Coronavirus : Doumbia Major interpelle le gouvernement sur le port de masques

Covid-19 en Côte d’Ivoire – Le respect de la distance sociale est l’une des fermes recommandations sur lesquelles insistent l’Organisation mondiale de la Santé, dans cette lutte contre le nouveau coronavirus. Concernant le port de masques pour la protection, l’OMS n’en fait pas une exigence réelle pour les personnes qui ne sont pas atteintes du Covid-19. Pourtant en Côte d’Ivoire, Doumbia Major estime qu’il devrait être obligatoire dans les lieux publics et dans les transports en commun.

Le port du masque fait partie des mesures de précautions contre le nouveau coronavirus. Dans tous les pays touchés par cette épidémie, de nombreuses personnes recourent au port du masque pour se protéger d’une éventuelle contamination. Pour Doumbia Major, cette prescription doit devenir une contrainte en Côte d’Ivoire, surtout dans les lieux publics qui bondent de monde, mais aussi dans les transports en commun. Le président du Congrès Panafricain pour le Renouveau a donc invité le gouvernement à inscrire cette mesure sur la longue liste des mesures préventives prises pour éviter une propagation du virus en Côte d’Ivoire. La réponse de l’OMS sur le port de masque suscite à certains égards une vive polémique. Selon l’Organisation mondiale de la santé, les personnes non atteintes par le virus n’ont aucune obligation de porter un masque de protection, dont l’usage doit est rendu obligatoire au personnel médical et aux individus atteints du Covid-19. Sauf que Doumbia Major ne partage pas vraiment cette position de l’Organisation mondiale de la santé.

«Il ne faut porter un masque que si on présente des symptômes de la COVID-19 (en particulier, la toux) ou si on s’occupe de quelqu’un susceptible d’être atteint de la maladie. Les masques jetables sont à usage unique. Si vous portez un masque alors que vous n’êtes pas malade ou que vous ne vous occupez pas de quelqu’un qui est malade, c’est du gaspillage. Comme il y a une pénurie mondiale de masques, l’OMS conseille de les utiliser avec parcimonie. L’OMS recommande de faire un usage rationnel des masques médicaux afin d’éviter le gaspillage de ressources précieuses et l’utilisation abusive (voir Conseils relatifs au port du masque).  La meilleure façon de se protéger et de protéger les autres contre la COVID-19 est de se laver fréquemment les mains, de se couvrir la bouche avec le pli du coude ou avec un mouchoir et de se tenir à une distance d’au moins un mètre de toute personne qui tousse ou qui éternue. Pour plus d’informations, consulter les mesures de protection de base contre le nouveau coronavirus.», explique l’organisation mondiale de la santé dans une série de question réponse sur le nouveau Coronavirus. Pour Doumbia Major, le port du masque ne doit pas se limiter aux personnes atteintes et au corps médical. Outre le personnel soignant et les malades du Covid-19, les personnes fréquentant les lieux publics ou les transports en commun doivent obligatoirement porter un masque de protection, selon l’enseignant universitaire ivoirien.

Se protéger et protéger les autres

«C’est urgent, le gouvernement doit prendre une loi de santé publique assortie de sanction, rendant le port du masque obligatoire dans les lieux publics et véhicules transportant plus d’une personne.  C’est une question de bon sens, c’est le prolongement logique de la mesure de confinement…La logique rationnelle qui sous-tend cette mesure est simple : puisqu’on ne sait pas qui est atteint, alors on doit considérer toute la population comme potentiellement malade. Dans ce cas, le port obligatoire du masque fera que les malades ne contaminent pas ceux qui ne le sont pas.  Par ailleurs je demande aux maires de se mettre à la tâche, dans toutes les boutiques, supermarchés et marchés. Il faut mettre des marquages au sol rouge et blanc, pour faire respecter la règle d’un mètre de distanciation sociale.  En ce qui concerne la police et la gendarmerie, le port du masque doit être obligatoire pour tous les policiers et gendarmes en situation de patrouille ou de contrôle.», souligne Doumbia Major, président du CPR.

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