Enrôlement CNI : les graves révélations d’un député PDCI

Nouvelles CNI ivoiriennes – Malgré l’épidémie du nouveau coronavirus, l’opération d’enrôlement pour les nouvelles cartes nationales d’identité en Côte d’Ivoire, suit toujours son cours. Il y’a quelques semaines, le Pdci demandait au gouvernement de suspendre l’opération en raison de la crise sanitaire que le pays traverse. Il y’a quelques jours, un élu membre du parti de Bédié revient à la charge avec de nouvelles révélations sur l’opération. A en croire le député de Yamoussoukro commune, plus de centaine de personnes ont récemment été dans l’incapacité de s’enrôler.

Les opérations d’enrôlement en Côte d’Ivoire se poursuivent malgré une faible affluence constatée sur les sites dédiés à l’opération. Sur un objectif de 6,5 millions de personnes attendues, le pays atteignait à peine la barre de 165 000 enrôlés le mois dernier, selon une information transmise en conseil des ministres. A la lumière de ce constat, le PDCI avait demandé la suspension de cette opération, surtout que le pays doit actuellement faire face à la crise sanitaire du Covid-19. En réponse, l’ONECI a annoncé le renforcement du contrôle sanitaire sur les sites d’enrôlement qui accueille toujours de nouveaux demandeurs, mais aussi des millions d’ivoiriens concernés par le renouvellement des Cartes Nationales d’identité. Il y’a quelques jours le député ivoirien Baba Sylla, issus du groupe parlementaire Pdci, faisait de nouvelles révélations sur le processus de délivrance des CNI. Selon l’élu ivoirien, plusieurs demandeurs concernés par le renouvellement sont dans l’impossibilité de le faire, au motif que leur ancienne carte aurait été démagnétisée.

«Avec la poursuite de l’opération d’enrôlement pour la Carte nationale d’identité et de l’audience foraine, nos parents sont déboussolés . Ils nous posent chaque la question : où et comment se faire enrôler ? La multiplication des agents terrain dont il est question, on ne les voit pas dans nos villes jusqu’à présent pour parler des villages. Alors, si on maintient les élections en octobre 2020 , comment ces parents voteront-ils s’ils n’ont pas de Carte nationale d’identité ?  Pour les élections à venir, cela respecte des étapes à savoir établir des CNI, faire l’enrôlement des populations sur la liste électorale etc. Mais pour les opérations déjà lancées, pris individuellement, sur le terrain, qui participe, personne, elles ne connaissent pas d’engouement.  Moi-même, en tant que Député de la nation, je me suis présenté aux agents de L’ONECI pour me faire enrôler il m’est ressorti que ma carte d’identité est démagnétisée, et que je devais attendre. Donc j’attends comme tout le monde, mais nous attendrons jusqu’à quand ? Voici ma question.», a déclaré Baba Sylla, le député de Yamoussoukro commune. Mais l’élu ivoirien va encore plus loin en révélant que plus d’une centaine d’ivoiriens seraient concernés par le même problème lors de l’enrôlement pour les nouvelles CNI : «Moi j’accompagne des gens pour se faire établir la CNI et en une semaine, ce sont 150 personnes au moins à qui les agents ONECI ont dit que leur CNI est démagnétisée. Qu’on nous informe sur cela. Qu’est ce qui en est la cause ? Est-ce parce qu’elles sont périmées ou alors qu’est-ce qui se passe ? Que les populations soient éclairées en toute transparence là dessus.», a poursuivi le député Pdci. Pour l’heure, aucune réponse de l’Oneci après ces graves révélations de l’élu ivoirien au sujet des anciennes cartes nationales d’identité.

Des CNI offertes gratuitement ?

«Sur l’établissement des CNI, soyons clairs. Le gouvernement n’intervient pas pour aider tel ou tel, et non plus pour aider les ressortissants d’une région particulière par rapport aux autres. Le gouvernement ne le fera jamais parce que le Président Alassane Ouattara travaille pour tous les ivoiriens sans exclusion.  Mais ce que nous faisons en tant que cadre, ayant la chance d’avoir un plus de moyens que certains de nos frères et soeurs, c’est qu’autant nous aidons certains à manger ou à se soigner, autant nous pouvons également les aider à établir leurs pièces administratives, à obtenir une carte d’identité ; c’est un acte normal que nous posons depuis des décennies ici.», confiait le ministre Bruno Koné.

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