Infrastructures routières : l’autoroute Yamoussoukro-Bouaké livrée en septembre 2021

Publicités

Le Ministre de l’Equipement et de l’Entretien Routier, Amédé Kouakou Koffi, s’est rendu la semaine dernière sur le chantier du prolongement de l’autoroute Yamoussoukro-Bouaké pour constater l’état d’avancement des travaux.

Il a surtout tenu à mettre la pression sur la pression sur le maître d’œuvre, l’entreprise chinoise Chine Road Bridge corporation (CRBC). Il a obtenu de celle-ci l’assurance que ce tronçon sera livré en septembre 2021. Le ministre Amédé Kouakou a tout de même annoncé un suivi régulier des équipes afin que cette nouvelle date tienne.

Le Ministre de l’Equipement et de l’Entretien Routier, Amédé Kouakou Koffi, a effectué une visite dans la capitale politique pour constater l’état d’avancement des travaux de l’autoroute Yamoussoukro-Bouaké, prolongement de l’autoroute Abidjan- Yamoussoukro. Cette infrastructure fait partie des projets d’autoroutes régionales devant relier Abidjan à Ouagadougou et à Bamako. Son exécution a été confiée à l’entreprise chinoise Chine Road Bridge corporation (CRBC), sous la supervision du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD).

Satisfait de la qualité des travaux

Mr Amédé Kouakou s’est d’abord rendu sur le chantier de la section Yamoussoukro-Tiébissou (37km). Lors de cette visite, il a eu la certitude du maître d’œuvre que cette portion de l’autoroute sera effectivement livrée le 30 septembre 2021. Démarrée en  octobre 2017, sa construction devait prendre fin 24 mois plus tard. Mais, le ministre a reconnu qu’il y a eu beaucoup de contraintes et de difficultés dues à la capacité de CRBC à exécuter les travaux dans les délais.

C’est pourquoi, « nous avons eu plusieurs prorogations de délai avec également la covid-19. Nous sommes donc arrivés à 48 mois », a-il expliqué. Mr. Amédé Kouakou se satisfait de la réalisation de 70% des travaux et surtout de la qualité de l’infrastructure. Il note notamment un bon dimensionnement de la couche de chaussée. Ce qui devrait permettre à cette voie de durer assez longtemps. « Les phases qui restent sont les phases de revêtement. C’est-à-dire mettre le bitume. Ce sont des phases qui ne sont pas difficiles à faire », a-t-il souligné.

La livraison du tronçon Tiébissou-Bouaké attendue d’ici un an

Malgré ces avancées, il a jugé bon de mettre la pression sur le maître d’œuvre pour ne pas dépasser une nouvelle fois le délai. Il a donc dit à l’entreprise que « la date de septembre 2021, date limite des 48 mois, doit être tenue », conformément aux vœux du président de la République, Alassane Ouattara, et du nouveau premier ministre Patrick Achi. Dans ce cadre, il mettra tout en œuvre pour que les consignes soient respectées grâce à un suivi régulier des chantiers par les équipes de son ministère.

Amédé Kouakou a ensuite mis le cap sur le tronçon Tiébissou-Bouaké long de 96 km. Là aussi, il s’est dit impressionné par l’avancement des travaux, commencés en novembre 2018 et qui devaient durer 36 mois. S’il note la réalisation de seulement 46% de ces travaux,  le ministre fait remarquer que ce sont les phases les plus difficiles qui ont été faits. Il ne resterait plus que l’étape de production, qui pourra prendre fin d’ici à un an. Avant de quitter le chantier, il a demandé au maître d’œuvre d’accélérer tout de même, et de s’attendre à un renforcement des contrôles. Notons que cette section Tiébissou-Bouaké est constituée de 2×2 voies, avec possibilité ultérieure d’un passage à 2×3 voies. Ce projet prévoit la construction de marchés de vivriers le long de la voie, de zones de stationnement ou encore de postes de péage.

Un réseau routier qui profitera au futur port sec de Ferkessédougou

En marge de ces visites, le ministre de l’Equipement et de l’Entretien Routier a révélé que le renforcement de la route Bouaké-Ouangolodougou était terminé. En outre, il a rappelé que l’autoroute Abidjan-Bouaké, longue de 362 km va relier, va relier les deux poumons économiques et principales villes de la Côte d’Ivoire. La jonction de Ouangolodougou permettra, elle, de faciliter les échanges commerciaux par voie terrestre avec le Burkina et le Mali. Dans cette même dynamique, le gouvernement a prévu la construction d’un port sec à Ferkessédougou, la réhabilitation des 30 km qui séparent Ouangolodougou au Burkina et des 100 km qui relient cette ville au Mali de sorte. Les transporteurs n’auront donc plus besoin de descendre tous aux ports d’Abidjan et de San Pedro.

172 milliards de FCFA mobilisés par l’Etat

Les travaux de construction de l’autoroute Yamoussoukro-Bouaké vont coûter à l’Etat 172 milliards de FCFA, avec une contribution d’Eximbank Chine. Ce montant se décompose en 162 milliards de FCFA pour les travaux proprement dits et 10 milliards de FCFA pour le maître d’œuvre, la maîtrise d’ouvrage déléguée (AGEROUTE), le déplacement du réseau et les indemnisations de la population. Celle-ci a déjà retardé les travaux en 2019, au niveau de Séman, village situé à 4 kilomètres de Yamoussoukro, sur l’axe menant à Bouaké. Elle a protesté contre la profanation de tombes due à un nouveau tracé imprévu. Des jeunes ont tout bloqué pendant quelques semaines.

Commentaire

0 Commentaire

Vous pouvez aussi aimer

Publicités