Confinement d’Abidjan : Tiémoko Assalé réclame plus de fermeté

Lutte contre le Coronavirus – les mesures préventives annoncées par le conseil national de sécurité ont été renforcées en Côte d’Ivoire dans les jours qui ont suivi, selon l’évolution de l’épidémie Covid-19. Pour tenter de contenir l’épidémie et l’endiguer, un blocus a été mis sur la capitale économique ivoirienne, foyer de l’épidémie du nouveau coronavirus. Mais le confinement de la capitale économique ivoirienne a été vivement dénoncé par certains ivoiriens, suite au report du confinement de la ville.

Tiémoko Assalé réclame plus de fermeté dans l’application des mesures prises par le gouvernement ivoirien dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Selon un nouveau bilan dévoilé ce mercredi par le ministère de la santé, 190 cas de Covid-19 ont été recensés en Côte d’Ivoire. La maladie s’est malheureusement propagée aux dernières nouvelles hors d’Abidjan, ce que redoutaient certains qui pointent du doigt le report du confinement de la capitale économique ivoirienne au dimanche 29 mars. Initialement entré en vigueur le jeudi 26 mars, l’isolement de la capitale économique ivoirienne a été repoussée de quelques jours, une situation qui a occasionné de nombreux déplacements vers les villes de l’intérieur. Selon le ministère de la santé, environ 10% des cas de coronavirus confirmés nous viennent des villes de l’intérieur du pays. Si Abidjan reste le foyer de l’épidémie en Côte d’Ivoire, la propagation du virus aux autres villes risque de compliquer davantage ce combat pour l’éradication de cette épidémie sur le territoire national.

«C’est pour quand, la fermeté ?  De deux choses l’une. Soit on décide de combattre l’expansion de cette maladie soit on décide de célébrer le bricolage qui nous conduira à la catastrophe.  Décider le « blokus » d’Abidjan pour contrer la propagation du virus à l’intérieur du pays était une excellente décision.  Décider de reporter de plus de 72 heures cette mesure après l’avoir annoncée était un appel au désordre et à l’irresponsabilité de certaines personnes se sachant dans des situations médicales suspectes.  Si cette mesure avait été appliquée la première fois, on n’aurait pas connu le cas de Taabo qui a quitté Abidjan le dimanche alors qu’il n’avait pas encore le résultat de son test qui devrait tomber le même jour à 18 heures.  Décider de soumettre la sortie d’Abidjan à une autorisation est une bonne décision. Décider de soumettre cette autorisation à la seule signature du directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, était une décision incompréhensible.  Décider de déplacer l’autorisation de sortie à l’école de police, dans un contexte où une mesure étatique interdit les rassemblements de plus de 50 personnes est une approche insensée.», a indiqué le maire de la commune de Tiassalé. Engagé dans la lutte contre le Covid-19, Tiémoko Assalé estime que le manque de fermeté dans l’application de certaines mesures, pourraient coûter cher aux ivoiriens dans cette lutte contre le virus. Après Abidjan, on dénombre déjà des cas de Coronavirus dans les villes de Duékoué, San-Pédro et Taabo.

Décentraliser la délivrance des autorisations de sortie

«Le spectacle de centaines de personnes se bousculant à l’école de police que nous venons de voir au journal de 20 heures de la RTI, est une honte nationale, un mauvais message et une intolérable célébration de l’irresponsabilité.  Dans une commune, celle de Cocody où il y aurait plus de 45% de cas confirmés sur l’ensemble des cas dénombrés, on ne peut pas mieux appeler à la propagation du virus qu’en invitant les gens à l’école de police dans ce désordre organisé. Il est particulièrement irresponsable de laisser prospérer cette situation chaque jour.  Soit on décentralise la délivrance de ce papier en associant le préfet d’Abidjan, le préfet de police d’Abidjan, les maires du district d’Abidjan avec une liste claire des motifs impérieux pouvant donner lieu à la délivrance de l’autorisation. Pour éviter les attroupements et les déplacements pour des motifs fallacieux.». A en croire les chiffres donnés par certains médias, environ 300 demandes d’autorisations ont été reçus pour motifs de funérailles hors Abidjan.

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