Mort du CNT : Doumbia Major recadre Ahoua Don Mello

Conseil National de Transition – Au lendemain du scrutin présidentiel du 31 octobre, une partie de l’opposition ivoirienne, ayant décidé de boycotter les élections, a annoncé la création et mise en place d’un conseil national de transition qui serait présidé par Henri Konan Bédié. Mais la mort du CNT sera quelques jours plus tard officiellement annoncé par Henri Konan Bédié, après la proposition d’un dialogue national inclusif par ce dernier. Pour Ahoua Don Mello, les objectifs du Cnt demeurent toujours d’actualité.

Le conseil national de transition n’aura été finalement que l’ombre de lui-même en Côte d’Ivoire. Après la tenue du scrutin présidentiel, l’opposition ivoirienne, réunie autour d’Henri Konan Bédié, annoncera la création d’un conseil national de transition, chargé de mettre en place des organes provisoires en vue de l’organisation de prochaines élections. Mais très rapidement, le CNT sera désavoué non seulement par le gouvernement ivoirien, mais aussi au niveau international. Si l’opposition ivoirienne affirme avoir renoncé au CNT, les objectifs assignés au conseil seraient eux, encore d’actualité. C’est en tout cas l’information révélée par Ahoua Don Mello, l’un des barons de l’ancien régime. Président du congrès panafricain pour le renouveau, par ailleurs candidat aux législatives du 6 mars 2021, Doumbia Major a réagi à la récente interview du partisan de Laurent Gbagbo.

«Le CNT a atteint ses limites mais l’objectif du CNT est  toujours d’actualité car nous avons acquis le multipartisme depuis 1990 avec un important flux de démocratie sous Laurent GBAGBO et un grand reflux sous M. Ouattara. Nous avons donc reculé et jusqu’aujourd’hui nous avons le multipartisme mais pas la démocratie. Il y a une grande différence car la démocratie à savoir la participation de tous au développement du pays aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé est encore loin du rattrapage ethnique qui donne un monopole tribal à l’emploi public et privé. Aujourd’hui être opposant c’est être exclus de tous les secteurs d’activités ; c’est la caractéristique fondamentale d’une société multipartisane non encore démocratique. Le passage du multipartisme à la démocratie  à savoir le passage du pouvoir des partis par les partis et pour les partis, au pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple  ne peut s’opérer que par une transition qui remodèle les institutions et les lois de la République pour permettre la participation de tous les talents au processus du développement ; indépendamment de l’origine ethnique, partisane ou religieuse. Nous sommes donc toujours dans les rangs de la bataille pour la démocratie.», confiait Ahoua Don Mello dans un entretien accordé au quotidien Aujourd’hui. Candidats aux législatives du 6 mars dans la circonscription d’Abobo, Doumbia Major n’a pas manqué de recadrer le proche de Laurent Gbagbo, après les propos de ce dernier sur le Conseil national de transition.

La lutte pas terminée

«Ce qui montre la malhonnêteté et la mauvaise foi de ces gens, c’est qu’ils ont refusé de signer le document final du dialogue politique,  pour ne pas être engagés par les recommandations et résolutions de ce dialogue politique.  Ils ont refusé de se dedire  et de se déculotter  devant leurs militants,  en acceptant de signer qu’ils approuvent la dissolution du CNT,  qu’ils renoncent à la violence et qu’ils s’engagent à ne plus tenir des propos qui fragilisent la cohésion nationale,  mais dans le même temps ils demandent aux président Ouattara de mettre en oeuvre les recommandations de ce même dialogue politique qui leur sont favorables. Quand Don Mello affirme que leur participation aux législatives est une façon de gagner la bataille pour instaurer la transition  du CNT, (bataille qu’ils n’ont pas réussi à gagner par le mot d’ordre de désobéissance civile),  cela veut tout dire,  et tous ceux qui ont un cerveau qui leur sert à réfléchir comprennent que la bataille n’est pas terminée.», a fait savoir le président du congrès panafricain pour le renouveau. L’opposition ivoirienne entend prendre part aux législatives du 6 mars prochain.

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