conseil politique du RHDP et a été imposé aux autres prétendants muselés, non pas au terme d’un consensus interne mais en raison, dit-on de sa loyauté à Ado…La 3eme compétition ce sera celle du ralliement des militants du RHDP ayant rejoint le GPS et l’inévitable partage des voix du Nord avec Soro, lequel, candidat ou pas, donnera des instructions de vote en faveur d’un des candidats de l’opposition. Que Soro représente 2 ou 20% de l’électorat du RHDP c’est de toute façon autant de voix en moins pour AGC, notamment chez les Sénoufos de Ferkessedougou et certains Malinké.», rapporte le proche d’Affi.

Défaite du RHDP avec Gon

«au 2eme tour, quel que soit le candidat de l’opposition qui sera opposé à AGC le « lion de Korhogo » tombera. C’est une Lapalisse et un truisme.  Si Ouattara était la dernière chance pour le RHDP de se maintenir au pouvoir, AGC, que j’aime bien d’ailleurs pour être un ancien collègue du BNETD, devrait, honnêtement et logiquement, commencer à préparer ses valises car au soir du 31 octobre prochain la transition se fera et ce sera un candidat de l’opposition, du FPI ou du PDCI, qui sera à la barre du gouvernail ivoirien.  Ce n’est pas une affaire de sentiments où d’incantations mais une question de réalisme politique que les derniers soubresauts qui se manifestent à travers l’évident manque de volonté du pourquoi RHDP de doter les ivoiriens de leurs documents d’identité n’y changeront rien.», prédit Jean Bonin.

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