Coronavirus : Tiémoko Assalé propose un couvre-feu

Coronavirus Côte d’Ivoire – 25 cas de Covid-19 ont été confirmés par le ministère de la santé. Malgré les mesures préventives mises en place, certains ivoiriens continuent de s’exposer à cette épidémie et exposer aussi leurs proches en méprisant les consignes du conseil national de sécurité. Dans les communes de Yopougon et Abobo, la police est de plus en plus alertée pour des évènements rassemblant plus d’une cinquantaine de personnes, ce qui est vivement déconseillé.

La menace du Coronavirus n’est visiblement pas encore prise au sérieux par certains ivoiriens, alors que le pays vient d’enregistrer huit nouveaux cas de Covid-19. Dans cette crise qui touche aujourd’hui plus de 150 pays au monde, certaines nations ont opté pour le confinement total, à l’instar de la Chine et de l’Italie, pays le plus touché par cette épidémie à ce jour. En Côte d’Ivoire, le confinement n’est pas encore à l’ordre du jour. Mais les ivoiriens, en particulier les abidjanais, violent constamment les mesures préventives annoncées par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le virus. De nombreux maquis et bars, notamment dans la commune de Yopougon, continuent de tourner à plein régime, alors que le gouvernement avait annoncé une interdiction de ces lieux pour une période de quinze jours. Pour Tiémoko Assalé, l’unique moyen de faire respecter ces mesures, face à l’indiscipline de certains ivoiriens, serait d’instaurer un couvre-feu de 20h à 6h du matin pour une période de quinze jours.

«Le secteur 4 de la Brigade de sécurité rurale 1 a, au cours de sa patrouille de sécurisation effectuée ce dimanche 22 mars 2020, fermé un bar au « Nouveau quartier  » de Yopougon, à 21H30. En cette période de lutte contre le coronavirus, le propriétaire et ses clients n’ont pas observé la mesure de fermeture des bars, maquis et autres lieux de réjouissance.», rapporte la Gendarmerie nationale de Côte d’Ivoire, dans la soirée du dimanche. A l’instar de la gendarmerie, la police mène également de nombreuses patrouilles pour contraindre les récalcitrants à fermer leurs espaces de jouissance nocturne. La violation de ces consignes de sécurité complique la lutte contre le Covid-19 en Côte d’Ivoire. Les résultats de cette indiscipline sont visibles puisque nous sommes aujourd’hui à 25 cas de Covid-19 sur le territoire ivoirien, des cas principalement identifiés dans la capitale économique ivoirienne. Le journaliste ivoirien Tiémoko Assalé s’est récemment indigné contre la violation des mesures préventives arrêtées par le gouvernement : «Le gouvernement a annoncé la fermeture des boîtes de nuit ? Certaines, en zone 4 (d’où sortent trois cas confirmés) , continuent de tourner à plein régime. Les maquis, dont certains reçoivent de nuit, des centaines de personnes, tant à Yopougon qu’à Abobdo, continuent de tourner, la nuit, à plein régime.  Le reportage de France 24, montrant des Ivoiriens inconscients, à la face du monde, raconter que la chaleur et le soleil sont un obstacle à la pénétration du virus dans notre pays, les marchés bondés de monde, les cars de transport public qui continuent de façon riante de faire de la surcharge et de déverser à l’intérieur du pays des gens fuyant pour certains Abidjan après avoir été traîner on ne sait où, sont des faits et agissements qui témoignent que nous n’avons pas encore, pour beaucoup, pris une pleine conscience de ce qui se passe et du « pire », pour parler comme le DG de l’OMS, qui est à nos portes.». Poursuivant, le journaliste insiste sur la nécessité d’instaurer un couvre-feu pour faire respecter les mesures prises.

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Couvre-feu de 20h à 6h

«…pour frapper les esprits, puisque l’ivoirien en particulier et l’africain noir en général ne réagit qu’à l’émotion et au stimulant de choc , il faut ordonner dès le lundi, un couvre-feu rigoureux sur toute l’étendue du territoire, de 20h à 6 heures du matin et cela, pour 15 jours.  Nous sommes en « guerre » et nous ne voulons pas arrêter de vivre, le temps que la « guerre » finisse.», souligne Tiémoko Assalé.

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